‹ Recherches sur les AphroditiensChapitre 10 sur 69 · LE CR · texte numérisé non relu

LE CR

Aphrodite de la Manche. Je n’ai pas été plus heureux, et les Aphrodite aculeala très nombreuses que j'ai examinées à Cette ne possédaient pas ce parasite.

On doit à Ray LanKesTER (1) la descriplion d'un sporozoaire parasite du tube digestif d'une Aphrodite dont l'espèce n’est pas imdiquée. Les 4. aculeata de Cette ne m'ont jamais fourni cette Monocystis Aphrodite.

ExLERs [64] à décrit et figuré, chez la Sthenelais limicola Enr. des amas de corpuscules clairs, piriformes, dont les pointes sont tournées vers le centre de l’amas, leur exlrémilé arrondie en occupant la périphérie. L'auteur admet qu’en poursuivant leur évolution ces amas doivent constituer les corps mûriformes un peu plus volumineux qu’il trouve dans d’autres anneaux à la même place, c’est-à-dire dans la cavité générale, à la base des parapodes, et qu'il décrit comme formés de corpuscules irréguliers, de forme grossièrement arrondie. Chacun des corpuscules piriformes dans le premier cas, où, dans le second, chacun des corpuscules arrondis doit fort probablement être considéré comme un spermatoblaste et les amas décrits seraient par conséquent des testicules à divers stades de leur évolution ; c’est là, du moins, l'opinion d'ÉHLERS qui cite à l'appui de cette manière de voir ce fait que dans certains organes segmentaires il a pu voir des corps arrondis absolument analogues à ceux qui constituent les amas müriformes. L’on verra plus loin que les organes considérés par EnLERS comme des néphridies sont en réalité des cœcums et par suite l'observation précédente prouve précisément le contraire de ce que le savant allemand prétend en déduire : elle montre, à n’en pas douter, que les corpuscules arrondis ne sont pas des spermatoblastes et que, par conséquent, les amas qu'ils forment ne sont pas des testicules.

Ces corpuscules piriformes ou arrondis, doivent être des parasites analogues à ceux dont je vais parler maintenant. *

Il n’est pas rare de trouver, dans le liquide cœlomique des Aphroditiens des parasites qui, sous leur forme la plus simple, apparaissent sous l’aspect d’une petite masse arrondie où ovoïde,

(1) Le travail de R. LANKESTER a paru dans le « Quarterly Journal of Microscopical Sciences New Series tome 3 (1863). Dans le Zhierreich de K. E. Scauzze (Sporosoa) LABBÉ range cette forme dans le genre Doliocystis LÉGER.

ou encore cordiforme et aplatie ; mais très souvent aussi, des corps semblables à celui que nous venons de décrire sont groupés, de façons

F1G. 3. — Aphrodite acuelata L. Sporozoaires vivant dans le liquide de la cavité générale.

diverses, en amas qui en comprennent de 2 à © (fig. 2), on trouve aussi, mais beaucoup plus rarement, de semblables amas comprenant un nombre plus considé rable d'éléments; chez diverses formes enfin (Leanira Giardi, Lagisca eæxtenuala) ces corps, isolés ou groupés élaienf parfois englobés par des amibocytes. Je

pense qu'il s’agit là d'un sporozoaire, dont je n’ai pu suivre l’évo-

lution.

Quant aux corps arrondis signalés par EHLERS [64] dans le cœcum de Sthenelais limicola Enr. ce sont sans doute des états enkystés d’une coceidie, tels que j'ai pu les observer aussi dans le

cæœcum de Leanira Giardi.

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