‹ Recherches sur les AphroditiensChapitre 21 sur 69 · CLASSIFICATION · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION

Nous avons dit plus haut que la famille des Aphroditiens, telle que nous l’avons définie, avait été subdivisée par GRUBE [75] en cinq tribus et nous avons indiqué, en mème temps, les caractères fort nets sur lesquels était fondée cette classification, que nous avons adoptée à titre provisoire.

Nous allons maintenant procéder à une revision aussi rapide que possible des genres très nombreux qui constituent la famille des Aphroditidae.

Comme nous aurons l'occasion de le constater au cours de cette étude, la classification des Aphroditiens à été bien souvent remaniée et, aujourd'hui encore, il existe à son sujet des divergences considérables entre les auteurs les plus autorisés ; on trouvera les causes d’un état de choses aussi fâcheux dans ce fait que certains zoologistes qui se sont occupés de l'étude de ces animaux au point de vue systématique accordent à certains caractères une importance beaucoup trop considérable, tandis que d’autres auteurs, au contraire, considèrent comme simplement spécifiques des caractères qui paraissent bien avoir une valeur générique. Nous aurons à revenir sur cette question lorsque nous étudierons plus spécialement les Polynoiniens, mais nous pouvons dès maintenant indiquer quels sont, à notre avis, les caractères essentiels qui peuvent servir de base à la classification et signaler, par contre, ceux qui, parfois employés par les anciens auteurs, ne paraissent plus aujourd’hui pouvoir être introduits dans les diagnoses des genres.

Tout d’abord, la présence de ces appendices squammiformes que l’on appelle les élytres caractérisant la famille considérée dans son ensemble, il paraît naturel d'accorder a leur mode de répartition une importance considérable. C’est là, en effet, un caractère essentiel qui, ainsi que nous le savons déjà, a été employé par KngerG [55] et GRuBe [75] pour la délimitation de ce que nous appelons les tribus. L'étude des formes aujourd’hui connues permet de dire que, en employant concurremment avec les précédents des caractères tirés de la nature des soies, simples ou composées, l'on

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