PES
arrive à définir nettement des ensembles naturels qui constitueront les tribus.
Une remarque s'impose ici : c'est que seule la répartition des élylres dans la région postérieure du corps est intéressante (abstraction faite bien entendu des Polylepidiens) ; ce que nous avons dit plus haut montre en effet que dans la région antérieure cette répartition est très constante ; et il suffit d'étudier les quelques types aberrants à ce point de vue que j'ai signalés pour se convaincre qu'il n'y a pas lieu de créer pour eux des tribus distinctes. Comme nous le verrons plus loin, Mac-INrosx range dans le genre Æulepis des formes que nous croyons devoir en séparer à raison de la distribution anormale de leurs élytres antérieurs ; c’est dire qu'il serait mauvais d'établir pour ces formes une tribu distincte ; personne n’a jamais songé non plus à créer un groupe nouveau pour les Æemilepidia, qui paraissent si voisines des Polynoe.
Le nombre des appendices céphaliques a toujours été considéré, non seulement chez les Aphroditiens, mais aussi chez tous les Annélides, comme un caractère de premier ordre pour la délimitation des genres ; Son importance est mdiscutable, et d'ailleurs indisculée.
A défaut des caractères précédents, ceux que l’on peut tirer du mode d'insertion des antennes sur le lobe céphalique pourront être employés comme génériques.
Il est important aussi de tenir compte de la structure des parapodes, birèmes, subbirèmes ou unirèmes et de la forme du corps, long et cylindrique ou court et aplati.
Par contre, des études récentes ont montré que l’on ne saurait accorder aucune valeur, pour l'établissement des genres, à la forme des élytres, campanulés ou non, à leur mode d’imbrication normale (d'avant en arrière) ou rétrograde. et à ce fait que ces appendices s'entrecroisent où non sur la ligne médiane dorsale ; nous signalerons, dans l'exposé qui suil, quelques-uns des fails qui imposent la suppression dans les diagnoses génériques de tout ce qui a trait à ces diverses manières d’être des élytres.
Nous n'avons pas, naturellement, la prétention d'avoir indiqué dans les quelques lignes qui précèdent tous les caractères que l’on peut invoquer pour la justification des coupes génériques ; nous avons voulu seulement signaler, parmi ceux auxquels l’on peut avoir recours, ceux qui, d'une utilité générale, trouvent leur application quelle que soit la tribu que l’on considére.
ER ie
Nous commencerons par donner ici, sous forme de tableau dichotomique, les caractères généraux des sept tribus que nous reconnaissons dans la famille des Aphroditidae.
tie antérie ne : è > Hermioninæ.
partie antérieure du COrpS, Un | veloppé. ({ ou3) ansegment pourvu de cirres dor- À tennes.
Des segments À Stux; dans la partie postérieure à D avec des élytres tous les segments portent des « et d'autres in- | Cirres dorsaux ou bien entre 2 | termédiaires aux / SeSments à élytres s’intercalent Yeuxsessiles.Tu- 5e RE DS Sent sécutifs F bercule facial nul : précédents avec | “4 Moins 2 segments consécutifs ETS en Polynoinæ. A Gures dor | pourvus de cirres dorsaux. Pas | OU tres réduit. 2 ou \ US de soies composées. 3 antennes. | » 2- segments us ( Pas desoies com- } ge Entre F. segments pourvus : ( Acoëtinæ.
d'élytres, il n’y à jamais qu'un ROSCESS seul segment pourvu de cirres Des soies com- } sn AE | dorsaux. Corps vermiforme. | posées. ÿ / Pas desoies com- | Dans la partie antérieure du corps, les segments | el | Eulepidinæ. à élytres alternent avec ceux qui sont dépourvus } 1 POU ap de de ces appendices. Dans la région postérieure tous } er FES QU 2 les segments portent des élytres. Ur : RS 8 P 8 posées. Corps cylin- {? Sigalioninæ.
drique, long. | Tous les segments portent des élytres. Corps Des soies com- } RARE EEeES vermiforme. posées. \ se ‘
Entre deux segments pourvus d'élytres il s'intercale, dans la
Yeux pédonculés.
Tubercule facial dé-
Polylepidinæ. — Des sept tribus ainsi définies, l’une, celle des Polylepidinæ, n’est connue que d’une façon tout à fait insuffisante ;
elle ne contient que deux genres, dont on lrouvera
plus loin les
diagnoses ; encore paraît-il probable, après les observations de GRUBE sur un spécimen qu'il considère comme le {ype du genre Lepidopleurus que ce genre doit disparaître et que c’est seulement par suite d’une erreur que CLAPARÈDE [68] aurait décrit des élytres sur tous les segments. Pour Prüvor [95] le Lepidopleurus inclusus CLpp. est une Psammolyce (Sigalionien). Ce n’est donc que sous réserves que nous conserverons ici le genre Lepidopleurus (1).
(1) Les règles de nomenclature adoptées par les Congrès internationaux de Zoologie exigeraient d’ailleurs que ce nom générique soit changé, puisqu'il existe un genre Lepidopleurus créé par Risso [26] pour un Mollusque. L'on pourrait alors adopter le nom générique de Polylepis, déja employé par GRüBE [78] et dérivé directement du uom de tribu créé par CLAPAREDE.
Acoëtinæ. — Je n’ai pu, à mon grand regret, me procurer aucun représentant de la tribu des Acoëtinæ ; exception faite pour ie Polyodontes maæillosus Rawz. et le Panthalis Œrstedi KBc., ces annélides sont d’ailleurs fort rares et les 17 autres espèces connues ne sont presque toutes représentées que par un seul exemplaire. Les formes décrites dans cette tribu étaient autrefois réparties en sept genres, de la manière suivante : Polyodontes RENIERI (3 espèces). Acoëtes Aupoum et H. Mixe-Epwarps (2 espèces). Eupompe KinBerG (4 espèces). Panthalis KiNBERG (7 espèces). Eupanthalis Mac-INrosH, Æuarche KExLers, ÆEupolyodontes BucHaxax (1 espèce seulement dans chacun de ces trois genres).
Miss BuCHANAN [94] a proposé une modification des limites des genres; dédaignant les anciens caractères tirés du nombre des appendices céphaliques et de la disposition des élytres, elle accorde . une importance prépondérante à la disposition des yeux, pédonculés ou non, et au mode d'origine des antennes paires, et arrive ainsi à ne conserver que 3 genres.
Prüvor et Racovirza [95] ont montré le peu de précision des caractères employés par miss BucHAxAN ; ils reviennent résolument à l’ancienne classification, qu’ils modifient sur un point seulement ; ils montrent en effet que le genre Euwupompe doit être réuni au genre Acoëtes, le caractère différentiel unique (élytres entrecroisés ou non sur la ligne médiane dorsale) étant insuffisant. On reste ainsi en présence de 6 genres que les auteurs cités répartissent en 3 groupes.
A. { antenne médiane, { paire d'’ommatophores . Acoëtes. Panthalis.
B. { antenne médiane, pas d'ommatophores.. .... Eupanthalis. Euarche. 1. Pas d'antenne médiane, 1 paire d'ommatophores. Polyodontes. Eupolyodontes(?)
C'est donc à cette dernière section que PRUVOT et RaAcovITza rapportent le genre Æwpolyodontes, avec doute il est vrai. En réalité, FAUVEL [97 #] ayant montré que l'espèce typique du genre est pourvue d’une antenne impaire, ce genre doit, dans la classification précédente, passer de la section C à la section A.
Il me paraît certain que la classification des Acoëtiens doit subir encore des remaniements se traduisant par des réductions.
Tout d’abord, miss BucHANAN [94] a cru pouvoir réunir en un seul les deux genres Æupanthalis et Euarche. EnLers [87] luimême dit que son genre nouveau Æuarche est surtout caractérisé