‹ Recherches sur les AphroditiensChapitre 27 sur 69 · LA" ME · texte numérisé non relu

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paires d’élytres peut varier de 13 à 16. Il n'y a plus lieu, dès lors, de conserver le genre Leucia.

Il en est de même pour Dasylepis qui ne se différencie des Harmothoe que par ses 18 paires d’élytres. Je crois inutile de reproduire ici une discussion déjà faite plus haut pour un cas analogue, et dans laquelle il n'y aurait à changer que les noms génériques.

Nous nous trouvons ainsi en présence de genres beaucoup moins uombreux ; on peut, comme nous l'avons vu, les répartir en deux groupes, et cela de la façon suivante :

« Formes complètement vêtues :

Harmothoe, Melæœnis, Nychia, Robertianella, Herdmanella, Kermadecella, Gastroceratella, Polynoella, Gastrolepidia.

8 Formes incomplétement vêtues :

Scalisetosus, Hermadion, Lagisca.

On se convaincra facilement qu'aucune réduction nouvelle n’est possible dans la section «.

Examinons maintenant le second groupe.

Les animaux décrits sous les noms génériques de Scalisetosus et d’Hermadion forment un ensemble des plus naturels ; ils présentent en commun un Certain nombre de caractères importants : forme générale du corps, atténuë en arrière, et du lobe céphalique, fragilité très grande, transparence et caducité des élytres dont le nombre et la distribution sont constants, longueur considérable des appendices etc., etc. GiaRp [86] avait déjà signalé ce fait. Mais il faut bien reconnaître aussi avec Mac-Inrosx [85] qu’il y a des différences marquées dans les soies ; une étude rapide de quatre types va nous le prouver ; le genre Hermadion à été créé par KINBERG [55 et57 | qui a décrit H. longicirratum et H. Magalhaensi que l’on doit par suite considérer comme les types du genre ; nous nous appuierons en outre sur la description de CLAPAREDE [68] pour A. pellucidum Eux. (— H. fragile Crpv.), et sur celle de Mac-Inrosx [85] pour Scalisetosus ceramensis. Considérons d’abord les soies dorsales : lisses chez H. Magalhaensi elles sont légèrement dentées chez H. longicirratum et pourvues de fortes dents dans les deux autres types. Examinons maintenant les soies ventrales : chez H. pellucidum leur aspect général est, ainsi que le dit Giarp [86], celui d’une

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soie composée dont les deux parties se seraient soudées par ankylose (1) ; chez les trois autres espèces, il n’est plus question de cette disposition si curieuse. Nous voyons donc que, logiquement, en accordant, comme il convient, aux soies ventrales une importance au moins égale à celle qui est attribuée aux soies dorsales, nous serions conduits à admettre ici trois genres au moins (Hermadion, Scalisetosus et un genre à créer pour 7. pellucidum), et cela pour quatre espèces examinées seulement ; il me paraît plus rationnel de ne pas rompre l'unité d’un groupe très naturel et de ne conserver ici que le genre Hermadion qui, avec Lagisca, formera la section 8 de la série E.

En sorte que, au total, cette dernière série de la tribu des Polynoiniens se trouve pour nous constituée par 12 genres.

Avant de donner les diagnoses de la famille des Aphroditidæ, des tribus qu'elle comprend et des genres qui constituent chacune de ces tribus, je crois devoir résumer et compléter en même temps la longue discussion qui précède dans les tableaux dichotomiques suivants, qui forment le complément naturel de celui que l’on a vu plus haut, page 73. Les genres dont le nom est suivi d’une * sont ceux dans lesquels on ne connaît qu'une seule espèce, représentée le plus souvent par un échantillon.

(1) Pancert [75] en présence d'un exemplaire d’Æ. pellucidum qui avait autotomisé ses cirres dorsaux a été trompé par la forme des soies ventrales qu’il a prises pour de véritables soies composées, et a rangé l'animal dans le genre Pholve. C'est donner la mesure de l'exactitude de la comparaison empruntée à GARD.

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