‹ Recherches sur les AphroditiensChapitre 26 sur 69 · ENG · texte numérisé non relu

ENG

possède déjà tous les caractères que Vox MARENZELLER [79] a signalés, jusque dans les moindres détails; à plus forte raison les possède-t-il à un stade plus avancé de son évolution ; supposons que l’on récolte un de ces animaux présentant 13 ou 14 paires d’élytres, il aura tous les caractères d’un adulte et passera pour tel; sera-t-il logique, cependant, de le placer dans un genre nouveau ? Evidemment non! Un raisonnement analogue s'applique à la Polynoe capensis ; Mac-Inrosx [85], qui l’a découverte, dit qu’elle a les soies d’une Halosydna et le lobe céphalique d’un Lepidonotus, c'est-à-dire, en somme, d’une Halosydna; pouvons-nous garantir qu'il ne s’agit pas là d’une véritable Halosydna qui n'aurait pas atteint son complet développement ? Et, de même, la Polynoe puslulata Mac-INTosH, qui par le nombre de ses élytres est une véritable Æalosydna est néanmoins rapprochée par Mac-Inrosx [S5] des Lepidonotus. Au stade à 24 élytres elle serait donc placée dans ce genre et devrait ainsi changer de genre à mesure qu’elle acquerrait de nouveaux segments. Enfin Polynoe platycirrata Mac-INTosx, suivant le moment de son évolution où on l’examine serait successivement un Lepidonotus...….……. une Halosydna…. et enfin ? platycirrata, pourvue de 23 paires d’élytres !

Pour terminer cette discussion, je crois devoir prendre en dehors de la série étudiée un exemple intéressant el me couvrir de la haute autorité de MALMGREN : ce savant dit que, chez les Harmothoe, le nombre des élytres varie de 26 à 30. TrauTzscx [90] et bien d’autres auteurs avec lui, corrigent pour dire de 26 à 32. Je laisse au lecteur le soin de conclure, en faisant seulement remarquer que les Harmothoe peuvent être définies en deux mots comme les Lepidonotus de ce que nous avons appelé la série E.

La série C, que nous étudions ici, se trouve donc réduite pour nous à 8 genres, par la suppression d’'Halosydna, Thormora et Alentia. ,

Avant d'aborder l’étude des deux séries D et E, nous pouvons remarquer que, dans chacune d'elles, une subdivision nouvelle pourra être établie d'après le mode de répartition des élytres ; chez certaines formes, en effet, ces appendices laissent à nu un nombre considérable d’anneaux postérieurs, tous pourvus de cirres dorsaux ; ailleurs au contraire, quelques segments seulement (3 ou 4) font suite au dernier anneau élytrigère ; la région du corps non recouverte

a PE

par les élytres est alors très réduite, ou bien même les élytres de la dernière paire sont, dans ce cas, assez développés pour masquer le pygidium. Pour abréger, nous dirons que ces dernières formes sont complètement vêtues, par opposition avec les premières, qui sont 2ncomplètement vêtues.

Dans les trois séries étudiées jusqu'ici, toutes les espèces actuellement connues sont du premier type, sauf peut-être l’A/maniella dont on ne connaît qu'un exemplaire représenté par un fragment antérieur.

Série D. — Des sept genres qui se rangent dans la série D, six renferment des formes incomplètement vêtues : Polynoe SAVIGNY [20] s. str. KiBerG [55], Hemilepidia Scamarpa [61], Nemidia et Enipo MALMGREN|66|, Parapolynoe CzerNiawsxi1 [82] et Polyeunoa Mac-Inrosx [85]. Chez l'unique espèce du genre Acholoe CLAPARÈDE [70] les élytres recouvrent au contraire le corps jusqu’à son extrémité postérieure.

Le genre Parapolynoe doit disparaître ; les caractères qui, d’après CZERNIAWSKI le différencient de Polynoe sont ou bien faux, ou bien d'ordre tout à fait négligeable. Hemilepidia et Polyeunoa ont une répartition des élytres qui permet de les distinguer immédiatement soit l’un de l’autre, soit du groupe formé par les trois genres Polynoe, Nemidia, Enipo. Pour ces deux derniers ils peuvent être réunis en un seul, auquel nous assignerons le nom de Nemidia. Il n’y a en effet, d’après les diagnoses mêmes de MALMGREN, d’autre différence entre eux que celle qui résulte de l’absence d’yeux chez Nemidia. On trouvera sans doute que c’est là un caractère sans grande valeur.

Série E. — Nous terminerons par l'étude des genres à COrps massif chez lesquels les deux antennes latérales ont une insertion ventrale. Ce groupe est de beaucoup le plus important par le nombre des genres et des espèces, et par suite aussi le plus complexe. Il ne comprend pas moins de 25 genres, énumérés ici.

Hermadion, Harmothoe, Antinoe ................ KINBERG | 55 |. Géstrolepidin. ss. set A SCHMARDA [61].

Nychia, Melœnis, Eunoa, Lagisca, Evarne..... MALMGREN [66]. Lenillo, Fucranioses MP SRE eee MALMGREN |66|.

Parmenis, Leucia, Dasylepis, MALMGREN |67|.

TT

Eupolynoe, Malimgrenia, Phyllantinoe.......…, Mac-INrosx | 76]. nas dossier duiu CZERNIAWSKI| 82 | Scalisetosus, Polynoella, Robertianella ......... MaAc-INTosx | 85 |. Intoshella nom. mutatum (— Langerhansia). Mac-INrosx | 85].

Herdmanella nov. Typus sit Polynoe(?) ascidioides Mac-Inrosx | 85]. Kermadecella nov. Typus sit Polynoe magnipalpa Mac-Inrosx [85]. Gastroceratella nov. Typus sit Polynoe tϾniata EnLers![s7]..

Quelques-uns de ces genres peuvent être supprimés.

Les différences entre Paranychia et Nychia sont vraiment trop peu importantes pour qu’il soit possible de conserver le genre créé par CZERNIAWSKI.

GIARD | 86] a montré que le caractère unique (tous les appendices lisses) sur lequel était fondé le genre Malmgrenia est insuffisant et il a réuni les Malmgrenia aux Lœnilla.

Le genre Phyllantinoe est représenté par une espèce unique, décrite en vingt lignes par Mac-Inrosx [76 »]|, et dont les soies seules sont figurées ; dans la planche même où elles se trouvent représentées sont aussi dessinées les soies de deux Antinoe; une comparaison facile à faire permet de constater que les différences entre les soies de ces deux Antinoe sont plus considérables que celles qui existent entre les soies de l’une d’entre elles (A. finmarchica) et celles de Phyllantinoe. Les yeux n’ont pas tout à fait, dans ce dernier genre, la même position que chez les Antinoe et la rame ventrale est proportionnellement plus longue ; il ne me semble pas qu’il y ait là ur seul caractère générique et je crois que l'on peut réunir les genres lhyllantinoe et Antinoe en un seul, Antinoe.

Eupolynoe mollis Mac-INrosx, espèce typique du genre auquel elle appartient, a été rangée par GruBE [77] parmi les Lœnilla.

TaéeL | 79] a proposé de fusionner en un seul les genres Evarne, Eunoa, Lagisca, Harmothoe, Antinoe, Lœnillu. LEVINSEN [83] joint au groupe Parmenis et Eucranta et des huit genres ainsi réunis il constitue le genre Harmothoe KG. s. ext LEVINSEN. Nous adopterons ce genre Harmothoe ainsi défini, avec une restriction cependant : nous en séparerons le genre Lagisca.

D'après la diagnose de MALMGREN [67] on peut dire que Leucia est une Harmothoe (au sens qui vient d’être dit) à 16 paires d’élytres. Mais nous avons déjà vu que, chez les Harmothoe, le nombre des

Page 1