‹ Recherches sur les AphroditiensChapitre 32 sur 69 · PA · texte numérisé non relu

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terminale; mais il ne saurait être question ici de dire qu’elles simulent un troisième cirre tentaculaire; on peut d’ailleurs les suivre depuis leur origine jusqu’à leur pointe.

Les palpes sont excessivement longs ; épais à leur base, ils diminuent graduellement de diamètre jusqu’à leur extrémité.

Outre les deux séries d’appendices dont nous venons de parler, le lobe céphalique de Leanira Giardi porte quatre yeux arrondis, situés dans la région tout à fait antérieure, à la face dorsale; les deux yeux de la première paire, plus gros, ont leur axe dirigé vers l'avant et un peu ocbliquement ; ceux de la seconde paire regardent vers l’arrière et les côtés. ,

Le premier segment somatique a été modifié assez profondément ; sur le dessin que je donne de la région tout à fait antérieure (fig. 24) ; on aperçoit en avant quatre cirres tentaculaires épais et courts, portés par les deux parapodes dont les parties basilaires se sont rapprochées et soudées sur la ligne médiane.

Comme d'habitude chez les Aphroditiens, le corps même du premier anneau a formé au-dessous de la tête une plaque souscéphalique dont on n’apercçoit que la région tout à fait antérieure, entre les bases rapprochées des deux parapodes, où l’on peut constater l'existence d’un petit tubercule arrondi, placé sur la ligne médiane ; latéralement, la plaque sous-céphalique forme deux expansions lamelleuses, les lamelles prébuccales (cuillerons céphaliques), qui se soudent aux parapodes. La ligne de soudure partage chacun de ces organes en deux parties, l’une supérieure que PRUVOT et Racovirza [95], désignent plus spécialement sous le nom de cuilleron céphalique, l’autre inférieure, qu’ils appellent le manchon basilaire du palpe. En réalité, le palpe naissant à la face ventrale du lobe céphalique, son origine est cachée par la plaque sous-céphalique ; et lorsqu'il émerge du fourreau basilaire du palpe, il se trouve encore enfermé dans une gouttière renversée dont le fond est constitué par la paroi ventrale du parapode, la paroi interne (celle qui est le plus rapprochée de l’axe du corps) par le manchon basilaire (sensuw Pruvor et RacorvirzA) et la paroi externe par une lame en cornet incomplet qui s’est développée au bord du parapode, la lamelle parapodiale.

La figure d'ensemble du lobe céphalique et du premier anneau (ig. 24) et les dessins de coupes prises à différents niveaux (fig. 25)

= 427 — \ rendent un compte suffisant de ces dispositions et permettent en outre de reconnaître l'existence de cténidies.

Fig. 2%. — Leanira Giardi n. sp. Coupes transversales dans la région antérieure pour montrer la plaque sous-céphalique, les antennes latérales soudées aux parapodes, et les lamelles prébuccales.

Le premier parapode de Leanira Giardi ne porte que quelques soies simples excessivement fines, sur lesquelles je n’ai pu discerner la moindre trace d’ornementation. Il n'existe naturellement qu’un seul acicule.

Les parapodes qui suivent, jusqu’au cinquième, sont encore assez profondément modifiés. Ceux des segments IT, III, IV, sont dirigés vers l'avant ; leur cirre ventral, allongé, suit la direction du parapode. Au cinquième anneau, les parapodes ont acquis leur direction habituelle : leur axe est perpendiculaire au plan de symétrie du COTpS.

Dans les quatre segments dont nous parlons ici, les rames dorsale et ventrale portent respectivement un faisceau de soies simples très souples et un faisceau de soies composées ; les premières sont semblables aux soies dorsales des parapodes normaux, décrites plus loin ; dans la rame ventrale on trouve deux sortes de soies, à côté de soies composées à serpe bidentée, semblables à celles qui

composent la rame neurale des parapodes normaux, on observe en effet des soies à serpe longue et mince, unidentée, paraissant articulée (fig. 26 D).

En outre, dans chacun des parapodes que nous considérons, il s’est développé autour de l’orifice de sortie des soies des stylodes et des bractées parapodiales lamelleuses dont le nombre est d'autant plus grand et la forme d'autant plus compliquée que le numéro d'ordre du segment considéré est moins élevé. La rame dorsale, en particulier, présente toujours une bractée très développée, à contour très découpé.

La disposition des cténidies n'est pas non plus la même que dans les segments normaux ; on trouve partout deux de ces organes placés à la face antérieure de l'élytrophore ou du

ie

Fi&. 26.— Leanira Giardin. sp. Soies'

A. Soie ventrale des parapodes nor maux Gr. 24.

B. Extrémité de la hampe de l’une

de ces soies gr, — 500.

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