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forment, tout le long de la ligne médiane ventrale qu’une seule et même masse ; ailleurs, la chaîne, émigrant en quelque sorte vers l'intérieur du corps, entraîne avec elle le tissu de soutien et les relations de cet ensemble avec l’épiderme ne sont plus assurées, dans ce cas, que d'une facon médiate, ou même disparaissent complètement; il peut, en effet, exister soit un raphé médian continu unissant la chaîne à l’épiderme, soit des tractus latéraux allant de l'un à l'autre ; ou bien ce raphé et les tractus eux-mêmes peuvent faire défaut en sorte que la chaîne se trouve isolée au sein de la cavité générale et n’est plus maintenue en place que par des trabécules d'origine conjonctive.
Chez les Aphroditiens, les deux cordons qui constituent la chaîne ventrale sont toujours très rapprochés l’un de l’autre ; encore distincts chez l'Aphrodite ils sont, chez les Polynoiniens et Sigalioniens presque accolés par leur face interne sur la ligne médiane, en sorte qu'il est difficile, à l'examen macroscopique, de reconnaître la nature double de la chaîne.
Les renflements ganglionnaires font le plus souvent défaut, ils sont cependant suffisamment nets chez les Hermioniens ; mais chez les Polynoiiens et Sigalioniens, la chaîne ventrale apparaît sous la forme d’une bandelette plus ou moins aplatie, présentant partout la même épaisseur et la même largeur.
En ce qui concerne enfin les relations de la chaine nerveuse avec l’épiderme ventral, il y a encore lieu d'établir des distinctions entre les différents groupes. Les Polynoiniens et Sigalioniens nous présentent la première des dispositions signalées plus haul: épiderme, tissu de soutien et chaîne ventrale ne forment chez eux qu'une seule et même masse ; chez les Hermioniens, par contre, la chaine s’est complétement isolée de l’épiderme.
Pour compléter cette étude macroscopique de la partie somalique du système nerveux des Aphroditiens, il convient d'ajouter que, dans chaque segment, l’on peut voir se détacher de la chaîne trois nerfs se rendant aux différents organes; le plus gros est toujours destiné au parapode: c’est le nerf pédieux ; 1l se dirige vers la base du pied et, au voisinage du pore segmentaire présente toujours un ganglion de renforcement ; c’est de ce ganglion que part le nerf du cirre ventral; le nerf pédieux, après avoir émis celle première branche, continue son trajet à l'intérieur du parapode en
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remontant vers la face dorsale, innerve le cirre hœmal et va se perdre dans les téguments dorsaux.
L'étude des coupes confirme les résultats que je viens d'exposer el permet en outre de préciser ce qui a trait aux relations de la chaîne nerveuse et de l’épiderme; il faut, naturellement, pour étudier ces relations s'adresser à des types chez lesquels la chaîne ne s’est pas séparée de l'épiderme; c’est ce que nous ferons en étudiant par exemple un Sigalionien, Leanira Giardi.
Une coupe transversale du corps de l'animal montre, dans la région ventrale, la section des muscles longitudinaux ventraux ; l'espace qu'ils laissent entre eux est occupé par un ensemble de üssus nettement délimité à l'extérieur par la cuticule et, vers l'intérieur, par une membrane d’aspect homogène et brillant, qui n’est autre que la basale ; c’est de cet ensemble que je veux dire quelques mots.
L'on reconnaît facilement, sur la coupe, la section des deux cordons nerveux, rapprochés au voisinage de la ligne médiane, mais bien distincts néanmoins, séparés qu'ils sont par une cloison médiane : chacun de ces cordons est formé d’une substance médullaire, ponctuée ou fibrillaire, et d’une couche corticale constituée par les cellules nerveuses ; autour de chaque cordon il existe une gaine formée par l’entrecroisement des nombreuses fibrilles. En dehors de cette gaine on aperçoit un tissu d'aspect spongieux el, au contact de la cuticule, l'épiderme, dont les cellules de soutien sont parfaitement distinctes. Je signale enfin la présence, à la partie supérieure (dorsale) de chacun des cordons et aussi dans leur épaisseur même d’un certain nombre de fibres géantes.
Le tissu d'aspect spongieux au sein duquel sont noyés les cordons est une couche sous-épidermique composée de cellules très allongées que je désignerai sous le nom de fibro-cellules sous-épidermiques ; on remarque Souvent, au milieu de ce tissu, des éléments arrondis (amibocytes), contenant des granulations jaunes ou brunâtres.
Lworr [93] a voulu homologuer ce tissu sous-épidermique à la chorde de l’Arnphioæus et des Vertébrés. Cette manière de voir paraîtrait surprenante si l'on ne se rappelait que l’auteur prétend avoir reconnu l'origine épidermique de la chorde chez l'Amphioæus ; dans un travail récent, inséré dans le tome 40 du Quarterly Journal of Microscopical Science, Mac BRIDE à jugé comme il convient celte théorie singulière. Comme chez les Vertébrés, la