‹ Recherches sur les AphroditiensChapitre 49 sur 69 · ST · texte numérisé non relu

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chorde chez l'Amphioxæus a une origine purement endodermique et il ne saurait par suite être question de son homologie avec la gaine

Fig. 55. — Leanira Giardi n. sp. Chaine ventrale. Moitié droite d'une coupe transversale.

épidermique du système nerveux chez les Annélides ; 1l est, par contre, une homologation qui s'impose : le tissu sous-épidermique périnervien est une première ébauche des boucliers ventraux de certains Polychètes tubicoles.

L'étude de l’épiderme est intéressante à faire ; il est formé par des cellules à partie périphérique élargie, dont la partie profonde se ramifie en filaments très ténus. Ces cellules présentent une disposition très régulière et sont séparées par des intervalles dans lesquels il faut sans doute voir le reste de cellules glandulaires, en sorte que la disposition de l’épiderme serait, ici encore, alvéolaire. Parmi les cellules de soutien, certaines ont conservé les deux connexions cuticulaire et basale ; c’est ce que l’on peut voir, par exemple, sur la partie latérale de la préparation dont j'ai donné le dessin (fig. 55) et aussi dans la cloison médiane qui sépare les deux cordons nerveux. C’est l'étude de ces points qui permet de préciser la nature de la membrane basale ; l’on voit, en effet, les filaments profonds de certaines cellules épidermiques s'appliquer contre cette membrane avec laquelle ils finissent par se confondre ; l’on doit donc admettre que cette masse qui paraît homogëne et compacte est en réalité formée par la juxtaposition étroite des filaments basilaires des cellules épidermiques ; c’est donc, ainsi que nous l'avons dit, une basale.

Pour d’autres cellules épidermique, les filaments en lesquels se ramifie la partie profonde de la cellule pénêtrent dans la gaine entourant les cordons, gaine qui est tout entière constituée par de semblables filaments et par des fibro-cellules sous-épidermiques dont on peut distinguer les noyaux, le tout formant un lacis très serré ; il est en outre facile de reconnaitre que ce tissu fibrillaire ne se borne pas à envelopper les cordons nerveux mais que nombre des filaments qui le constituent se glissent entre les cellules de la couche corticale qu'ils divisent en îlots et penètrent ensuite dans la substance médullaire.

Celle-ci reconnaît donc une double origine; elle comprend en effet : 1° les filaments névrogliques dont ilvient d’être question et 2° des fibrilles nerveuses — beaucoup plus fines — prolongements des cellules de la couche corticale.

Vraie en ce qui concerne Leanira Giardi, la description précédente peut s'appliquer aussiaux différents Sigalioniens que j’aiétudiés.

Pour les Polynoiniens, la différence la plus importante est dans ce fait que le tissu périnervien sous-épidermique est ici beaucoup

moins développé. Sa structure reste analogue à celle qui a été signalée plus haut.

Enfin, chez les Herminioniens, on a d’un côté l’épiderme et de l’autre un ensemble formé par le tissu périnervien et la chaîne; ce dernier est enveloppé par une membrane qui, morphologiquement parlant, est une basale, et comprend : 1° des cellules sous-épidermiques formant le tissu spongieux, la gaîne fibrillaire des cordons nerveux et la partie névroglique de ces cordons ; 2° des cellules nerveuses dont les prolongements fibrillaires constituent la portion proprement nerveuse de la chaîne. Ces cellules sont ici groupées en ganglions. ; :

Tout ce qui précède s'applique exactement aussi à l’encéphale, dont la névroglie reconnaît la même origine épidermique.

B. HALLER [89] qui a étudié un Polynoinien, Lepidasthenia elegans GR. constate l'existence du tissu spongieux, qu’il appelle perinewral Netz, et des filaments névrogliques; mais il dit que dans l'encéphale une membrane que l’on doit considérer comme une différenciation de la partie périphérique du réseau périneural établit entre-ce dernier et l’épiderme une démarcation bien nette et que dans la chaîne ventrale celte membrane ne se forme qu’à la face dorsale des cordons, tandis que latéralement et ventralement le tissu spongieux et la couche hypodermique se pénétreraient réciproquement, sans cependant se confondre.

Je n’ai pu constater l'existence de cette membrane signalée par HALLER ni dans l’encéphale, ni à la partie dorsale de la chaîne. Avec RoHDE [87] et RacovirzA [96] je demeure donc convaincu que les faits signalés par HALLER sont dus à une erreur d'interprétation. Ce qui revient à dire que, contrairement à lopinion du savant autrichien, la névroglié reconnaît une origine épidermique; c’est d’ailleurs le résultat auquel est arrivé WawrzIcKk [92] qui a fait de cette question des relations de la névroglie et de l’épiderme une étude spéciale, à laquelle je renvoie. ’

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