DISPOSITION RARE DE L'UTÉRINE
lesquels l'artère spermatique interne, vraie utéro-ovarienne, fournissait sûrement des vaisseaux à l'utérus. Hyrtl (1), dont l'autorité est grande et ne saurait être suspectée, a représenté de telles artères et les décrit comme normales. M. Farabeuf nous a dit avoir vu des vaisseaux de ce genre. Une pièce que nousavons disséquée et qui a été dessinée d’après nature en fournit une preuve très belle (Voy. fig. 12).
L’utérine s’arrêtait vers le tiers supérieur du corps : il y avait dans le corps utérin deux territoires absolument distincts. Nous avions affaire à une femme à utérus petit et atrophié ; le pédicule hypogastrique, du côté en question, était induré au point que l’artère a dû être sculptée avec beaucoup de peine dans son tissu ; enfin la distribution typique était réalisée du côté opposé si nettement que c’est une des plus belles que nous ayons vues, On pourrait objecter qu'il s'agissait peut-être d'une disposition acquise accidentellement. Cela est peu vraisemblable, mais nous montrerons néanmoins que ce type, en apparence très différent du type normal, en est un dérivé (V. plus loin : branches terminales de l’utérine).