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BRANCHES CERVICO-VAGINALES LONGUES

gros calibre, abstraction faite de branches pour la vessie et l'uretère dont nous parlerons plus loin.

Sur le sujet représenté fig. 19, par exemple, l'artère émettait, à deux centimètres environ du bord de l'utérus, une première branche cervicovaginale postérieure, qui se plaçait en arrière et au-dessus de l’uretère, décrivait des méandres flexueux et atteignait, comme le tronc principal le voisinage du col, mais au niveau de l'orificé externe. Elle donnait plusieurs branches cervico-vaginales postérieures; des artérioles satellites des veines du groupe postérieur; un rameau satellite de l’uretère.

Le tronc utérin fournissait ensuite, successivement, par sa partie postérieure, à un centimètre environ au delà de l’origine de la première bran-

che notable cervico-vaginale, trois troncs très flexueux, longs aussi, im-

médiatement ramifiés, qui allaient irriguer le col. Le premier nése portait surtout en avant, les deux autres en arrière. Ils présentaient une longueur d’un centimètre au moins, avant d'atteindre le tissu utérin.

Nous prions également le lecteur de se reporter aux fig. 11, 17, PI. IIT, et 24 qui sont très démonstratives.

Nous insistons sur l'existence de ces branches longues et volumineuses, qui est pleine d'intérêt pour le chirurgien. Une ligature portant sur le tronc utérin seul, à distance de l’origine, c’est-àdire près de l’utérus,peut laisser perméables des branches artérielles importantes. Si vous pratiquez dans ces conditions une hystérectomie abdominale, sus-vaginale ou totale, vous risquez de voir couler du sang en abondance par la tranche de section, du fait de ces artères. D'où le précepte de ne pas opérer ainsi, mais de lier ou de pincer l'artère le plus loin possible de l'utérus, dans les hystérectomies abdominales.

Si vous pratiquez uneligature des utérines, pour atrophier l'utérus, vous recherchez une hémostase parfaite de l’utérine : donc, il faut la lier loin de l'utérus, car, pour obstruer effectivement l’utérine, on doit s'attaquer au tronc et aux branches. Malheureusement ces branches s'anastomosent largement avec les artères du vagin et à la longue la circulation peut se rétablir grâce à elles

au-dessous de la ligature bien placée.

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