LES VEINES ET L'URETÈRE
La dissection de l’utérine et de ses branches est rendue très pénible par suite de l’existence d’un lacis veineux, presque inextricable, adhérant très intimement aux artères. La systématisation
() 11 ne faut probablement pas exagérer l'importance de l'apport de compensation par les spermatiques. Nous avons en effet présenté avec M. Hartmann à la Société de Chirurgie, deux pièces qu'on pourrait dire expérimentales. C'étaient les bassins de deux femmes, auxquelles M, Hartmann avait fait des ligatures vasculaires étendues, pour pallieraux accidents du cancer dnopérable » de l'utérus.
Dans un cas, les utérines avaient été liées à l’origine, puis les spermatiques internes, en totalité d’un côté, partiellement de l’autre. La voie des artères du ligament rond et d’une spermatique interne,en partie, restait ouverte. La malade étant morte au bout de sept mois, nous avons pu constater que ces vaisseaux n'avaient subi aucune augmentation de calibre, contrairement à ce que nous attendions.
Dans le second cas, on avait lié l’utérine et l’ombilicale droite, l’iliaque interne gauche, les deux cordons ovariens en masse, et un ligament rond. La malade est morte aubout de cinq mois. La circulation s'était rétablie par l'utérine gauche, c’est-à-dire par l’iliaque interne au-dessous de la ligature, grâce aux anamostoses de la fesse. L'artère du ligament rond, laissé intact, avait un peu augmenté de volume à l’origine, mais l'accroissement de calibre disparaissait entièrement avant le milieu du ligament.
Ne serait-il pas étonnant, si les spermatiques étaient des voies suivies normalement par le sang allant à l'utérus, qu'en un laps de temps aussi considérable elles n’eussent pas subi un développement de suppléance 7
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Fig, 24. — Veines utérines et vaginales. Artères du vagin. Injection artérielle par la fémorale droite.
Les branches du pubis et ischio-pubiennes ont été réséquées. La vessie Va été fendue par le milieu, ainsi que l’urètre et la paroi antérieure du vagin W, à = | peu près dans l’étendue où elle adhère à l'urètre. Puis, la vessie a été décollée du vagin et de l'utérus et rabattue sur le côté, avec l’uretère Ur et ses vaisseaux, car le pédicule vasculaire des organes pelviens peut être dissocié en une portion utéro-vaginale G.u.». etune portion vésicale. U, utérus ; 7, trompe; Z.r,, ligament rond ; au-dessous du ligament rond, le péritoine à été détruit. On voit l'artère utérine A.U, née contre la paroi du DR | bassin, en arrière de l'uretère, apparaître au devant de lui, puis le surcroiser pour aller directement en dedans à l'utérus. Elle donne, chemin faisant, des branches longues cervico-vaginales &.cw. L’artère ombilicale Omb fournissait dans ce cas, en dehors de ses branches vésicales, des rameaux pour les deux tiers inférieurs de la paroi antérieure du vagin. Les uns se comportant comme l’utérine, surcroisent l’uretère, les autres passent au-dessous. Toutes ces branches vaginales s'anastomosaient largement.
On n'a représenté qu'une faible partie des veines de la région, les troncs prin-
" cipaux. On voit en haut, un groupe de veines vaginales antérieures V WW,
affluents de l’utérine, VU, La veine utérine se comporte comme l'artère. 1e Née de l'utérus et du vagin, en arrière de la vessie et de l’uretère, elle se ter- ; mine en arrière de l’uretère après avoir passé au devant, puis au-dessous. Le ï croisement se produit donc plus tôt que celui de l'artère,
Les veines de la partie inférieure du vagin, vwp accompagnent l'uretère, le croisent à angle très aigu, et vont se jeter dans la veine hypogastrique en arrière de lui, en passant au-dessous de la veine utérine. Les deux systèmes étaient réunis, à ce niveau, par des anastomoses qui encadraient l'uretère en dedans et en dehors. Ces anastomoses limitent donc la séparation du pédi-
cule vasculaire de la vessie d'avec celui de l'utérus et du vagin, plus tôt que la théorie ne le ferait prévoir. À priori, la dissociation semble en effet pos-
sible jusqu'au point où les vaisseaux utérins croisent l’uretère, près de naître.
ou de se terminer en arrière de lui,
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