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LES VEINES UTÉRINES ET: L'URETÈRE

de ces veines nous semble difficile. Nous les avons examinées soi-. gneusement sur deux sujets et des deux côtés, ce qui fait quatre observations, d’après lesquelles nous proposerons la description suivante, qui ressemble d'ailleurs à celle de M. Farabeuf (loc. cit., p. 77-78).

Il y a sur les côtés de l'utérus un groupe de veines situées en avant, en arrière et en dehors de l'artère utérine,

Ce plexus se vide du côté supérieur par les veines utéro-tuboovariennes, sur lesquelles nous n’insisterons pas, et du côté inférieur par la veine utérine proprement dite, laquelle se constitue au voisinage de l’orifice interne du col et reçoit un groupe veineux vaginal antérieur. Le tronc ainsi formé est situé au-devant de l'artère utérine.

Près de l'utérus, la veine est comme l'artère placée au-dessus de l’uretère et se comporte par rapport à lui comme l'artère ellemême. Nous avons déjà dit que l'artère naît contre la paroi pelvienne, en arrière de l’uretère; puis qu'elle s'engage entre ces deux organes pour passer au-devant de l’uretère. C’est alors que l'utérine et l’uretère se séparent pour atteindre chacun leur destination : l’utérine reste haute et se porte franchement en dedans vers l'utérus, l’uretère devient bas et se dirige en avant vers la vessie L’artère surcroise donc l’uretère et lui devient postérieure : née en arrière du conduit rénal, elle finit en arrière, après avoir passé en avant et au-dessus.

La veine utéro-vaginale antérieure suit un trajet analogue, mais ensens inverse. Située à son origine utérine au-dessus de l’uretère et en arrière de lui, elle le surcroise, passe au-devant, puis s'engage au-dessous pour devenir postérieure (Voir fig. 24). Elle n'attend pas pour cela d’avoir touché la paroi pelvienne : elle doit donc abandonner l'artère et passer au-dessous d'elle comme au-dessous de l’uretère. Aussi, quand on remonte le long de ce canal, voit-on apparaître en arrière de lui d’abord la veine, puis l’artère utérine. .… Par conséquent, quand on sépare la vessie et l’uretère de la paroi antérieure du vagin et de‘la portion utéro-vaginale du pédi-

cule vasculaire, on laisse nécessairement en arrière ce groupe veineux et la séparation peut théoriquement s'étendre jusqu'au point où il s'engage au-dessous de l’uretère.

Il y a un second groupe veineux, né de la vessie et d’anastomoses avec les obturatrices. Les veines qui le constituent sont situées en dehors de l’uretère et plusieurs l’accompagnent parallèlement.

Ces veines se dirigent aussi en arrière, passent au-dessous de l’uretère en le croisant à angle très aigu et deviennent, par rapport à lui plus postérieures encore queles veines utérines. Elles s’unissent à ces dernières, près de se terminer à l'hypogastrique. En longeant le col utérin, elle reçoivent des veines vaginales postérieures.

Quand ces veines croisent la direction de l’uretère, elles croisent également les veines utéro-vaginales antérieures, encore situées au-dessus du conduit urinaire.Les deux systèmes s’anastomosent alors par des branches qui encadrent l’uretère en dedans et en dehors. Cette anastomose a lieu avant que la veine utéro-vaginale antérieure se soit engagée sous l’uretère, pour se placer en arrière de lui. Lors donc qu'on décolle la vessie et l’uretère de la face antérieure de la gaine utéro-vaginale, on est arrêté plus tôt qu'on ne l'aurait pensé, à cause de l'existence de ces anastomoses. Ainsi, l'uretère est plongé dans le pédicule vasculaire enveloppé des mailles d'un réseau veineux d’une extrême richesse et assez solidement fixé par ces vaisseaux. La traction exercée sur l’utérus, soit du côté de l’abdomen, soit du côté du vagin, déplacera donc surtout le segment de l’uretère situé en avant de la partie utéro-vaginale du pédicule, sans modifier beaucoup ses rapports avec les parties latérales du corps utérin (Voyez les coupes que nous avons pratiquées dans ces conditions sur deux sujets adultes, notamment les fig. 4 et 5).

Dans tous les cas, on ne court aucun risque d’inclure l’uretère dans une ligature du paquet vasculaire utérin si on l’a suffisam= ment décollé de la gaine utéro-vaginale en même temps que la ves-

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