L'URETÈRE ET L'ARTÈRE UTÉRINE
sie, et si l'on reste assez près de l'utérus (Voyez la figure 24, dans dans laquelle ce décollement a été porté à ses limites extrêmes).
Les rapports de l’utérine avec les veines, les nombreuses branches fournies par ce vaisseau pour accompagner les veines dans leur trajet, font qu’il n’est pas facile d'isoler le tronc de l'artère, et encore moins ses branches. On pourrait peut-être lier en masse par la voie transpéritonéale comme par la voie vaginale, sans danger pour l'uretère, aprèsun décollement étendu dela vessie, mais moins facilement à coup sûr que par la voie vaginale. Si, pour éviter le danger, on se contente de lier, près de l'utérus, le gros tronc utérin, assez facilement accessible, l’hémostase n’est que très incomplète, car la ligature respecte les branches longues de l’utérine.
En revanche, on n'est pas gêné par les veines si on cherche à lier l’utérine, plus ou moins près de son origine, par la voie transpéritonéale. Pour cela il n'y a qu’un repère, l'uretère, nous ne craignons pas de le redire. Langer (1) l’a écrit depuis 1885 ; von Gubaroff (2) l’a répété avec insistance ; M. Farabeuf l'enseigne depuis longtemps.
Au-dessous de la veine iliaque externe très haut située, la région pré-urétérale ne contient que les artères cherchées. En arrière est la région dangereuse, avec le tronc de l'artère hypogastrique etses branches, la veine hypogastrique et ses affluents énormes (Voir fig. 5).
L'uretère est donc une bonne ligne chirurgicale, séparant l’espace compris en arrière du ligament large en deux zones : l’une accessible, la région de la fossette ovarienne ; l’autre dangeureuse, comprise entre l’uretère et le ligament utéro-sacré.
Mais, si l'artère peut être découverte dans la fossette ovarienne, au devant de l’uretère, c’est à une profondeur relativement grande au-dessous du détroit supérieur. On trouve là un ou deux troncs
(1) LANGER (C. von). — Zehrbuch der systematischen und topographischen Anatomie, Wien, 1885. $, 538.
(2) GUBAROFF (von). — Loc, cit, Centr. f. Chir., 1889, S. 369-370, etc,