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PLANCHE I

Fig. 10. — Utérus fibromateux de femme adulte pare.

Injection artérielle avec l’onguent mercuriel double du Codex, surchargé de mercure. Radiographie de M. de Bourgade.

La vessie et le rectum ont été détachés, et la photographie exécutée de telle façon que le lecteur doit considérer l'utérus comme vu d'avant. Les annexes du côté gauche n’ont pas été représentées, car leur injection n'était pas réussie,

On distingue d'abord la silhouette de l'utérus, encadrée par les artères utérines ; on reconnaîtle colet le corps, séparés par une zone relativement peu vasculaire. Les masses noirâtres, qu'on remarque au niveau du fond de l'utérus, correspondent à trois fibromes sous-péritonéaux : l’un assez volumineux, fixé sur la face antérieure près du fond, légèrement à droite, et deux plus petits, un implanté sur la face antérieure à droite, près de la corne utérine ; Je troisième, comme un petit pois, né du fond et en arrière. La silhouette de ce dernier se confond avec le pédicule du gros fibrome.

On reconnaît également la silhouette de la trompe droite et au-dessous d'elle, à peu près au niveau de son milieu, une tache arrondie qui répond à l'ovaire relevé ; plus bas et à droite, la trace du cordon vasculaire tubo-ovarien où se dessine l'artère correspondante,

L'artère utérine droite, arrivée près de l'utérus, décrit de nombreux méandres (il s’agit d’une femme pare). Vers le milieu du corps, elle fournit ses branches terminales :

ls Une assez grosse artère, qui se détache à distance du bord utérin et se recourbe en dedans pour l’atteindre. Ne dirait-on pas qu’elle a été entraînée vers la ligne médiane par le rapprochement des canaux de Müller ! Elle ge divise en un bouquet de branches hélicines pour la région du fond ;

2 Une division éwbo-ovarienne, laquelle fournit, presque à sa naissance, une artère utérine qui revient au corps de l'utérus et s'y distribue après subdivision, au-dessous de la branche n° 1.

Puis, l’artère tubo-ovarienne, fin de l’utérine, se décompose en:

æ) Branche sous-ovarienne, d'où partent plus de la moitié des rameaux flexueux, de l'ovaire. Très diminuée après l'émission de ces rameaux, elle s’anastomose Par inosculation avec une branche analogue de la spermatique interne;

8) branche tubaire qui se dédouble. La première bifurcation se distribue au segment interne de la trompe, jusqu’en son milieu environ. Quand elle est épuisée, la seconde bifurcation, de longueur plus grande, vient vasculariser le segment moyen de la trompe jusqu'au pavillon. Elle y forme un réseau qui s'anastomose avec celui de la branche tubaire de la spermatique interne.

Remarquez que le segment juxta-utérin de la trompe reçoit ses vaisseaux de l'utérine elle-même. Il est donc manifeste que l’utérine dépasse les limites de l'utérus, du côté droit.

La petite artère, comprise dans le ligament large entre le tronc de l’utérine et de la spermatique interne, est l'artère du Zigament rond. Elle se jette dans la tubaire utérine.

L’artère spermatique interne, mince, se divise à quelque distance des annexes et donne :

x) Une branche sous-ovarienne, qui s'anastomose avec la branche analogue de l’utérine. Cette artère est surcroisée par la bifurcation externe de la tubaire

‘utérine et semble interrompue en un point, C’est un accident de préparation, dont il ne faut pas tenir compte. Elle émet, près de son origine, des rameaux ovariens assez longs qui se portent vers le pôle externe de l’ovaire.

6) Une branche fubaire qui suit la frange tubo-ovarienne, se distribue aux franges du pavillon et anastomose son réseau avec celui dela tubaire utérine.

La spermatique interne est donc bien tubo-ovarienne et rien de plus.

Du côté gauche, l'artère utérine se comporte comme du côté droit. Voyez comme les dernières branches utérines sont grosses et comme elles naissent loin du bord de l'utérus. A la partie inférieure de la figure, les divisions de l'utérine sont rendues confuses par l’intrication avec celles d’une artère vaginale que nous avons eu le tort d’injecter isolément, ce qui nuit à la pureté du dessin. ;

Chacune des utérines émet avant, toute autre division, une branche cervicovaginale longue. La plus nette se voit du côté gauche,

Les artères du col et du corps présentent un aspect fort différent et semblent constituer deux groupes séparés par une zone exsangue. La forme et la situation du col s’accusent par ses artères, non flexueuses, très divisées’ retombant pour ainsi dire dans le col. Les branches du corps au contraire peu nombreuses, donnent des rameaux qui se caractérisent par leur extrême flexuosité, dès qu'ils touchent au tissu utérin,

Pour conclure, cet utérus, bien que fibromateux, possède une vascularisation artérielle typique, L'implantation des tumeurs au niveau du fond ne coïncide pas avec un renversement de la circulation au profit de la spermatique interne.

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