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Recherches sur les causes de la mort naturelle

Un des phénomènes les plus curieux que nous présentent les êtres vivants, et qui n'a que faiblement occupé jusqu'ici l'attention des physiologistes , c'est la mort naturelle. Ce phénomène, qui n'est pas très-commun dans l'espèce hu-

maine à cause des besoins sociaux , des passions et de mille autres circonstances qui accélèrent le terme naturel de la vie, est beaucoup plus fréquent chez les animaux , qui ne sont pas exposés à autant de causes maladives que l'homme, et il devient plus ou moins général chez les êtres vivants de l'ordre inférieur, chez certaines plantes par exemple. Il est facile de conclure de ces considérations que, pour bien connaître comment la vie peut s'éteindre naturellement chez l'homme , de même que pour apprécier les causes qui amènent chez lui la décrépitude , il faut commencer par examiner les circonstances qui limitent la durée de la vie dans les êtres organisés d'une structure moins compliquée, et doués de fonctions vitales beaucoup plus simples. Voyons donc d'abord, quelles sont les causes qui amènent la mort naturelle chez les plantes. Ici nous devrons faire abstraction des plantes herbacées, que la sécheresse, le froid ou même l'excès de chaleur et d'humidité font trop facilement périr, pour que leur mort puisse être généralement considérée comme une cessation naturelle de la vie. Nous devrons principalement fixer notre attention sur les plantes ligneuses ou les arbres, qui , comme on sait, résistent bien plus facilement aux injures de l'air, et atteignent ainsi plus aisément le terme naturel de leur existence. Or, un arbre nous présente, annuellement, dans notre climat, un exemple de mort partielle dans la chute de ses feuilles. Ce n'est pas que l'arbre entier soit frappé de mort; mais chaque organe principal d'une plante jouissant, en quelque sorte , d'une vie propre et plus ou moins indépendante de celle de l'individu dont il fait partie, peut périr isolément. C'est le cas des feuilles des arbres avant leur chute naturelle. Celle-ci n'a jamais lieu sans avoir été précédée de la mort même de la feuille, et elle n'en est que la conséquence. Une

simple observation sulfit pour le constater. Les feuilles jaunissent sur l'arbre avant leur chute, comme lorsqu'elles en sont séparées; elles ne présentent plus aucun mouvement soit de séve , soit de latex , bien avant de se détacher : aussi se dessèchent-elles sur l'arbre, comme si elles en étaient isolées, et leur pétiole , réduit par cette dessiccation à un filament mince, ne présente plus des points d'attache assez nombreux à la surface des branches, pour que leur adhérence à l'arbre continue à être intime; ce qui fait que le moindre vent, et leur poids même, su IBt alors pour les détacher et en déterminer la chute. Or, quelles sont, sedemandcra-t-on , les causes qui amènent périodiquement , dans nos climats, cette chute des feuilles ou plutôt leur mort naturelle qui en est la cause? Serait-ce le ralentissement d'ascension de la séve dans nos arbres , lorsque la température atmosphérique commence à baisser? Mais les feuilles dépérissent sur la plupart de nos arbres bien avant que la température soit descendue en automne au-dessous du degré de chaleur qui ramène la végétation au printemps, et qui doit, par conséquent, suffire à sa continuation; mais un arbre perd , en général , d'autant plus promptement ses feuilles à l'arrière-saison que sa végétation a été plus précoce au printemps; ce qui montre évidemment que l'abaissement de température au commencement de l'automne ne peut pas être la cause de la chute naturelle des feuilles dans notre climat et que celle-ci doit être une suite naturelle de la vie même des feuilles. Aussi remarquet-on que dès que les feuilles ont acquis tout leur développement, leurs fonctions vitales s'exécutent ensuite avec une énergie de plus en plus faible, leur transpiration devient de moins en moins abondante, et la quantité de sucs nourriciers qu'elles admettent, diminue de plus en plus. On

doit se demander naturellement quelle peut être la cause de cette diminution constante d'action vitale dans une partie dont la vie est si simple et ne saurait se compliquer , comme chez les animaux, d'aucune influence nerveuse. Évidemment on sera forcé de chercher dans l'organisation même, les changements qui surviennent dans la vie des feuilles par les progrès de l'âge. Or, ces changements existent en effet et sont aisés à constater. Le tissu d'une feuille est d'autant plus mou et plus tendre qu'il est plus jeune. Avec l'âge , les feuilles deviennent à la fois plus dures, plus coriaces et moins succulentes; leurs cellules et leurs vaisseaux s'encroûtent de matières inorganiques que la séve y amène du sol, et qu'elle y dépose en laissant échapper sa partie aqueuse par la transpiration, qui , comme on sait, est très-abondante dans la feuille. Ce dépôt augmentant de plus en plus par la durée même de la végétation (1) , les fluides se trouveront bientôt dans l'impossibilité de circuler librement dans le tissu de la feuille, et de là doit nécessairement résulter la mort de celle-ci. La mort naturelle est donc ici une suite de l'endurcissement du parenchyme, endurcissement amené surtout par la pénétration continuelle dans la feuille de matières inorganiques, dont la quantité doit augmenter avec l'âge même de la feuille, puisque celle-ci ne saurait s'en débarrasser par la transpiration et fort peu par la séve descendante ou par le latex. Les substances inorganiques viennent donc ici étouffer, en quelque sorte, la vie de la matière organisée, comme si un des règnes de la nature devait être hostile à l'autre.

(1) Les cristaux de divers sels calcaires peu ou point solubles, que Ton trouve dans les cellules des plantes, se rencontrent toujours bien plus abondamment dans les vieilles que dans les jeunes plantes.

Ce n'est pas cependant que la présence des matières inorganiques doive être essentiellement nuisible à l'exercice des fonctions des plantes. Lorsque ces matières ne s'y trouvent pas en trop grande quantité, de manière à ne pas obstruer les conduits et les cellules du parencbyme ou à le priver en partie de son élasticité, en se combinant en trop forte proportion avec la matière organique, elles peuvent être utiles en stimulant les organes des végétaux ou en leur donnant une solidité plus convenable à l'exercice de leurs fonctions. Aussi beaucoup de végétaux ne prospèrent que dans le sol qui leur fournit les matériaux inorganiques utiles à leur développement. Mais le mal se trouve ici à côté du bien , et comme rien ne limite l'arrivée des matières inorganiques dans les plantes, qui les absorbent sans discernement , leur tissu finit par en être altéré au point que toute action vitale doit s'éteindre. La cause de la mort naturelle dans les feuilles de nos arbres est donc évidente, et on a lieu de s'étonner que jusqu'ici les physiologistes n'aient guère fixé leur attention sur ce point.

Si de la mort des feuilles nous passons à celle des arbres eux-mêmes, nous trouverons encore la preuve que l'altération des tissus, amenée naturellement par les progrès de l'âge, donne nécessairement lieu à une durée de vie limitée. On sait que les arbres peuvent atteindre dans nos climats un âge très-avancé, et offrent, suivant quelques botanistes, entre autres le célèbre Decandolle (Physiologie végétale, pag. 905) , une durée de vie indéfinie; ce qui semblerait exclure chez eux toute idée de mort naturelle. Cette grande longévité s'explique très-bien d'après les considérations que nous venons de développer. On sait qu'il se forme tous les ans, dans nos arbres, une nouvelle portion

de tissu ligneux, une nouvelle couche de bois. Ce nouveau bois, à tissu plus mou et plus lâche que le bois ancien , est aussi beaucoup plus vivace. C'est par lui que montera dorénavant la séve, tant qu'il conservera sa mollesse et sa grande perméabilité aux liquides; c'est lui qui permet à l'arbre de continuer à vivre ; taudis que le bois plus âgé ou plus anciennement formé, dont les cellules se sont encroûtées de matières solides, tant organiques qu'inorganiques, par les progrès de la végétation , est devenu inerte et peut même , d'après cela , être enlevé impunément sans que la vie de l'arbre en souffre d'une manière sensible. Si donc un arbre a une durée de vie infiniment plus longue que les autres êtres vivants, c'est qu'il y a chez lui reproduction continuelle et complète des parties principales du tronc, de celles qui doivent donner passage à la séve. Ces nouvelles parties de bois, remplaçant celles dont l'organisation s'est modifiée par les progrès de l'âge au point de ne plus pouvoir continuer à exercer les fonctions qui leur étaient départies, prolongent ainsi l'existence de l'arbre ; mais il n'en est pas moins vrai de dire que la mort naturelle, suite d'altération ou d'endurcissement des tissus, atteint successivement toutes les parties d'un arbre, comme elle atteint tout être vivant. Toutefois celte mort n'est ici que partielle, et n'amène pas la destruction finale de l'individu , parce que, par un heureux effet de la nature, les parties que la mort vient, en quelque sorte , de frapper, ou qui se sont trop endurcies pour coopérer activement à la vie de l'arbre, sont remplacées, presqu'au même instant, par des parties similaires d'un tissu plus lâche et propres à exécuter les mêmes fonctions. Celles-ci s'endurcissent â leur tour et, en dehors d'elles, il se forme encore une nouvelle couche de bois mou ou assez lâche pour conduire la séve jusqu'aux extrémités de l'arbre.

De ce que nous venons d'exposer , nous devons être amenés à conclure que la mort naturelle dans le règne végétal n'est qu'une suite de l'altération que subissent les tissus organiques avec l'âge de l'individu , altération facile à constater dans les plantes , et qui consiste généralement dans un endurcissement et une obstruction partielle des cellules et des vaisseaux ; ce qui donne au tissu plus de solidité, mais aussi moins de souplesse, et gêne le mouvement des fluides nécessaires à l'entretien de la vie. S'il en est ainsi dans le règne végétal, ne doit-on pas se demander si la mort naturelle chez l'homme et les animaux, ou la décrépitude qui la précède, ne serait pas non plus le résultat de causes analogues? Cette réflexion est d'autant plus juste, que nous voyons manifestement les tissus se modifier dans leur organisation avec l'âge de l'individu. Les os deviennent plus durs et s'encroûtent davantage de phosphate calcaire; tous les tissus, et entre autres les vaisseaux artériels, perdent avec le temps de leur souplesse et de leur élasticité; des concrétions calcaires ou autres se déposent ça et là dans nos organes; tout tend donc à nous montrer que les tissus des animaux semblent passer avec les progrès de l'âge par des altérations analogues à celles des tissus des plantes. Aussi Haller, dans son immortelle Physiologie de l'homme, a cru trouver en partie la cause de la mort naturelle dans l'endurcissement de nos tissus, et il observe môme judicieusement, à cette occasion, que si les femmes offrent, en général , une plus grande longévité que les hommes, c'est que des fibres molles doivent mettre aussi plus de temps à s'endurcir. (Elementaphysiologicœ, t. VIII , p. 119.)

Mais on doit naturellement se demander ici comment on peut concilier une altération progressive des tissus chez

l'homme et les animaux avec le renouvellement continuel de toute matière organique par les effets de la nutrition. Chaque partie de nos tissus étant continuellement résorbée et remplacée par une matière déformation plus récente, ne semble pas devoir subir par les progrès de l'âge un endurcissement de plus en plus grand. Certes, si tout était substance organique dans l'homme ou dans les animaux, on concevrait difficilement comment les organes pourraient vieillir , puisque la nutrition les renouvelle en quelque sorte continuellement au bout de plus ou moins de temps. Mais partout les matières inorganiques viennent s'associer, dans l'économie animale, aux substances organiques, par la nature même des aliments dont l'individu se nourrit. Les plantes reçoivent leurs substances inorganiques du sol, et les animaux les reçoivent principalement des plantes et d'autres animaux qui leur servent de nourriture. Or, ces matières inorganiques, surtout celles qui sont insolubles, ne se résorbent pas avec la même facilité, ni surtout avec la même promptitude, que les matières organiques; témoin une foule de faits pathologiques où des substances inorganiques insolubles se trouvent déposées soit accidentellement, soit comme productions morbides, dans l'intérieur de nos organes; témoin encore le difficile renouvellement du phosphate calcaire des os, qui, une fois teint par de la garance, conserve encore longtemps sa couleur rouge après que l'animal a cessé de prendre de cette matière colorante. Si donc les matières inorganiques se déposent naturellement pendant la vie, non-seulement dans le tissu osseux, mais aussi plus ou moins, comme il sera facile de le démontrer, dans le tissu des organes les plus nobles du corps, et si leur dépôt habituel l'emporte sur leur résorption, leur quantité devra augmenter de plus

en plus dans nos organes à mesure que la vie se prolonge, et pourra ainsi amener une altération ou une modification dans leur tissu , telle qu'il doit en résulter une gêne dans l'exercice de leurs fonctions et enfin la mort.

Pour résoudre cette importante question du dépôt progressivement croissant des matières inorganiques dans le tissu de nos organes, il fallait invoquer les lumières de la chimie et préciser d'une manière exacte la quantité et même la nature des substances inorganiques intimement associées à nos organes aux divers âges de la vie. Ce travail étant d'une immense étendue, il me faudra un temps très-long pour le terminer. Mais voulant dès à présent prendre date de mes recherches , j'ai cru pouvoir présenter à l'académie les premiers résultats que j'ai obtenus dans l'examen du cœur de l'homme, résultats très-curieux, et qui ont pleinement confirmé mes prévisions. J'ai pris des cœurs d'individus à divers âges, en ayant soin de rejeter tous ceux qui présentaient quelque lésion organique accidentelle, et surtout ceux dans lesquels on pouvait reconnaître quelque concrétion maladive, c'est-à-dire, des concrétions appréciables au tact ou à la vue. J'ai nettoyé soigneusement ces cœurs après en avoir détaché autant que possible les gros vaisseaux , que j'ai coupés près de leur entrée dans les cavités de l'organe, j'ai entr'ouvert les oreillettes et les ventricules , afin d'en séparer tout le sang adhérent; j'ai lavé les cœurs à grande eau jusqu'à ce que l'eau de lavage fût tout à fait incolore; je les ai ensuite essuyés soigneusement en les pressant même entre du papier non collé pour enlever toute humidité apparente; je les ai pesés en cet état. Ensuite les ayant découpés en menus morceaux de la grosseur d'un haricot au plus, je les ai fait sécher dans une capsule de porcelaine à une chaleur

( io )

de 100 à 110°, jusqu'à ce que, toute l'eau d'hydratation ayant été enlevée, la chair fût devenue dure et coriace. Je les ai pesés de nouveau dans cet état; la perte de poids me fit connaître l'eau d'hydradation perdue par ces divers cœurs. Or, comme cette eau contribue essentiellement à l'élasticité de la fibrine et à la souplesse de nos tissus, on conçoit que sa diminution doit indiquer, généralement, un tissu plus dur et jusqu'à un certain point moins élastique. Or, il est remarquable que le cœur contient, à égalité de poids, généralement d'autant plus d'eau d'hydratation, que l'individu est plus jeune; ainsi que mes expériences l'indiquent. J'ai ensuite procédé à ,1'incinération de ces cœurs, en les projetant par parties successives dans un creuset de Hesse, neuf, très-propre et très-incandescent, en ayant soin de couvrir le creuset de son couvercle après chaque introduction de matière, et attendant que son incinération fût assez avancée avant d'ajouter une nouvelle portion. La matière brûle d'abord avec une flamme très-vive, eu égard aux substances grasses interposées entre les fibres musculaires. Lorsque la combustion ne se fait plus avec flamme, je découvre le creuset, et je remue de temps en temps la matière afin de faciliter l'accès de l'air et de favoriser la combustion de la substance organique. Lorsque l'incinération a été poussée aussi loin que possible , ce qui, pour chaque cœur, exige une application de chaleur rouge-blanche pendant plus d'une heure, on a pour résidu des cendres noires ou, si l'on veut, un charbon animal dont il est impossible de rendre l'incinération complète par la seule application de la chaleur. Ce charbon cède à l'eau quelques matières salines neutres; il ne fait point effervescence avec l'acide sulfuriquc dilué, il ne contient donc point des carbonates; mais l'acide sulfuriquc concentré en dégage à froid des

vapeurs d'acide chlorhydrique , dénotant la présence d'un chlorure métallique. Pour l'incinérer complètement , et n'avoir ainsi que les matières inorganiques seules, j'ai dû le rougir au blanc dans un petit creuset de platine taré et y ajouter petit à petit de l'acide nitrique pur; c'est là du moins la marche suivie dans mes premières expériences. Depuis j'ai reconnu qu'il était plus avantageux , pour déterminer l'incinération du charbon animal des cœurs , de le mêler avec trois à quatre fois son poids de nitrate d'ammoniaque pur, et de projeter ce mélange par portions successives dans le creuset de platine incandescent. J'ai ainsi obtenu, pour résidu, les seules matières inorganiques du cœur, dont le poids a été pris à une bonne balance d'analyse. Les cendres blanches en question étaient devenues alcalines par l'incinération ; ce qui se conçoit aisément puisque l'acide nitrique devait décomposer une partie du sel marin (chlorure de sodium) qu'il est facile d'y reconnaître avant l'incinération : de là du nitrate de soude que la chaleur transforme ensuite, en présence du charbon, en soude carbonatée. Celte petite altération, qui devait influer légèrement sur le poids du résidu, ne pouvait guère modifier le résultat de mes recherches, d'autant plus qu'elle ne porte pas sur la partie insoluble des matières inorganiques. Celle-ci , comme on le verra par le tableau suivant , augmente dans le tissu du cœur proportionnellement avec l'âge. Ainsi dans le cœur d'un individu très-jeune, je n'en ai trouvé que 2,25 sur 1000 parties de matière organique hydratée; tandis que dans un âge avancé, la proportion, d'après mon analyse, est à peu près le double. Il est remarquable que la quantité de matière inorganique soluble ne diffère pas beaucoup avec l'âge; mais cela peut tenir à ce que les cœurs jeunes étant plus pénétrés d'humidité,

semblent de ce chef devoir renfermer plus de matières solubles, d'autant plus que celles-ci sont les mêmes que celles que l'on rencontre dans le sérum du sang, qui fournit au cœur son eau d'hydratation.

La partie soluble des cendres blanches du cœur consiste , comme je l'ai reconnu, en phosphate de soude et chlorure de sodium , auxquels se joignent un peu de car- • bonate et de sulfate de soude, ainsi que des traces de sels potassés ou de potasse. La partie insoluble se compose principalement de sous-phosphate de magnésie et de phosphate de chaux, mais celui-ci forme au plus le quart de la masse. J'y ai trouvé, en outre, un peu de sulfate de chaux et des traces d'oxyde de fer. Cette analyse, dont je crois inutile de donner ici les détails pratiques, m'a surpris en ce sens , que je m'attendais à trouver le phosphate de chaux prédominant parmi les matières inorganiques insolubles du cœur; tandis qu'il n'en forme pas même la quatrième partie, comme trois analyses successives me l'ont prouvé. C'est le sous-phosphate de magnésie qui en forme la grande masse, les 3 A» environ. Il paraîtrait donc que ce dernier sel , qui existe avec le phosphate de chaux dans le sang, se déposerait de préférence dans la trame cellulaire de nos organes vasculaires, tandis que le phosphate de chaux se dépose principalement dans le tissu osseux. 11 est encore une remarque a faire ici : c'est qu'en comparant les matières inorganiques que j'ai trouvées dans le tissu du cœur à celles que l'analyse chimique a démontrées dans le sang, on trouve que ce dernier contient proportionnellement plus de matières inorganiques solubles , mais moins de matières inorganiques insolubles que le tissu du cœur.

Voici au reste le résultat de mes premières expériences

sur cinq cœurs appartenanls à des individus d'âge différent.

Age

de

l'individu.

POIDS du coeur frais, cngrsmmei.

POIDS du

cœur detirclté.

CRKDËES won u h « J

blanches.

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