‹ Recherches sur les centres électrisés de faible mobilité dans les gazChapitre 11 sur 29 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Combustion de l’oxyde de carbone.

D'après les idées que nous avons exposées sur le mécanisme de formation des gros ions, il ne doit pas se former de tels centres dans les ionisations où aucun produit solide ou liquide ne vient se condenser au sein du gaz.

C’est le cas, par exemple, du gaz sortant de la flamme de l’oxyde de carbone brülant dans un excès d'air. Nous avons commencé par suivre la même disposition que précédemment, mais en remplaçant l'hydrogène par l’oxyde de carbone.

Les premières expériences nous montrèrent une conductibilité notable, malgré les précautions prises pour purger l’air et l’oxyde de carbone d'humidité ou de poussières pouvant servir de véhicules aux charges électriques.

La cause d’erreur provenait des parois du tube chaud, parois toujours susceptibles, malgré la chauffe et le vernis, de retenir une petite quantité d’eau, et qui en empruntaient en fait à la vapeur formée dans les expériences précédentes. Cette petite couche d’eau, nous le verrons

Fig. 8.

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Courbe de Zélény relative à l’oxyde de carbone (avec traces d'humidité).

plus loin avec plus de détails, fournit à une température suffisante d'excellents véhicules où se fixent les petits 1ons provenant de la combinaison chimique de l’oxyde de carbone et de l'oxygène. Il faut chauffer les tubes très fortement et très longtemps dans un courant d’air sec pour les débarrasser de ce dépôt d'humidité.

La conductibilité obtenue quand cette purification est mal réalisée peut donner lieu à quelques remarques, qui s'expliquent lorsqu'on songe que la quantité de matière disponible pour servir de centres est très faible par rapport au nombre des charges électriques présentes. La courbe de Zélény montre qu’alors la mobilité est très bien déterminée (fig. 8), qu’elle est relativement assez grande (o°®,05) etqu’ellene dépend pas des proportions d’oxyde de carbone.

Revenons au cas où le tube à chauffer est bien dépouillé de toute couche volatile. On constate alors que l’air sec et filtré, mélangé d'oxyde de carbone sec et filtré, ne prend pas de conductibilité stable par la combinaison des gaz. 1| y a cependant des charges libres; elles se manifestent, en effet, en formant des gros ions quand, par exemple, on admet de l’air non filtré.

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