‹ Recherches sur les centres électrisés de faible mobilité dans les gazChapitre 8 sur 29 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Centres électrisés produits par le passage, dans un tube chauffé au rouge, d’un mélange d’air et d’un gaz combustible.

Nous avons d’abord cherché à réaliser, par un appareil spécial, les conditions : combinaison chimique, haute température, formation de produits condensables, que réunissent les flammes usuelles et dont le résultat est de communiquer une forte conductibilité aux gaz qui en sortent avec des centres de mobilité faible. Pour cela, nous avons fait passer dans un tube chauffé au rouge un courant d'air mêlé de quelques bulles d'hydrogène ou de gaz d'éclairage.

Le dispositif expérimental comportait une colonne desséchante de 3" de longueur, remplie de ponce sulfurique soigneusement préparée, puis une colonne de coton de o",50 de longueur, destinée à arrêter complètement les poussières de l’air, celles provenant du desséchant, ainsi que toute trace de conductibilité gazeuse.

Fig. 4.

A la Suite (fig. 4) venait un flacon mélangeur M contenant un peu d'acide sulfurique où plongeaient deux tubes de verre d’assez gros diamètre amenant, l’un l'air

provenant du desséchant, l’autre le gaz à mélanger ayant subi une purification analogue à celle de l'air.

Dans ces conditions, l’influence ionisante du barbotage peut être considérée comme complètement évitée, ce dont il est facile, du reste, de s’assurer.

La quantité de gaz est évaluée par le nombre de bulles passant en une seconde (0,2 à 2 eu 3, suivant les expériences) et la constance de ce débit est contrôlée par un manomètre en dérivation du genre Tôpler.

Le mélange gazeux est ensuite dirigé dans un tube T, en terre vernissée sur les deux faces, chauffé par une rampe à gaz; de là, il traverse une certaine longueur de canalisation pour se refroidir et entre dans un long condensateur cylindrique C muni de plusieurs électrodes axiales isolées et pourvues d’anneaux de garde.

Ceci fait, 1l a encore fallu, avant d’arriver à des résultats tout à fait nets, éviter une cause d’erreur qui provient du tube chauffé. Si les parois de ce dernier ne sont pas absolument propres et sèches ou si une écaillure du vernis leur donne une porosité qui retient l’eau davantage, elles peuvent fournir longtemps, pendant la chauffe, des traces de vapeur d’eau qui introduisent un élément de perturbation dont je parlerai plus loin.

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