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MARCHE D'UNE EXPÉRIENCE

L'appareil étant bien desséché et mis en marche, on vérifie qu'aucune ionisation notable n'existe dans le gaz quand le robinet amenant l’hydrogène est fermé.

On’ laisse alors passer bulle à bulle ce dernier gaz et l’on constate que, pour une proportion d’à peine quelques millièmes en volume, il apparaît une forte conductibilité, sensiblement égale pour les ions des deux signes.

Voici, pour en donner une idée, un exemple de résultats numériques obtenus :

RECHERCHES SUR LES CENTRES ÉLECTRISÉS. 119 Bulles Temps Heures. par seconde. pour 1 d'échelle, h ms 4.30 0 200 HAT 1 27 4:37 I 24 190 fermé H 4.39.5 o) 150 ouvert H 4.42 I 30 4 (D 1 22 4.44 J »2 4420 fermé H 14020 0 150 4.47 ouvert H 4.48.5 I 30 ARD2ES I 32 1200 fermé H 4.54.5 ( 150

Dans cette expérience, la proportion d'hydrogène était

d'environ -%- en volume.

En augmentant la proportion de gaz combustible, la conductibilité augmente rapidement et devient très forte au voisinage des proportions explosives.

Remarques. — Il peut être intéressant de noter ici que l’eau formée par l’hydrogène et l’air dans ces conditions présente généralement, avec l’empois d’amidon ioduré, la réaction caractéristique du bioxyde d’hydrogène.

C’est un fait bien connu que la formation d’eau oxygénée dans des réactions de ce genre (voir Morssan, Chimie générale, t. I, p. 26). J'ai simplement voulu indiquer que la production de ce corps a bien lieu dans les conditions particulières de ces expériences. On sait qu’on à cherché à attribuer à l’eau oxygénée des propriétés radioactives, surtout à cause de son action à distance sur les plaques photographiques; mais tout a du reste semblé

indiquer qu'il n’y a là qu'un phénomène purement chimique.

L'expérience a été faite ensuite dans des conditions inverses, c’est-à-dire en opérant sur un courant d’hydrogène mélangé à quelques bulles d’air. Elle à donné des résultats absolument analogues. J’ai aussi cherché à voir si la formation de l’eau par la réduction, au moyen d’un courant d'hydrogène, de la tournure de cuivre oxydée rendrait un gaz conducteur. Il n’y a pas d’ionisation, mais ce fait peut s'expliquer par la diffusion intense des ions sur le filtre métallique chaud formé par le cuivre réduit, diffusion qui fait disparaître très rapidement la conductibilité.

L’intensité de l’ionisation obtenue varie beaucoup avec la facon dont la chauffe est répartie sur le tube de terre. Les conditions les plus favorables paraissent réalisées lorsque, en suivant le sens du courant gazeux, on trouve d’abord une partie moyennement chauffée, puis une plus fortement, suivie d’une région froide.

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