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DES ORGANES GÉNITAUX

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boUaODS et s'est pendu. Sa mère est d'une inlclligonce ordinaire, mais ans tante et un oncle maternels, faiijles d'eapril, s'adoDiiout k l'ivrogDerie. Sa sibui- présente une asymcLrie Taciale des plus acousésB. Le malade, venu à termo, a en, à diversee reprises, des codvulaiOQS, de sept mois à sept ans. Il n'a commencé à maruher qu'à dix-huit mois) et à prononcer quelques mots que vers sa septième asQ^e. Il n'a pu recevoir aucune instruction, il ne sait pas lire, il s ëlé incapable d'apprendre un métier: sans mauvais instincts, c'est un imbécile docile, qui, sous une direction continue, peut se livrer à quelques ouvrages manuele.

Il bièse «t articule difQcilemeul les mots, son vocabulaire est, du reste, fort restreint; il prend pleisir pnrfois à faire des grimaces qui augmentent sa laideur et il est heureux de pouvoir ainsi provoquer le rire. Quand il marche, son nllure est très disgi'aeleuae, il renverse le Irono en arriére, fait de grands pas avec un déhanchement tout particulier et projette, avec force, ses bras devant lui.

La tôte est petite, lo front étroit, el les cheveux, d'un blond pQle, s'étendent eu pointe à la partie moyenne jusqu'au milieu du front. Les dents sont grosses, irrégulièrement implantées ; la voûte palatine est ogivale ; la mâchoire inférieure est allongée et proéminente. Lob ^ux sont d'un bleu paie; les iris fissurés eu bas et en dedans, comme A la suite d'une iridectomie, donnent à la pupille une forme ovahire et au regard un aspect étrange.

L'examen des yeux, fait par M. Kall, chef de clinique de M. le professeur Panas, a donné le résultat suivant :

• Les cornées et les sclérotiques sont conformées normalomenl. L'astigmatisme cornéen ne dépasse pas une dioptrie.

( Observations générales : A l'éclairage oblique, on découvre ù la partie inférieure de la fente colobomaleuse, sur l'œil gauche, le bord équalorîal du cristallin. En arrière de la lentille se voit une petite masse brunittre paraissant accolée â la iTistallofde postérieure, s'avancent vers le centre du cristallin sur une hauteur apparente d'environ 2 millimètres. Il est impossible d'apercevoir le point d'implantation périphérique de cotte masse Lruuc, qui parait être en continuité avec le corps ciliatre.

■ Le cristallin est transparent dans toutes ses parties, sauf au côté in féro- interne où l'on apei'çoit uno opaci lé grisâtre, allongce en forme de strie qui gagne presque le centre do la lentille. Sou exli'émiEé périphérique aboutit â l'inscrtiou de la masse brune sur le cristallin. Cetle strie est due â Topacitlcation des masses corticales postérieures

do la lentille.

■ A droite, le cristallin est normal.

■ Les deux papilles présentent une excavation pliysiologiqua. A. I droite, existe un croissant blanc décrit sous le nom de cdae. A gauche, I U papille parait légèrement (>valaire,.â grand axe verlionl (image

« Pas de coloboma choroïdien ; les maculas ont Taspect Les deux yeux sont hypermétropes de quatre dioptries. L*acoité visuelle, autant qu'on peut l'apprécier sur ce sujet, paraît à pea près normale. »

La poitrine est glabre, les seins assez développés sans toutefois que l'aérole et le mamelon aient l'aspect féminin. Sa taille est de i^fiO^ son poids de 52 kilogrammes. Les membres thoraciques sont longs, les doigts grêles et efHlés comme ceux d'une femme. Les cuisses sont arrondies, mais le bassin a plutôt la conformatisn masculine : le diamètre antéro-postérieur, de la région sacro-lombaire à la partie supérieure de la symphyse pubienne, est de 19 centimètres; la circonférence au niveau de la partie supérieure des os coxaux mesure '71 centimètres; le diamètre transversal du bassin au détroit supérieur donne 22 centimètres; enfin la distance entre les deux épines iliaques antéro-supérieures est de 17 centimètres.

Le pubie, surmonté d'un mont de Vénus saillant, est ombragé de rares poils (fig. 1, a); la verge, du volume du petit doigt, est profondément implantée au-dessous (b); le scrotum, très effacé, est réduit à une bande médiane d'une largeur de 3 centimètres environ, plissé transversalement, divisé au milieu par un mince raphé (c). En déprimant cette bande à l'aide d^une petite tige, on voit saillir de chaque côténin bourrelet cutané dont le rapprochement de la ligne médiane à mesure que la partie moyenne s'enfonce, simule une vulve. L'exploration du scrotum rudimentaire et des replis cutanés avoisinants ne laisse percevoir aucune trace de testicule. . G... (Paul) ne se livre pas à Tonanisme, il ne paraît avoir aucun désir sexuel, et, sous ce rapport, est d'une indifTérence égale pour les deux sexes.

Ce fait sert en quelque sorte, de trait d'union entre Talrophie simple dos oçganes génitaux et l'atrophie avec division scrotale donnant les apparences d'une vulve. Ici, en eflet, c'est un rudiment de scrotum qui semble s'être formé tardivement pour pourvoira l'occlusion du sinus urogénilal, et la bande étroite qui le constitue, bridant la région sous-pubienne, n'a pas permis la descente des testicules. La microcéphalic, les fissures iriennes, dénotent les troubles considérables de nutrition qui ont présidé au développement de ce sujet ; la faiblesse intellectuelle, à son tour, nous fait pressentir des modilications notables du cerveau.

Dans le fait suivant, c'est dans les organes génito-urinaires surtout que les perturbations nutritives se sont produites.

GONFOBMATION VICIEOSJ

DES ORGANES GÉNITAUX tib

Obsrrvation III. Père ivrogne. Débilité mentale sur laquelle se greffe un accès délirant è évolution rapide. Garçon inscrit comme fille à Fétat-civil , conserve des vêtements de femme jusqu^k vingts quatre ans. Hypospade scrotal à forme vulvaire pseudo^hermaphrodite mâle,

C... (Mariu8), âgé de vingt-cinq ans, entre à l'asile Sainte-Anne le âO octobre 1886, dans un accès d'agitation avec délire mélancolique et mystique. Son père, adonné à Tivrognerie, est mort d*une apoplexie cérébrale ; sa mère est nerveuse, mal équilibrée ; une de ses sœurs est morte de méningite a onze mois. Né à Ballots (Mayenne), où on l'a inscrit sur les registres de l'état-civil comme appartenant au sexe féminin. Considéré comme fîlle, on lui met des vêtements féminins et on renvoie à l'école des filles. A sept an«, ses petites camarades ayant remarqué une conformation extraordinniro de ses organes génitaux se moquent de lui. On le place alors dans un pensionnat dirigé par des religieuses. A treize ans, il quitte le pensionnat et entre dans un couvent de Bénédictines, où Tune de ses tantes, religieuse, le destine au noviciat. Son peu d'aptilude au travailla lenteur de son intelligence et Papparition d'un peu de barbe au menton, en font peu à peu la risée de ses compagnes. Il quitte le couvent et rentre à la maison auprès de sa mère, s'occupe du ménage, fait la cuisine, coud et tricote.

A la mort de son père, il s'éloigne de sa famille pour suivre en qualité de domestique, un M. G..., Agé de soixante-dix nns, qui l'emmené à la Martinique. A peine arrivé on Amérique, il devient l'objet des assiduités de son vieux patron ; il lui cède, mais comme aucun rapport normal ne peut s'elTectuer, cet homme se livre sur lui à des aciescontre nature, et ils finissent par l'onanisme buccal réciproque.

Cependant; une négresse, domestique dans la môme maison, s'élant aperçu do sa conformation, le prend pour un homme, en devient amoureuse et lui demande à partager son lit. Une mulAtresse fait à son tour sa conquête, mais, ni avec l'une ni avec Tautre de ces deux femmes, il n'éprouve les satisfactions que lui procurait son patron.

La barbe, qui continue à pousser, devient la cause des moqueriesde la part de l'entourage, et (j... finit, au bout de trois ans, à se décider à rentrer en France, désireux de changer de costume et de position, Arrivé à Saint-Nazaire,il so fait examiner par un médecin, qui le déclare homme. Il change aussitôt son nom de Marie en celui de Marins, prend des vêtements d'homme, rentre à Paris, et s'engage comme infirmier dans une communauté de religieux, non sans avoir subi un double examen du Père supérieur, qui finit par le reconnaître masculin.

Vers le 11 octobre 1886, il est pris assez rapidement de délire après quelques excès, d'ailleurs très modérés île boissons. A son arrivée à l'asile, il crie, gémit, se lamente, prétend répandre autour de lui une odeur empestée, exprime des craintes de toute nature; il se dit l'archange saint Michel, l'Antéchrist, le roi des Juifs. » Je suis un misé-

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rable tuez-moi; j'ai tué mon père et ma mère. » Il Qroit q[a'on veut l'empoisonner, refuse de manger ; il sHmagine qu^on veut le mettre dans un bain d'huile bouillante et il s^échappe par la fenêtre. Constamment inquiet, se nourrissant mal, ne dormant ni jour ni nuit, il s'affaisse rapidement ; les vomissements empêchent le cathétérisme œso — phagien, on le nourrit à Taide de lavements peptonisés. Toutefois, le^ hallucinations diminuent d^intensitë, l'excitation s'apaise peu a peu , les idées mélancoliques, mystiques, ambitieuses disparaissent, et il consent à prendre quelques aliments. Quinze jours après son entrée, il est déjà en voie d*amôlioration, et, depuis plus de six semaines, il est tranquille, raisonnable, il dort bien, mange avec appétit et s'occupe d'une façon régulière dans le service.

Ce malade, par la conformation de ses organes génitaux, est un hypospade à forme vulvaire (1), un pseudo-hermaphrodite mflle: sa verge (a) mesure 4 centimètres et demi (fig. 2) ; elle est formée de la portion glandaire du corps spongieux et d'une portion du corps crtverneux ; le gland, imperforé, est muni au bord inférieur d'une légère dépression ; dans Térection, Torgane se recourbe en bas et en arrière retenu dans cette position par deux brides très nettes, qui sont les rudiments de la portion cylindroïdedu corps spongieux. Ces brides (fig. 3, c/), dites masculines par M. Pozzi, se retrouvent chez la femme et répondraient, d'après cet auteur, à des parties homologues dans les deux sexes (2). Au-dessous de la verge et de chaque côté, il y a apparence de grandes lèvres résultant du défaut de soudure des deux sacs cutanés dont la réunion à Tctat normal forme la double poche scrotale (fig. 2,/)). Ces deux lèvres limitent une fente verticale qui aboutit à un cul-de-snc simulant une vulve (fi. 2, c). A 3 centimètres et demi au-dessous de la verge, se trouve le méat urinaire (fig. 3, e), mis en communication avec le pénis par les deux brides masculines^ qui se séparent en bas pour embrasser Torifice. A 3 millimètres audessous du méatj on aperçoit un autre orifice qui s'ouvre dans un conduit analogue au vagin qui n'a pas moins de 15 centimètres de longueur et c|ui admet une sonde d'un assez gros calibre (fig. 3, f). L'anus (g) se trouve à A centimètres en arrière de l'orifice de ce pseudo vagin; le loucher rectal, après Tintromissionde deux sondes, l'une dans l'urèthre, l'autre dans le canal sous-jacent, permet de sentir la première sonde dans un plan très élevé, et la seconde presque sous le doigt; celle-ci semble, en outre, profondément, se dévier légèrement à droite. Cette sonde retirée laisse voir à son extrémité, au niveau de son orifice latéral, quelques gouttes d'un mucus blanchâtre, inodore

(t) GuYON, Des vices de con/ormtion de l'urèthre chez l'homme et </<.'s rnoi/rns d'y remediei'. Paris, ls6l, j). G8.)

(2) l^ozzi, De la brido masculine du vestibule chez la femme et de l'orifrinc do i'iiymen {Comm. à la Société de hiolof/ie^ 26 janvier et 16 févner

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