‹ Recherches sur les centres nerveuxChapitre 27 sur 93 · STIGBUTE8 PHYSIQUES CHEZ UN DÉBILE M · texte numérisé non relu

STIGBUTE8 PHYSIQUES CHEZ UN DÉBILE M

veloppement de la partie supérieure des maxillaires supérieurs. Le nez, gros, épais, fortement déjeté à gauche, n'offre pas de sinuosités au niveau des narines qui, très petites, n'occupent que la moitié postérieure de la face inférieure. La fosse nasale droite est libre et laisse facilement pénétrer une sonde de 6 millimètres de diamètre jusqu'à Toesophage; la fosse nasale gauche est obstruée en partie par la cloison qui, dépassant Taxe du nez, est fortement déviée de ce côté ; le bec de la sonde se trouve arrêté après un trajet de 3 centimètres environ; toutefois, cette fosse nasale n*est pas obstruée et livre facilement passage à l'air inspiré ou expiré. Le sillon labio-nasal gauche, très accentué, est presque vertical, le droit est oblique en bas et en dehors ; à gauche, l'arcade sourcilièra est très déprimée dans sa moitié externe où la partie correspondante du sourcil s'abaisse pour se placer au-dessous. Les yeux sont écartés et les fentes palpébrales sont dirigées très obliquement en bas et en dehors. Les yeux fermés, les fentes palpébrales prolongées se rencontreraient sous un angte de 120 degrés environ. Les globes oculaires, que les cavités orbitaires moins profondes ne peuvent pas contenir, font saillie au dehors, ils sont comme pédicules, laissent voir, surtout en bas, non seulement tout l'iris, mais encore la sclérotique. Cette saillie des globes oculaires est telle qu'elle dépasse de 1 centimètre environ le plan prolongé du front. Les paupières supérieures sont presque horizontales, très allongées; les cils assez longs à la paupière supérieure sont rares à la partie interne des deux paupières.

La lèvre supérieure dirigée en avant^ est recouverte d'une moustache abondante à poils raides. La lèvre inférieure est allongée en haut en avant et à droite; les sinuosités de la bouche sont mal dessinées ; l'angle gauche reste légèrement într'ouvert et est situé plus bas que l'angle droit. La mu- ]ueuse de la lèvre inférieure est à peine visible. Le menton »t légèrement dévié à droite. La mâchoire inférieure est

plus étroite, les branches du maxillaire sont rapprochées; Tangle droit est plus petit, moins saillant que le gauche; cette disposition rétrécit notablement le bas de la face. L'oreille gauche est implantée plus bas que la droite, l'ourlet est interrompu par places, quelques plis du pavillon dô Toreille gauche sont effacés, les lobules courts et épais sont adhérents.

Quand on invite le malade à ouvrir la bouche, on croit voir tout d'abord la voûte palatine parsemée de dents et divisée jn arrière, et plus profondément la paroi postérieure du pharynx. A un examen plus attentif, on s'aperçoit que Ton a sous les yeux un faux plancher, une sorte de soupente sousjacente à la voûte palatine; d'autre part, la paroi postérieure n'est autre que le^ voile du palais très étendu dont le bord inférieur terminé par une luette bifide atteint la base même de la langue ; si bien que ces parties forment une sorte de cavité buccale artificielle incluse dans la cavité bucco-pharyngienne normale constituée en haut par la voûte palatine cachée par la soupente et en arrière par la paroi du pharynx que cache complètement le voile du palais.

Dans les atrésies des maxillaires, à tous les degrés que nous avons l'habitude d'observer, nous constatons que les arcades supérieures s'infléchissent l'une vers l'autre, le plus souvent au niveau des prémolaires et que la voûte palatine comprimée latéralement, s'enfonce plus ou moins profondément en prenant une forme ogivale ou angulaire plus ou moins prononcée. Dans les cas les plus accusés rapportés et figurés par les auteurs, les arcades maxillaires peuvent se rapprocher plus ou moins. La voûte palatine se creuse à un degré de profondeur variable et plus ou moins irrégulièrement, mais jusqu'ici, on n'avait pas constaté la soudure du rebord alvéolaire exclusivement, la voûte palatine elle-même étant respectée. C'est la particularité que présente notre sujet. Chez lui, l'atrésie occupe la partie antérieure des maxillaires supérieurs, mais elle s'accompagne d'une hyp^r-

trophid du rebord alvéolaire portant également sur la muqueuse gingivale. Il y a unesulurerlfJSfleitx bords alvéolnires

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