‹ Recherches sur les centres nerveuxChapitre 47 sur 93 · LES IMPULSIONS ET LES ACTES ^H^H · texte numérisé non relu

LES IMPULSIONS ET LES ACTES ^H^H

ne pas contracter les maladies de ses voisins, pour ne pas devenir épileptïque. — Il prétend qu'on le travaille, qu'on lui chauffe les jambes, le dos ; c'est avec la pile, la chimie; quand il mange, on détourne son bras, et on lui fait donner des coups de fourchette â la lèvre.

Les hallucinations et les troubles de la sensibilité générale sont plus fréquents la nuit, comme chez tous les alcooliques.

Voilà jusqu'ici des fait simples, en ce sens que, malgré la multiplicité des délires de l'aliéné, ces délires reposent tous sur le même fonds pathologique, la maladie est toujours la môme. Mais la clinique parfois se présente avec des caractères de complexité des plus intéressants. — Ce sont les cas dans lesquels, chez le même sujet, se montreol simultanément non pas plusieurs formes symptoraaliques distinctes, ce qui est fréquent, nous l'avons vu, mais plusieurs espèces nosologiques, des maladies conséquemment tout à fait différentes. Voyons en quelques mots comment s'expliquont cns faits.

L'action convergente de l'hérédité, vésanie de l'un des ascendants, névrose convulsive de l'aulre, ne se traduit pas seulement chez le descendant par des dégénérescences intellectuelles allant de la simple faiblesse d'esprit jusqu'i l'idiotisme le plus profond, ni par des états hybrides dool la grande classe des folies morales présente de nombreux exemples ; la manie, la mélancolie, ou le délire chronique du père, l'épilepsie de la mère et vice versa peuvent exe^ cer leur action directe sur le fils et déterminer chet lui simultanément deux névroses similaires aux précédentes, vivant côte â côte, mais sans perdre aucun de leurs attributs. Une hérédité double donnera ainsi lieu à un être patholc^que double, à un sujet à la fois épileptïque et vésanique. U névrose convulsive peut chez cet individu se traduire par des attaques, des vertiges et par son détire spécial ; d'autre part, le délire vésanique avec ses conceptions tristes on

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expansives, ses troubles sensoriels, son évolution particulière conserve tous ses caractères, si bien que l'on peut faire la part de l'épilepsie et du délire vésanique ; cet individu, en effet, qui raconte dans les moindres détails son délire vésanique reste muet quant aux troubles intellectuels, rattachés aux attaques. Chez lui encore, si l'épilepsie vient à s'améliorer ou à disparaître, le délire vésanique n'en persistera pas moins avec des symptômes propres, et réciproquement, la disparition du délire vésanique peut laisser l'épilepsie dans son intégrité. Des individus, en un mot, sont atteints à la fois d'épilepsie et de délire partiel, ou de manie et de mélancolie ; ces deux états restent indépendants et peuvent sans doute s'influencer réciproquement, exercer l'un sur l'autre une action passagère, mais, d'une façon générale, l'existence de l'un n'est nullement solidaire des péripéties que peut traverser l'autre. Ce n'est pas tout, ce même individu épiloptique et vésanique, de par les conditions héréditaires, peut encore, de son propre fait, acr quérir un troisième état pathologique. A la suite, en effet, d'abus suffisamment répétés de boissons, il présentera un délire alcoolique, et dans ces conditions nouvelles, il sera donné d'étudier et de suivre ces trois espèces pathologiques distinctes, indépendantes, à pathogénie différente : la folie épiloptique, la folie simple {délire mélancolique ou autre), la folie alcoolique. Une analyse attentive de celle synthèse clinique permet de faire la part de chacun des trois élémenls dont les caractères restent parfoitemont distincts. Le délire êpileptique, par son évolution, son allure brusque, par son inconscience, se sépare nettement des deux autres modes de perturbations psychiques; et le délire chronique, avec sa marche méthodique, lente et progressive, avec ses caractères de fixité, ne saurait être confondu avec le délire alcoolique dont les troubles hallucinatoires pénibles, multiples, -mobiles et passagers conservent toujours une physionomie aie.

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Le malade que je vais exammer evee-'^roim ftéaemnt, torsidHiiib première entrée à Sainte-Amie, le 1^ ««iâ 1880, lee trois ^ats morbides distinets d<mt aané tem»» de pv* ler^ Fépilep»e, ledâire mâanoolbinertledâiie^ABûQtt^.

Il.».»'€lisries, âgé de einqoamfs «0% iMintr» en irnileieÉ^ evin i rtsile Sunlo-^ne, le i« aTril 1880, vnc du délire ajélifiyiisy <t dee eeddèals alcooliqoee, après a^oir éprouvé, il f a qael^^iM jeon, mi aeoèe de foMe épilepliqae. 8a mère, proÊbnàêÊÊBkîTBiiki^iifMà^ eojelte à des migrunea, habitnélleauml tristeielpeflé^ «neÉtoiia^ a même fût ope tei^tive d^empeisottaerneiit. Plus tardai m a^iviàiis mois de rallailemeal de soo einiiiiième enAmt, elle est anèlée ptr les douaniers firanchissanlla frontière aireedn tribae;VhpAÉièklémid, elle est prise d'un accès de ^Kre aigu el meart féeiyasjûllra ^léi. Son père, adonné à nvrognem, eet devena in(<laaeolî<|ne» pottt i» mois après sa femme. Un de ses frères ei^ fjfpil^p^qiie,, un antre frère alcoèliaé a en plosienrs fois des vertiges ; Il s^ést di^fiali&ié mi jour dans Tespalier absolument inconscient éé eal tiéto léxtràlrtf giâi Quant à loi, depuis l'âge de trois anS| il a^ à de-kHigslatetvalléi^ite allâmes eouTulsives avec perte de connaisswoe»^^,d|^l^l^^à terre; plus souvent ce sont des vertiges qui se prodniseï^ s^aoooa^gnaid parfois d'accèa très courts de délire, avec aeteii dtot 'fl né-èouMn^ aucun souvenir. G*esl ainsi qu*il brûle un jour du Hnge au miUea de la chambre, qu'une autre fois il saisit sa fllle à la gorge, très surpris bientôt après, en apprenant ce qui s*est passé.

En 1862, il a un accès de mélancolie qui dure plusieurs mois ; il pleurait, sa lamentait, se croyait perdu, voulait se tuer ; tous ces accidents s'amendent et disparaissent après un érysipèle.

Au commencement de 1879, B... devient inquiet, préoccupé, ne peut tenir en place, il éprouve des lourdeurs [de tête, un sentiment de constriction à Testomac. Par moments, il se figure qu'il va commettre un crime, qu*il finira sur l'échafaud ; il se sent poussé a tuer sa femme et ses enfants ; c'est une idée qui Tentraîne, dit-il, qui Tobsèdo et dont il ne peut se débarrasser. Parfois, entendant l'un des siens, il saisit malgré lui un couteau, il hésite et le rejette avec horreur. Quelquefois aussi il se sent poussé à frapper un de ses camarades, et, à plusieurs reprises, il parvient à suspendre un coup violent qu'il est prêt à porter, mais ne peut s'empêcher de laisser retomber la main et de toucher, par un petit choc, l'épaule de la personne la plus rapprochée. Parfois, ces obsessions acquiè* rent une intensité qui le désole, le jettent dans une angoisse extrême, appréhendant un moment de faiblesse, sentant des frémissements par tout le corps, et n'échappant qu'avec la plus grande peine i eee impulsions.

Depuis plusieurs années, se soumettant à une mauvaise hygiène il prend du rhum tous les matins et, sous Finfluence de ce régime, il devient plus agité, son sommeil se trouble, des cauchemars et des hallucinations rolTrayent la nuit, puis enfin éclate pendant quelques jours un accès d*alcoolisme aigu qui vient s^ajouter et cacher même passagèrement le délire mélancolique habituel. Il voit alors des hommes sur les murs, ils s'avancent pour le voler et le tuer ; des serpents Tenlacent et TétoufTent; c Tiens, tiens, dit-il, les voilà, ils me tortillent • ; il aperçoit des gendarmes, des croque-morts, des figures blafai*des ; des rats 8*échappent de son assiette et sautent sur la table; des fourmis le dévorent ; il sent des gi*ifTes de lion sur la tôte ; on veut l'empoisonner; il entend des injures et des menaces. Il éprouve des picotements et des brûlures sur la peau, des crampes dans les bras et dans les jambes. Ces hallucinations et ce nouveau délire ne tardent pas à disparaître, les idées mélancoliques premières et les impulsions sont toujours là sans avoir rien perdu de leurs caractères pénibles et désagréables. {De la coexistence de plusieurs délires de nature différente chez le même aliéné. Archives do Neurologie^ numéro 1, juillet 1880.)

L'épilepsie chez lui reconnaît comme influence héréditfdre Talcoolisme du père dont l'action s'est étendue également sur deux de ses frères. Dès l'âge de trois ans, la névrose se manifeste par des attaques rares avec lesquelles se montrent plus tard des vertiges; dans le courant de 1879 deux accès de délire épileplique de courte durée s'accompagnent d'actes inconscients; un jour, en effet, il brûle du linge dans sa chambre, une autre fois il cherche à étrangler sa fille ; l'accès passé, ces actes sont non avenus pour lui, il n'en conserve nul souvenir; tandis qu'il rendra compte dans leurs moindres détails des actes et des difTérentes conceptions délirantes qui se rattachent au délire mélancolique. Ce délire mélancolique offre également chez lui son origine en quelque sorte classique, car la mère atteinte de mélan*colie avec tentative de suicide est morte dans un accès de délire aigu. De telle sorte que le père alcoolique transmet Tépilepsie, et la mère vésanique transmet le délire mélancolique. Enfin des habitudes alcooliques, contractées dans la dernière année, développent à leur tour des accès passagers de délire toxique des mieux caractérisés.

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- C^thooUne était sorti amcltorc le 5 Juillet l'SSO, il avait fâpris âOn travail, niais au bout de quelques jours, il redevient triste, inquiet, préoccupé de son avenir, il n'a plus de courage; il se sent, dil-il, entraîné à faire du mal, il a l'idée àd tuer le médecin qui l'avait soigné hors de l'asile, qui ne Ittî a fait, dit-il, que du bien et sur la bonté duquel il ne .tarit paa d'éloges, cette impulsion homicide le met dans un état d'angoisse extrême. Un jour il avait pris un couteau décidé à courir chez le médecin pour le tuer, mais au moment de sortir il hôsi te el, tout en larmes, il vient me trouver & Sainte^Anne me racontant ses lattes incessantes et son désespoir d'être ainsi poussé h frapper son bienfaiteur. . Il n'a pas eu l'idée de faire du mal à d'antres personnes, mais il sent, dit-il, que ça va revenir : c J'ai penr de né plus être malb« de moi, de faire un mauvais coup et je veux abolument rentrer à l'asile. »

Il avait aussi dqtuis quelques jours des idées de suicide.

Depuis sa sortie, it. était resté sobre, eties halluoinatioiis pénibles et le tremblement ne s'étaient plus montrés.

En dehors du délire mélancolique il éprouve de temps à autre des vertiges épileptiques, et un jour où ces vertiges étaient plus fréquents il lui est arrivé, dit-il, une chose singulière : il était chargé de peindre une voiture et il a quitté l'atelier n'ayant peint que les trois roues ; il n'y comprend rien et ne s'explique pas cet oubh ; depuis son entrée, il a eu plusieurs vertiges qui s'accompagnent de pâleur ou de rougeur et de quelques secousses dans les muscles de la face : il ne tombe pas, mais reste hébété, un instant, va en tout sens, absolument inconscient de ce qu'il fait et de ce qui se passe autour de lui ; un instant après, revenu à lui, il ignore ce qui s'est passé. Lors de sa première entrée, les vertiges et les attaques étaient devenus plus rares sous l'inftuence du bromure de potassium, et l'amélioration de l'épileptique s'était manifestée beaucoup plus rapidement, que celle du délire mélancolique.

En résumé, ce malade présente encore aujourd'hui deux maladies distinctes, Tépilepsie et le délire mélancolique, et nous avons vu deux ordres d'impulsions, les unes inconscientes se rattachant à Tépilepsie, les autres dont le malade a une entière conscience et qui sont une des manifestations du délire mélancolique.

Ces exemples suffisent pour montrer que l'impulsion, quelque extraordinaire qu'elle soit, quelque grave que soit Tacte auquel elle donne lieu, ne saurait être regardée comme toute la maladie et que la monomanie impulsive loin d'être une maladie distincte n'est, en définitive, qu'un épisode de différents états pathologiques qu'il faut avant tout déterminer.

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SUICIDE PAR BLESSURE DU GŒUR AV»! UNS J^INGLK MESURANT A PEINE TROIS CiENflKÈfRBS <1}

Les blessures du cœur ménagent les surprises les plus inattendues. Tantôt une plaie atteignant les cavités ne s*accompagne d'aucune complication et guérit rapidanent; d'autres fois, au contraire, de simples piqûres des parois font naître des accidents formidables qui emportent le malade. D'une manière générale, toutefois, les plaies non pénétrantes du cœur n'ont pas le caractère de gravité des plaies pénétrantes de cet organe.

Dans ses expériences sur les animaux, le physiologiste, en effet, ne craint nullement Tintroduction dans la cavité du péricarde de l'extrémité aiguë d'une tige dont l'autre extrémité porte à l'extérieur un petit signal indiquant les mouvements du cœur. Ce procédé opératoire ne semble pas modifier les conditions de l'expérience.

Chez rhomme, les parois ventriculaires ont une épaisseur aaiffisante soit pour être traversées, sans pénétration dans les cavités, par des pointes effilées, soit pour loger des projectiles, le plus souvent des balles, qui peuvent même rester enchâtonnées dans le muscle sans provoquer d'accidents ultérieurs. Dans ces cas, le corps étranger fait souvent office de bouchon et empêche Thémo-péricarde.

(1) Maonan (Co/n. à la Soc, de Blol.^ 1890).

SUICIDE PAR BLESSURE DU CŒUH 37fi

M. Tillaux rapporte dans son Traité d'aaalomie toporjra^ pbique, p. G27, le cas très remarquable d'un méianpolique qui s'était introduit dans la région du aL'ur une tige de Fer de 16 centimètres de longueur ; elle n'était plus visible au moment de l'examen, mais on la scnlait sous les doiglssoulevant vigoureusement lu peau ii chaque contraction du cœur. L'année suivante, cet aliéné ayant succombé à la suite d'une nouvelle tentative de suicide, M. Tillaux constata ([ue la lige de i'er avait traversé le bord antérieur du poumon gauche, la paroi postérieure des ventricules, et qu'elle s'êtai' engagée dans le poumon droit.

Chez les animaux, la présence de corps étrangers dans les parois du cœur a été souvent signalée ; des balles notamment ont été trouvées sur le cerl', le daim, le sangUer, sans troubles appréciables pendant la vie.

D'autre part, si les plaies pénétrantes sont habituellement plus dangereuses, quelques cas de tolérance du cœur pour certaines blessures ont conduit des médecins à proposer la saignée du cœur, la ponction des cavités droites, dans des cas de gène grave du la petite circulation.

Dans un article sur la cardiocentèse, M. liruhl {Progrès médical, 1887, n"' 19, 50, 51, 53) rappelle l'opinion iavorable de quelques médecins américains et notamment du D' Westbrook, à cette opération.

Le suicide récent d'une aliénée vient ïouniir un exemple du danger de certaines plaies, même non pénétrantes du cœur, et justifier, une fois de plus, les prudentes réserves émises par quelques cliniciens (Roger, Rendu) lorsqu'on est appelé, chc/. l'homme, à introduire un instrument aigu (aiguille, trocart) dans le péricarde.

II s'agit d'un cas de mort volontaire dans un paroxysme mélancolique chez une femme, R... Marie, âgée de trenledeux ans, à l'aide d'une petite épingle mesurant à peine 3 centimètres.

Cette femme, héréditaire dégénérée, compte dans ses

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ascrâdànts un onde maternel suicidé ; dans ses ooUatâma, une sœur débile, une autre sœur mère d*un idiot. Quant à elle, elle a deux enfants Agés Tun de quatoe ans et dem, VwAn de six ans, qui, jusqu'ici, paraissent bien portants.

Une fièvre typhoïde survenue à dix ans n^a Mé suiirie d*au(nili trouble intellectuel appréciable et la malade a joui jusqu'à dix-huit ans d*une santé assex bonne. A ûMe 4^oqiie, elle est mitrée dans un couvrait avec llntaitfam de se faire religieuse ; eUe a eu une bouCTée délirante mysfique, dk voyait la sainte Vierge, c'était blUmc, diaait-^fo; elle a entendu la voix des anges et de Dieu. Elle quiUe le oouvrat et, depuis lors, elle est restée imj^ressîonnafale, cramtîve, mais sans présenter de délire. E31e se marie à i^ngl^sinq ans, elle a deux enfants dans les trois prraidères années du mariage ; elle vit en bonne harmonie avec son mari, nôais Toa* vrage n'allant pas, le ménage est souvent dans la gâna, et l'on doit s'imposer de nombreuses privations. Q y a un an, ils quittent Dijon où ils demeuraient et se déddmt à venir à Paris où ils espèrent trouver plus de travail.

La, les soucis matériels augmentent et la pauvre femme devient d'une tristesse et d'une émotivité extrêmes. Dès que son mari sort pour ses occupations, elle le supplie de rentrer bien exactement à l'heure, lui déclarant que le moindre retard ferait surgir dans son esprit les plus vives alarmes ; elle redoute constamment un accident et elle ne pourrait s'empêcher de croire à un malheur. Elle sort peu, ne trouve aucun plaisir dans les distractions du dehors, et elle n'a de l'attrait, dit-elle, que pour la lecture des feuilletons et des faits divers des journaux; les récits des événements tristes l'intéressent plus particuHèrement.

Depuis quelques mois, sur ce fond de déséquilibration mentale surgissent des syndromes épisodiques nouveaux.

Passant à la place de la Nation, R... Marie se sent poussée à se précipiter sous un tramway et elle a beaucoup de peine à s'en empêcher. Ces impulsions au suicide reviennent de

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