‹ Recherches sur les centres nerveuxChapitre 68 sur 93 · LOCALISATIONS · texte numérisé non relu

LOCALISATIONS

1h parlie moyennede la pi-eraière circonvolution fronlate, et, en arrière, elle est séparée de l'extrémilé supêneiire delà circonvolution frontale ascendante par un espace de deux eentiraèliea et demi ; conséqncmment, la portion de la première circonvolulion frontale qui confine imraédialemenl la circonvolution mai^inale antérieure est restée libre. Une roupe faite perpendiculai renient au niveau du foyer dans l'épaisseur de rhèraisphêre n'a montré ni hémorrhagie, ni congestion anormale, ni ramollissement dans la substance blanche ; celle-ci, examinée au microscope, à l'état frais, s'est montrée libre do corps granuleux, indice d'un ramoliissemont t|U! aurait pu échapper à l'œil nu. D'autre part, deux coupes pratiquées, d'après le conseil de M. Charcol, à la Société de biologie, sur les circonvolutions ascendantes frontale ol pariétale, n'ont rien fait découviir. .V ce moment, l'autopsie datait de quatre jours, maïs l'hémisphère avaif été conservé dans l'alcool pour laisser â l'organe son aspect général el donnor une j uste idée de la topographie de la lésion.

Quantau second point relatif aux phénomènes accessoires, hémiplégie et convulsions, survenus subitement, il est d'autant plus intéressant à noter qu'on trouve là les lésions aiguës récentes qui les ont produites. Ces accidents surajoutés, à évolution rapide, diffèrent entièrement de certaines paralysies partielles permanentes qui dépendent de lésions à marche plus lente, de scléroses limitées à un ou plusieui's nerfs ou ii une portion plus ou moins étendue, soit de la moelle, soit du cerveau. Tous ces phénomènes accessoires viennent troubler le cours de la paralysie générale, masquent et obscurcissent ses signes essentiels et peuvent dans quelques cas rendre le diagnostic fort difficile. On ne saurai! donc trop insister sur la détermination précise de Ions les symptômes accessoires do la paralysie générale, pour en faire une analyse exacte, les apprécier à leur juste valeur, el les dégager des symptômes essentiels qui seuls peuvent

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servir de base au diagnostic. Ces derniers, peu apparents quelquefois au début de la maladie, sont néanmoins constants, dépendent d'une lésion constante, Tencéphalite chronique interstitielle diffuse, sur laquelle viennent se greflfer en quelque sorte toutes les autres lésions accessoires. Quelques-unes de ces lésions, les congestions, les hémorrhagies, les ramollissements circonscrits, sont purement accidentelles ; d'autres, les scléroses circonscrites, traduisent plus complètement en un point limité la lésion généralisée ; d'autres enfm, plus rares, les dégénérescences colloïdes, ne sont qu'un des modes de terminaison de la sclérose diffuse.

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PARALYSIE (iliNERAI.E AVEC ATROPHIE DE LA CIB- CO:(V0LUTI0N PARIÉTALE ASCENDANTE GAUCHE, CONSÉCDTIVE A LA COMPRESSION PAR USE TUMEUR, SANS PAIIALVSIE DU COTÉ DROIT. CONVULSIONS UNILATÉRALES (iAUCIIES. MENINGO-ENCBPHALITE CHRONIQUE INTERSTITIELLE DIFFUSE ET SARCOME AXOIOLITIIIQUE (l).

M., femme E.., méaag'ero, âgéa de 48 ans, ootre à Sainte-Anno le 30 octobre 1678. Celte femme, dont leaonlécédaats héréditaires n'offrent rien de t>articuliei', d'une santé habituellement bonne, s'est miriée eu aecondea noces, au commencement de 1810, après avoir eu, d'un pi'emier niaringe, un eiiTunt mort à six mois d'une affection intercurrente. La ménopause semble dater, chez cette malade, d'une époque antérieure à son second mariage, mais, dans tous les cas, le mari n'a jamnis constulé de rcgies. En novembre 18*70 ae produit, pour In première fois, une attaque épiloptiforme qui est bientét suivie de cinq autres, développées succeasivement et presque saaa interruption. Les coiivulgioDs a'étendeiil a tout le cété gauche du corps, au brus, à la jambe et à la moitié correspondante de la face; ellei ne laisaent après elles aucune paralysie, ni à droite, ni à gaucha. A partir de ce moment, des attaques se sont montrées irrégulièrement, plus fortes pnr moments, d'nutres foia plua faibles, miia en général pins fréquenlcB, se traduisant toujours perdes convulsioas unilntérules gauches, sans traces de paralysie. Dèa 1870, les facultés pai'nisaent arfaiblies, la mémoire dimiouéc, et quoique la malade vi-

I, {Corn, à la anc. Biol,, t.

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que aux soins du ménage, elle s'acquitte de sa tâche aaseï mal pour que le mari soit obligé de tout surveiller, de tout mettre en ordre. Les faoullés morales et affeclives sont également émoussées, la malade reste apathique, indirférente, et ne poruit nullement louchée ni de son inaufQsance, ni des reproches qui, au début, lui gant adressés. Parfois, elle parait satisfaite, contente, mal);ré de nombreux motifs de tristesse. En 1876, les convulsions s'accompagnent parfois d'excitation et, en 1811, à la suite d'une série d'attaques, la ma-

lade flst prise d'un accès maninquc pour lequel on la fait entrer à Sainte- Anne. Sortie au bout de cinq mois, sur la demande de son mari, aile est incapable de s'occuper de son ménage : et après un nouvel ■ocès d'agitation, elle est replacée à l'asile. A son entrée, le SO octobre 1878, elle offre un degi-é avancé de démence; sa mémoire est notablement affaiblie, elle est salisfaite, contente; elle raconte d'une manière enfantine qu'elle gagne beaucoup d'argent, qu'elle fait de belles bottines, qu'elle est très adroite, qu'elloa de jolis yeux, qu'elle est belle. Sa parole est hésitante, ta pupille gauche est plus large. Elle reste dans le même état pendant trois semaines, puis elle devient turbulente, s'excite, entend la voix de ses parents, deson mari, et elle est prise d'attaques épileptiformes suivies do coma et de mort, le 26 novembre.

Autopsie. — La cololle crftnienne est épaissie, le diploé est rouge, injecté de sang danstoulc son étendue. La dure-mére, faiblement injectée, ne présente pas île néo-membranes. L'arachnoïde et la piemère épaissies, cedémaleuses, opalines, adhèrent dans toute l'étendue de l'bftmisphère droit, en arrière .inssi bien qu'en avant. T/hémîspbère gauche présente également des adhérences sur le lobe frontal, BUT le lobe occipital, mais, à la partie moyenne, les méninges

s'enlèvent avec \i Me et parii>la1e a

l'ARALYSIB

plus gi'BD'Ie facilite sur les ciTConvoliitioi)& froa-

i-eiidaiiles, eur les lobules pariëtnux supérieurs et s ciieonvohiliona lemporales. Sur ce même hémisphi^ra gauuhe, à la pni-lie moyenne du sillon lio Holai)do, on voiliins tumeur nlloni^ôe, dirigée de huul en bas et d'arrière en avant dans le sens du sillon, légèreincnl bosselée, se laiesHUt déprimer par nu repli de l'i circouvolulioa rroiilalu ascendante, rn!>is nppnyant en apnj-ro sur In circonvolution pariétale Bsi-endante qu'elle comprime, el qui, danfi ses deux tiers eupiiiieure, se trouve réduite à peine aui deux liei's de sou volume. Prorondément, In lumeur plonge dans le siitoa de Bolando, allL'int la substance lilanehe adirés avoir détruit la pie-mère et la couche corticale dans l'étendue de deux cenlrmèlres. fjn lumeur (1) (sarcome angiolithiquel, d'un gris ro«é, du volume d^ane amande, OToide, à Rrosse eitlrémilé supérieure, est fonnce par oneci>que libreuscrccouverte d'une couchogrii-âtrB,minceet molle. 1^ double eoutt-na JHuntLtre, caséiforme, ccil tràs mou parp'aoes, ouliieDcrétace et rèsislunt en d'autres endroits. Dans la grosse extrémité, on trouve B|i|ieudue à la fjca interne de la coque Hbreuse une petite masse fusiformode 1 centimèlrede lont;ueursijr& millimètres dons la portion la plus liirgf, oETraat à In coupe des stratiBcatione sitceessives qui, d'un noyau central assez résiFtanl, d'un (;ris perlé, s'étendent en deliors par uouuhes sueceasives d'uspeut Tibroux, d'ubord grisâtres, et puis jaunâtres a la périphérie. Le centre est eomposé de vaiâseout pelolounés dout la paroi, vue au microscope, est transformée en une gaine liomogi'np, vitreuse, avec de petites fissures transversales de disittuce en distance comme les brisures de verre. Dans les préparations prises à la périphérie de ee petit corps ovoïde, oa aparçoit de inc. Ceux-ci se montrent également ttes de grnisse, de corps granuleux dans les préparations provenant de

1 coulact avec la lumeur, au fond du sillon de Holondo, examinée au microscope, laisse voir de rares cellules nerveuses (corticales] échappées à la destruction, des corps granuleux, des granulations isolées ou réuaies en amas irréguliers, dispersés fo cl là dous la préparaliou ou groupés sur les parois vasculaires. A 3 millimètres au-dessous, le ramollissement peu profoad s'arrSta déjà; au microscope on trouve, en effet, seulement quelques rares corps granuleux; les tubes nerveux, munis du cylindre d'axé et de la gaine do myéline, sont sains.

Le quatrième ventricule e>it granuleux (fibromes papillifonnes), surtout au niveau du bec de calamus ; quelques granulations se moatrent aussi à la surface de l'épendyme des ventricules latéraux.

nombreux erisinux de cholestéri

très nombreux ai

j milieu de guu

et de granulation

.s graisseuses '

la substance case

ii forme.

La couche du l

issu cérébral, ei

(1) CoHNiL et Ranvibk. iManuel d'histologie, t. I, p. 433.)

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