‹ Recherches sur les centres nerveuxChapitre 69 sur 93 · AVEC ATROPHIE · texte numérisé non relu

AVEC ATROPHIE

Le cœur est surchargé de graisse; la paroi \entriculaire gauche est recouverte d*une couche graisseuse qui reste superficielle, mais sur le ventricule droit celte couche pénètre plus piofondëment. La valvule mitrale souple n^offre pasd^altération; lesvolvules sigmoïdes sont également saines.

L'aorte est légèrement jaunâtre, mais sans plaques saillantes d'athérome.

Les poumons n'offrent d'autres altérations qu'un peu d'engouement à la base et en anière sur les parties déclives.

La rate est normale.

Les reins sont légèrement jaunâtres à la couche corticale.

Lo foie, légèrement graisseux. n'olTre, par places, que quelques plaques jaunâtres.

Les symptômes observés chez celte malade sont ceux de la paralysie générale ordinaire, et si, dès le début, il s*est produit des attaques convulsives unilatérales gauches, elles trouvent une explication suffisante dans la prédominance marquée des lésions (méningo-cncéphalite chronique interstitielle diffuse) dans riiémisphère droit. L'effet de la prédominance unilatérale des troubles moteurs dans la paralysie générale a été signalé depuis longtemps, et M. Baillarger avait déjà noté chez les paralytiques généraux qui se tiennent penchés d'un côté du corps, des lésions plus accusées et particulièrement une diminution du poids de Thémisphère opposé au côté affaibli. Pour ma part, j'ai eu plusieurs fois Toccasion de constater une prédominance marquée de la lésion dans l'hémisphère opposé, non seulement à laparésie, mais aussi aux convulsions unilatérales. Toutefois, dans quelques cas, les désordres de la molilité accusés d'un côté, sont sous la dépendance d'une lésion circonscrite surajoutée à l'encéphalite interstitielle diffuse. Quoi qu'il en soit, les convulsions sont ici la conséquence légitime de la plus grande étendue de l'inflammation chronique sur l'hémisphère droit. Mais pour l'hémisphère gauche, comment donc expliquer le silence de la lésion? Comment expliquer l'absence complète de toute réaction dans le côlé droit du corps, avec une lésion aussi étendue et aussi profonde des deux tiers supérieurs de la

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