CONCLUSIONS
Dans la première Partie de ce travail, consacrée au protochlorure de chrome, j'ai décrit un ensemble de procédés qui simplifient la préparation et le maniement de ce corps jusqu’à présent si dificile à obtenir.
J’ai décrit successivement :
Une réaction nouvelle et rapide pour obtenir le protochlorure dissous ;
Un procédé simple pour l’obtenir cristallisé ;
Un système de dessiccation à l’abri de l’air, qui est applicable à tous les corps altérables au contact de Pair, qui permet de les dessécher, de les manier avec une grande simplicité sans le secours d'appareils spéciaux;
Un nouveau procédé de préparation du protochlorure anhydre ;
Un chlorhydrate de protochlorure de chrome
(Gr C1ÿ, HCI, 13H0
que j'ai rencontré dans la préparation du protochlorure.
J'y ai joint plusieurs données thermochimiques que je réunirai plus loin.
Dans cette première Partie, qui n’est qu'un préambule, je n’ai eu nullement en vue l’étude des propriétés du protochlorure; j'ai eu seulement pour but d'indiquer les procédés nouveaux de préparation que j’ai utilisés pour l'étude des relations du protochlorure avec le sesquichlorure, qui se trouvent exposées dans le courant de la seconde Partie.
La deuxième Partie de ce travail, qui est la principale, est consacrée à l'étude du sesquichlorure de chrome, de ses états isomériques, de ses relations avecle protochlorure.
J'y ai démontré l'existence de deux états isomériques du sesquichlorure de chrome hydraté cristallisé : le sesquichlorure vert et le sesquichlorure gris ayant la même
composition Cr? Cl, 13 HO.
62 A. RECOURA.
J'ai donné pour le sesquichlorure vert cristallisé, déjà connu mais difficile à obtenir, un procédé commode et rapide de préparation, ainsi que plusieurs modes nouveaux de production.
On ne connaissait le sesquichlorure gris qu'à l'état dissous. J'ai donné, pour l'obtenir à l’état cristallisé, deux procédés de préparation ainsi que plusieurs modes de production nouveaux pour l’obteuir en dissolution.
J'ai étudié à l’aide des données thermiques les relations de ces deux isomères, les circonstances et les lois dé leurs transformations réciproques l’un dans l'autre, les conditions de la stabilité de leurs dissolutions, et j'ai fait voir que les données de l'expérience étaient conformes aux prévisions de la Thermochimie.
Cette étude méthodique des transformations des disso- Jutions des deux isomères m'a permis de donner l’explication de faits multiples, contradictoires, sans lien apparent, épars dans les Mémoires de différents chimistes, en les reliant entre eux et les faisant entrer dans un même cadre.
Passant en revue un certain nombre de réactions de différente nature qui donnent naissance à des dissolutions de sesquichlôrure, j'ai fait voir qu’il fallait rattacher toutes ces dissolutions, si différentes qu’elles fussent en apparence, à ces deux Lypes uniques.
J'ai montré l’étroite parenté de ces deux isomères, en faisant voir qu'ils se ratiachaient à un mème oxyde de chrome, Poxyde des sels violets de sesquioxyde de chrome, et J'ai montré également qu’il n’y à aucun lien entre le sesquichlorure vert cristallisé et ce que l’on appelle l’état vert des sels de chrome. À cette occasion, j'ai indiqué la constitulion de ces composés, en faisant voir qu’ils correspondent à une variété biacide de sesquioxyde. J’ai montré pourquoi, dans les mêmes conditions, le sesquichlorure ne donnait pas naissance à un composé analogue, mais dans quelles conditions on pouvait l’obtenir.
D de Se
À côté de cette nouvelle variété de sesquioxyde de chrome, j'ai décrit incidemment deux autres variétés également. biacides, réservant d’ailleurs l'étude de ces différentes variétés pour un travail spécial.
Dans le courant de ce travail, j'ai rencontré l'explication du fait si curieux découvert par M. Peligot, de l'action dissolvante exercée par le protochlorure de chrome sur Je sesquichlorure anhydre; j'en aï indiqué le mécanisme et démontré que le sesquichlorure anhydre, pour se dissoudre, devait passer par l’état transitoire de protochlorure.
Enfin j'ai rencontré également des chlorhydrates de sesquichlorure de chrome, maïs dont je n’ai pu donner la composition exacte.
La plupart de ces résultats ont été obtenus en prenant pour base les mesures thermochimiques. Aussi, au cours de ce travail, ai-je déterminé plusieurs données thermiques, dont la principale est la chaleur de transformation du protochlorure de clirome en sesquichlorure. Voici les
plus importantes :
Chaleurs de formation.
Cr? Cl? sol.+ CI gaz —CrGlanhydree #7 RD O NP COR + 39,4 Cr?CI? diss. + Cl gaz —,Gr2Cldissétatepécial ere . + 56,7 Cr?CP diss. + O gaz — Cr CGlAOIMSSOUS RENE te + 50,4 Chaleurs de dissolution et d’'hydratation.
Cr CI sol. + Aq Cr OLAISSOUS MERE EE NE ocre EE 9,3 Cr CI, 4H0 + Aq PA RO RE PER NE + 1 CrCl sol. + 4 HO liq. = CO AIOICHISTAIIS CREER ARE EEE + 8,5 Cr CI sol. + 4 HO sol. OR MOIS LAISSES 0.4 Cr2Cl3 anhydre + À q — Cr? CI dissous (état spécial). . ..... + 35,9 CORP BSINOMNeNUTEE No CHA CIEVeREISSOUSS EEE CR — 0,04 Cr2Cl, 13H00 gris + Ag. —= Cr’C gris dissous... ...,..... + 12,02 Cr? Cl anhyd. +13 HO sol. = Cr?C}l, 13 HO vert cristallisé. ...... + 21,3 Cr?ClB8 anhyd. + 13 HO sol. = Cr?ClB, 13 HO gris cristallisé. . ..... + 18,6