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CHAPITRE Il

PROPRIÉTÉS DES RUTHÉNIUM-II-TRIOXALATES

Les métal-I-trioxalates qui présentent des analogies morphologiques évidentes se différencient par leur stabilité ; le mot stable n'est pas pris ici dans le sens thermodynamique et désigne seulement l'aptitude à subsister sans altération loin des conditions d'équilibre vrai. Certains ont une grande robustesse ; les premiers auteurs qui ont étudié les chrome- III-trioxalates ont noté l'absence de précipité avec les sels de calcium, fort surprenante pour des sels doubles. D’autres sont des complexes très imparfaits ; c’est le cas de ceux qui sont formés avec les métaux placés à droite dans la classification périodique de la page 152 ; l’antimoine-II[-trioxalate de potassium, d’après les mesures de conductibilité de Dhar (8), se comporte en solution comme un mélange d’oxalate de potassium et d’oxalate d’antimoine ; le seul thallium-I[f-trioxalate connu manifeste une tendance très marquée à perdre une molécule d’oxalate et à se transformer en thallium-IIldioxalate. Les métal-[l-trioxalates appartenant aux colonnes HIT a à VIII, d’après les réactions de double décomposition et les conductibilités de leurs solutions, sont des complexes parfaits; mais un groupe s’y distingue encore : ceux qui correspondent à la triade Mn-Fe-Co sont fragiles à cause de l'aptitude du métal central à passer de la trivalence à la divalence ; les manganèse-[[I-trioxalates sont à peine saisissables, les cobalt-II-trioxalates ne peuvent être chauffés ; la lumière

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décompose les manganèse-IIf-trioxalates (9,13), les fer-IITtrioxalates (1,3,16) et les cobalt-IIl-trioxalates (4, 11, 12, 18) avec mise en liberté de gaz carbonique et précipitation d’oxalate manganeux, ferreux ou cobalteux.

Le ruthénium-IIl-trioxalate de potassium se classe avec les métal-III-trioxalates robustes comme on en peut juger

d’après les expériences suivantes.

Conductibilité des solutions de ruthénium-[l-trioxalate

de potassium.

La conductibilité a été déterminée par la méthode de Kohlrausch en suivant les indications du traité d’Erich Müller. L'eau distillée avait une conductibilité spécifique de l’ordre de 3 X 10%; j'ai préparé une solution de o g. 564 de Ru(C?0*+)K5,4 1/2H?0 en 100 cm° à partir de laquelle ont été faites les dilutions ; les mesures ont été faites à 140.

v 100 200 4oo 800 1 600

Av 266,7 290,6 309,6 324,0 334 ce qui tend vers une conductibilité moléculaire limite correspondant à {4 ions.

Après 24 heures, pour v — 100, j'ai trouvé lv = 265,0. .

Pour |[Fe(C?20#)°}K3 v = 250 UE RS 90 (Ho)r [Cr(C20*) ]K3 » 323,7 (14) (15).

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