‹ Recherches sur les combinaisons complexes du ruthéniumChapitre 46 sur 65 · DS · texte numérisé non relu

DS

Maon explique ainsi la stabilité moindre des complexes du fer-IIl vis-à-vis de ceux du fer-II (fer-II[-trioxalates se transformant à la lumière en fer-Il-oxalate ; ferrrammines très instables, tandis que Werner a pu dédoubler les sels de fer-Il-tridipyridyle en inverses optiques).

On pourrait trouver dans la chimie du cobalt ou du fer des exemples qui font échec à cette théorie ; pour les ruthé-" nium-oxalates le désaccord est complet.

Le numéro atomique du ruthénium est 44 ; pour atteindre celui du xénon, il faut dix unités ; dans les ruthénium-IIltrioxalates qui sont stables, le gain n'est que de neuf électrons; il dépasse dix si l'on tient compte des molécules d’eau; le passage spontané au ruthénium tétravalent ne fait qu’accentuer l'écart (8 électrons); le ruthénium-IVnitrosopentachlorure de potassium qui est un sel particulièrement robuste fait aussi exception à la règle.

En résumé, la formation des ruthénium-IlIl-trioxalates à partir des chlorosels se fait par l’intermédiaire de ruthénium-[l-dichlorodioxalates : j'ai isolé le sel de potassium qui a gardé la facilité d’hydrolyse des chlorosels. Les ruthénium-IIl-trioxalates, comme toutes les combinaisons de ruthénium trivalent, ont une tendance assez nette À se transformer par oxydalion en oxalosels du ruthénium tétravalent.

Page 1