‹ Recherches sur les combinaisons complexes du ruthéniumChapitre 64 sur 65 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1. Au cours de ces recherches, j'ai préparé plus de cinquante combinaisons nouvelles du ruthénium et plus de vingt types différents de molécules complexes :

(Ru(OH PC IH, acides ruthénium-Ill-diaquotétrachlorhydriques rouge et vert.

(Ru(ORPCI)E.NE®.CEF, ruthénium-I[l-diaquotétrachlorure de méthylammonium.

(RuCIS K,H°0, ruthénium-I[I-hexachlorure de potassium.

[RuCIS(NH*#,H°0, ruthénium-Ifl-hexachlorure d’ammonium.

[RuCISINa?,12H°?0, ruthénium-IIl-hexachlorure de sodium. (RuCIS EE py*, HO, ruthénium-IIl-hexachlorure de pyridinium. (

[Ru py CIS)HE py?, ruthénium-IlI-pyridinopentachlorure de pyridinium.

Ru py? CIH py, ruthénium-I[f-dipyridinotétrachlorure de pyridinium.

(RuCI py?}, ruthénium-IV-tétrachlorure dipyridiné. [Ru(OH?)CIT]H* en?, ruthénium-[[l-aquoheptachlorure d’éthylènediammonium.

[Ru(OH)Cl Hfen?, ruthénium-IV-hydroxoheptachlorure d’éthylènediammonium.

2Ru(C?0*)ŸK*,9H?0, ruthénium-Ill-trioxalate de potassium.

2Ru(C?20*K3,CIK,8H°0, sel double de ruthénium-Ill-trioxalate et chlorure de potassium.

258 R. CIARONNAT

Ru(C20®(NH4}#,3H20, ruthénium-Ill-trioxalate d’ammonium.

Ru(C?O#BNa’,5H?0, ruthénium-lII-trioxalate de sodium.

{ Ru(C?06) { SNat°K5,32H?0, ruthénium-Ill-trioxalate de sodium et de potassium.

Ru(C20#)(Ag,K),3H°0, ruthénium-IIl-trioxalate d'argent et de potassium.

Ru(C?20*)BaK,3H20, ruthénium-I[lI-trioxalate de baryum et de potassium.

Ru(C?OfKH?(CH2N20?},4H0, ruthénium-lIf-trioxalate de potassium distrychnique.

Ru(C?0*)HS(C2H2N20?$,12H20, ruthénium-III-trioxalate tristrychnique.

RuCP(C?0**K%,H?0, ruthénium-III-dichlorodioxalate de potassium.

Ru(C?0#ŸK?,2H20, ruthénium-IV-trioxalate de potassium.

Ru(C?20#)H?,(CAH22N20?},8H°?0, ruthénium-IV-trioxalate distrychnique.

Ru py?(C?20*)°K,6 ou 2H?0, ruthénium-ITI-dipyridinodioxalate de potassium.

[Ru(NO)CI(C?204)K?,H?0, ruthénium-[V-nitrosochlorodioxalate de potassium.

[Ru(NO)F(C?0#)}K?,H°0, ruthénium-IV-nitrosotriiodomonoxalate de potassium.

(d + l)2[Ru(NO) py (C204?/K,9H20, ruthénium-IV-nitrosopyridinodioxalate de potassium.

(d + LERu(NO) py (@01}]Ag, ruthénium-IV-nitrosopyridinodioxalate d'argent.

(d + 1) Ru(NO) py (C0) Ba, ruthénium-IV-nitrosopyridinodioxalate de baryum.

(d + 2) Ru(NO) py (C?01)]NH!, ruthénium-IV-nitrosopyridinodioxalate d’'ammonium,

(d + 2) Ru(NO} py (C01)]H py, ruthénium-IV-nitrosopyri-

dinodioxalate de pyridinium.

d'et {| Ru(NO) py (C201)1H,(C2H?4N?20?),H?0, d et /-ruthénium-[V-nitrosopyridinodioxalates de /-quinine,

d et {| Ru(NO) py (C?0‘)°]H,(C2H?21N20?),H20, d et /-ruthénium-[V-nitrosopyridinodioxalates de d-quinidiue.

d'et ! Ru(NO) py (C0) (NH1),H°0, d et /-ruthénium-IVnitrosopyridinodioxalates d'ammonium.

d'et {Ru(NO) py (C?01)°}H.py, d'et /-ruthénium-IV-nitrosopyridinodioxalates de pyridinium.

{Ru(NO)CI(C20#)? py?}, ruthénium-IV-nitrosochlorodioxalate dipyridiné.

[Ru(NOXOH.HCDCPpy?}, ruthénium-IV-nitrosochloraquodichlorure dipyridiné.

{Ru(NO)(OH)CE py?},ruthénium-[V-nitrosohydroxodichlorure dipyridiné.

(Ru(NO)F en}, ruthénium-[V-nitrosotriiodure éthylènediaminé.

(Ru(NO)ClF en), ruthénium-lV-nitrosotrichlorure éthylènediaminé,

x et & [Ru(NO)Len?|, iodures de ruthénium-IV-nitrosoiododiéthylènediamine.

Br? Ru(NO)I en?|, bromure de ruthénium-[V-nitrosoiododiéthylènediamine.

P{Ru(NO)Br en?}, iodure de ruthénium-IV-nitrosobromodiéthylènediamine.

Br?{Ru(NO)Br en°?}, bromure de ruthénium-[V-nitrosobromodiéthylènediamine.

CE{Ru(NO)CI en°}, chlorure de ruthénium-I[V-nitrosochlorodiéthylènediamine.

I{[Ru(NO)OH.HCI) en?|, iodure de ruthénium-IV-nitrosochloraquodiéthylènediamine.

2. Quelques-unes de ces combinaisons ont permis de mettre en évidence des analogies très étroites entre le ruthé-

nium-IIl et d’autres métaux trivalents.

3. J'ai démontré que l'existence de paires d’isomères dans les chlorosels potassiques du ruthénium, — isomérie en

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contradiction avec la théorie de Werner, — n’était point réelle ; le chlorosel brun de Claus considéré par divers auteurs comme un chlororuthénite est un hydroxopentachlororuthéniate.

4. J'ai montré le premier que les solutions dites de sesquichlorure de ruthénium contenaient un mélange de chlorures de ruthénium-III et de ruthénium-IV ; j'ai précisé les conditions dans lesquelles on peut préparer le trichlorure vrai qui est insoluble dans l'eau et j'ai donné une interprétation de sa formation.

5. Le ruthénium, ordinairement hexacoordonné, prend parfois la coordinence 8.

6. J'ai découvert dans les combinaisons du ruthénium l'existence de l’isomérie cis-trans et de l’isomérie optique.

7. Un nouveau cas de syncristallisation d'inverses optiques en proportions inégales a été signalé.

8. La pyrolyse des chlorosels potassiques en atmosphère chlorhydrique a été étudiée : le ruthénium-IlIl-pentachlorure de potassium qui se forme dans la pyrolyse de [RuCIS]K? et de [Ru(OH?)CI5]K? manifeste des propriétés additives.

9. Les combinaisons nitrosées du ruthénium ont une robustesse remarquable, tandis que les combinaisons non nitrosées sont assez souvent des complexes imparfaits.

10. La théorie électronique de Sidgwick est en contradiction avec la robustesse particulière de plusieurs combinaisons du ruthénium.

11. Les composés simples ou complexes du ruthénium trivalent ont une tendance très marquée à passer par oxydation au ruthénium tétravalent,.

12. Les chlorosels pyridinés non nitrosés du ruthénium ont une aptitude exceptionnelle à subir la réaction d’Anderson (dissimulation de la pyridine dans l’ion complexe).

13. Pour deux combinaisons, la conception des sels aquo selon Werner ne représente pas exactement les faits ; l’eau est coordonnée/avec un autre groupement ou atome ; il faut

considérer un second centre de coordination autour de l'atome d'oxygène.

14. L'eau dite de cristallisation se comporte souvent comme de l’eau de constitution, même lorsque son élimination est facile ; l’eau du fer-I[l-aquopentachlorure, complexe très imparfait, est statiquement équivalente à l’eau du ruthénium-[ll-aquopentachlorure Ce rôle de l’eau et la variabilité de la coordinence expliquent les propriétés singulières de certaines combinaisons : ruthénium-Ill-dipyridinodioxalates.

15. Le modèle octaédrique de Werner ne représente pas toujours tous les faits observés; un modèle cubique ou rhomboédrique paraît préférable dans quelques cas (métallotrioxalates, ruthénium-III-dipyridinodioxalates).

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