RL LUE
Cette cétone a été obtenue par KonpaKkow (1) en liquéfiant dans un tube contenant du chlorure de zinc et du chlorure d’acétyle à —200 autant d’isobutylène qu’exige le rapport C,H3 + CH,COC. Si on laisse ensuite ce tube scellé pendant 10 minutes à la température ordinaire, il s’échauffe, tandis que le chlorure de zinc fond et se colore en brun et que le volume du mélange primitif se réduit. Si on modère la réaction par un fort refroidissement 1] reste dans le tube le résidu d’isobutylène et de chlorure d’acétyle. A la fin de cette réaction, après que l’isobutylène ait été distillé, le contenu du tube est versé dans de l’eau glacée, y est lavé et ensuite agité avec une solution de soude caustique concentrée. En ce cas l’odeur des produits primitifs de la réaction fait place à celle de l’oxyde de mésityle, qui contient cependant une assez notable quantité de chlore même lorsqu'il reste pendant 4 jours sur de la soude. Ce n’est que le traitement définitif par l’oxyde d’argent humide qui donne le produit tout à fait exempt de chlore, soluble dans l’eau et bouillant à 128-1300.
De tout ceci, il résulte que l’oxyde de mésityle, que j'obtiens dans toutes mes fractions de tête et qui provient de la cétone chlorée correspondante par perte d'acide chlorhydrique à la distillation, distille très mal et que pour l’obtenir pur, c’est-à-dire pour avoir un produit bouillant bien, il faut le soumettre à un traitement spécial enlevant tout le chlore. Ce résultat peut être obtenu par loxyde d'argent humide ou plus simplement en faisant bouillir le produit durant une heure avec de la diméthylaniline. On lave ensuite avec de l’acide chlorhydrique dilué, puis de nouveau à l’eau et extrait au benzène, sèche la couche organique sur du chlorure de calcium. On distille d’abord le benzène, et ensuite le produit résiduel à la pression ordinaire.
Le produit provenant de la méthyle-6-chloro-propylcétone par perte d’acide chlorhydrique est soumis au même traitement.
Par distillation fractionnée de la fraction de tête dans le vide, j'ai obtenu la méthyl-6-chlorisobutylcétone bouillant à 460-510 sous 14 mm. de mercure.
Pour l'identifier, j’ai pris son poids moléculaire par cryoscopie
KonpaAkxow, BL, 3, 7, 582.
= he dans le benzène, j’ai trouvé 137 ; valeur calculée 135. Cette cétone n'est pas mentionnée dans la littérature.
De la fraction intermédiaire, j'ai isolé la chloro-acétine cherchée
de formule :