‹ Recherches sur les condensations des hydrocarbures éthyléniques avec les acétates de chlorométhyle, α-chloro-éthyle, α-chloro-isobutyle et α-chloroheptyleChapitre 71 sur 80 · ETES · texte numérisé non relu

ETES

ment est de 26 à 29 %, du rendement théorique et le débit de cétène pour 400 gr. d’acétone varie entre 15 et 17 gr.

Remarques. — 1° Appareillage :

a) Il faut utiliser un réfrigérant très efficace; celui que j'ai utilisé était un réfrigérant dont la paroi refroidissante était une colonne Vigreux. Avec un réfrigérant ordinaire il faut intercaler, d’après Hurp, deux tubes en U refroidis par de la glace entre le réfrigérant et l’allonge pour séparer toute l’acétone du cétène. Dans beaucoup de réaction l’acétone ne gêne pas.

b) Tube à combustion.

Le tube à combustion utilisé était en verre Iéna. J’ai remarqué que le verre Iéna résistait mieux que le verre Pyrex celui-ci se cristallisant du côté des brûleurs ce qui en provoque la rupture. Le tube à combustion doit reposer sur une mince couche de papier d'amiante.

20 Puisque le cétène est gazeux et vénéneux il est essentiel que l’appareil soit bien étanche. On élimine autant que possible les bouchons de liège. Les connexions se font par des caoutchoucs ; les diamètres des tubes à joindre doivent être équivalents. Les extrémités des tubes en verre doivent venir en contact.

Le caoutchouc situé entre le four et le réfrigérant est protégé par un écran d’amiante ; mais il faut surtout que cette extrémité, celle du tube à combustion, soit loin du four. Les bouchons des vases à réaction et de l’ampoule à brome sont en caoutchouc.

On place l’appareïl autant que possible sous une bonne hotte.

b) On met les vases à réaction dans un mélange réfrigérant pour éviter la vaporisation du solvant et pour que le cétène aït une plus grande solubilité.

c) La décomposition thermique du cétène en oxyde de carbone et éthylène est évitée autant que possible en envoyant dans le tube à combustion un excès d’acétone.

20 Rendement.

a) Les meilleurs résultats ont été obtenus avec une cadence de 50 gouttes par 20 secondes, c’est-à-dire de telle façon que la vaporisation de 100 gr. d’acétone dure 20 minutes.

b) On pourrait calculer le rendement en mesurant le méthane

Se MT

dégagé ; dans ces conditions d’après BerL et KuLLMANN on obtient un rendement de 10 % en trop sur celui de la titration.

30 Catalyseur.

La pierre ponce doit être purifiée, c’est-à-dire exempte de traces de fer et imbibée durant quelques jours dans la solution de sulfate de vanadyle, puis séchée à l’étuve. Dans ces conditions le catalyseur peut servir indéfiniment ; cependant après un certain temps par suite de la carbonisation le rendement diminue. On régénère le catalyseur par oxydation des produits carbonisés qui le recouvrent au moyen d’un courant d’air. Les morceaux bleu ciel de pierre ponce prennent une couleur rouge-brun à 6000; c’est cette coloration que l’on retrouve lorsqu’on régénère le catalyseur.

&° Acétone récupérée.

L’acétone non décomposée redistillée peut servir. On utilise une bonne colonne à fractionnement ; dans le ballon à distiller il reste après distillation un liquide épais noirâtre.

5° La titration se fait en présence de phénolphtaléine.

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