Prrres, Des Anesthésies hystériques, 1887, p
8: Cf. A. Biner, Contribution à l’étude de la douleur chez les hystériques, Rec. philos., XX VII, 169 sqq.
et d’une façon insidieuse', Elle semble suivre une marche progressive. Tout d’abord, en efiet, « la sensation douloureuse disparaît aux doigts de chaque extrémité ; peu à peu sa limite recule, gagne, en remontant, la racine du membre, et finalement affecte un segment du tronc; les deux zones analgésiques peuvent se confondre sur le tronc * ».
Le qualificatif de syringomyélique ne convient. pas exactement à l’état-de la sensibilité que nous étudions, car la dissociation ainsi désignée « n’appartient plus en propre à une seule maladie », dit M. Brissaud *, et d’après M. Grasset, d’une part, «la syringomyélie peut exister sans le syndrome dissociation », ef, d'autre part, « la dissociation existe ailleurs que dans la syringomyélie* ».
Charcot avait en effet reconnu que dans certaines lésions cérébrales en foyer « il est possible d'observer l'analgésie et la thermo-anesthésie avec conservation de la sensibilité tactile * ». :
Landois et Mosler ont constaté les mêmes phénomènes, combinés à de l’hyperesthésie disséminée en des points spéciaux et à de la paraplégie, chez un homme de 50 ans, à la guite d’une attaque d’apoplexie cérébrale”.
F, Caillet, dans les dix observations qu'il rapporte, a