Frey, Beiträge zur Physiologie des Schmerzssinns
4. H. Nicnozs, Expériences sur ‘la douleur, Proceed. of the Amer. Psychol. Assoc., 1894.
les excitations tactiles, les autres à la douleur provoquée !
par le chaud, et les troisièmes à celle qu'engendre le froid. Enfin les nerfs sensitifs et les nerfs dolorifères corres-
pondants aboutiraient à un organe terminal commun". :
C’est pour sauvegarder le principe des énergies spéci-
fiques établi par J. Müller que M: L. Frédéric, à côté ?
des nerfs du tact, de la température et de la pression,
admet, lui aussi, une quatrième catégorie denerfs af goiés aux sensations douloureuses. | Les arguments qu'il invoque sont les suivants:
-1° Dans plusieurs circonstances, la sensibilité” à la :
douleur est supprimée, alors que la sensibilité tactile ou :
thermique est conservée.
2 La sensation douloureuse présente un retard sur la sensation tactile.
92 D’ après Schiff, il y a dans la moelle des voies se conduction spéciales pour la douleur.
4° Certaines régions sont très sensibles à la douleur et
peu aux autres excitations.
5° Enfin, quel que soit l’agent qui produise la douleur, la sensation douloureuse est identique, du moment que la surface cutanée soumise à l’impression extérieure a la même étendue et que l’excitant a la même intensité.
Ces nerfs de la douleur, d’après M. Frédéric, ne répondent qu’à des excitations fortes. Ils n’ont de préférence
pour aucun excitant spécial; aussi ne semblent-ils pas. terminés par des appareils différenciés vibrant plus:
facilement pour certaines formes de l’énergie *
1. H. Nicuozs, Nerfs de la douleur, Psychol. Review, septembre 1895. 2. L. FRÉDÉRIC, Ÿ a-t-il des nerfs spéciaux pour la douleur? ie scient., 4° série, VI, 713-715, :
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Oppenheimer n’admet pas, à proprement parler, l’existence de nerfs dolorifères. Mais, selon lui, la transmission des excitations douloureuses s’accomplirait par les nerfs : vaso-moteurs. Quant à la douleur elle-même, elle consis- : terait en un phénomène pathologique. Elle aurait pour. cause réelle une altération des tissus, en particulier une . altération d'ordre chimique, en vertu de laquelle les produits de décomposition organique s’éléveraient au-. dessus de la moyenne normale".
Voies de conduction spéciales à la douleur dans les centres nerveux. — Plus encore que la question des organes périphériques et des nerfs dolorifères, celle des . voies particulières à la douleur dans les centres nerveux a donné lieu à des théories différentes.
On asurtout cherché à déterminer le trajet des sensations douloureuses dans la moelle épinière.
Schiff, il y a de longues années déjà, prétendait que la douleur est transmise par la substance grise, tandis que les impressions tactiles cheminent par les cordons postérieurs”.