Prrres, Des Anesthésies hystériques, 1887, p
TO
. En ce qui concerne les différents cas de dissociation dite syringomyélique, l’analgésie parait devoir être attribuée aux lésions que subissent les nerfs ou les centres nerveux et qui en diminuent l’excitabilité. C’est du moins l'explication qu'admettent la plupart des meurolo- gistes et en particulier M. Brissaud'. Ne
Très souvent cependant, dans les affections qui | présentent le phénomène de dissociation, on observe parallèlement à l’analgésie une hyperalgésie. plus ou moins marquée. Cette concomitance est en quelque sorte nécessaire. On sait, en effet, qu’à la suite d’une solution de continuité, les fibres nerveuses divisées subissent, jusqu’à une certaine distance du point lésé, une dégénérescence irritative”. On comprend alors que :ces fibres soient plus facilement excitables et provoquent de l’hyperalgésie dans les régions qu’elles innervent. à … Restent enfin les cas spontanés de sensibilité plus ou moins vive à la douleur. Or, les renseignements que nous avons puisés dans l'étude des. cas pathologiques nous permettent de croire qu'ici encore il s’agit de variations
dans l'excitabilité nerveuse. Cette excitabilité augmente-
t-elle, la douleur est à la fois plus intense et plus facilement provoquée, même par des impressions faibles; diminuet-elle au contraire, la douleur peut n'être pas ressentie où bien n’est produite que par. de fortes excitations. Le
1. Brissaun, Leçons sur les maladies nerveuses, 1'° série, 1895, p. 265-268. ;
2. Cf. ENDERLEN, Ueber Stichverletzungen des Rückenmarks, Dectèohe Zeitschrift für Chirurgie, XL, 201; RaymonD, Lecons sur les maladies du système nerveux, 3° série, 1898, p. 559; BrissauD, Leçons sur les maladies nerveuses, (2e série, 1899, p.240.
s éléments nerveux 1 HT
Has Beaunis, : Les Sensations internes, p.203.
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