‹ Recherches sur les conditions de la douleurChapitre 4 sur 40 · EXAMINATEURS DE LA THÈSE · texte numérisé non relu

EXAMINATEURS DE LA THÈSE

MM. à PAVIOT NOVÉ-JOSSERAND BÉRARD | SAMBUC BORDIER

M. R. LÉPINE, Président; M. ROQUE, Assesseur

MM. ALTO PAMOUS Agrégés

La Faculté de médecine de Lyon Alare que les opinions émises dans lés Dissers tations qui lui sont présentées doivent être considérées comme propres à leurs

auteurs; et qu'elle n'entend leur donner ni approbation ni improbation.

© A Monsirur & LE Prorsseur R. LÉPINE à

MIRE ass t DE LYON

Tr Ar CORRESPONDANT DE L'INSTITUT | ASSOCIÉ NATIONAL DE L "ACADÉMIE DE MÉDECINE SN OFFICIER I Dé LA LÉGION D’ HONNEUR

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— Hommage de profonde el respectueuse gratitude. :

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Lplaton interprétait la douleur « comme une altération de. ED vivante’, et Aristote la considérait comme a ; conscience d'un obstséie à à l’activité parfaite de l'âme”. Après eux et pendant de longs siècles, lès psÿehologues : seuls ont étudié les phénomènes émotionnels et n'ônt guère fait qu apporter de-légères modifications aux for- mules de leurs devancicrs grecs, car, comme ceux-ci, | employaient dans leurs ho une méthode essen-" tiell ement intellectualiste. | Au milieu du IX siècle cependant, Ta échos a | siologie remplaça la traditionnelle analyse de l’âme, et à l'observation interne se substituèrent les procédés des ‘sciences biologiques. PR MR are De * Les résultats de ces recherches Don cile ne ils supé- “rieurs à ceux de l’ancienne psychologie?

D après M. L, Raub, partisan très autorisé et très convaineu £ de la méthode intellectualiste, la: psycho- physiologie n'aurait pas répondu aux espérances qu'elle avait fait . naître. « Si intéressantes, dit-il en eflet, que puissent être Iésrecherehes sur les conditions organiques des sen- AE PLATON, Philèbe, 31 de — ARISTOTE, Éthique à Nicomaque, X, 3et é. passim.

. timents, “L ne. De pas que da re physiologique doive avant longtemps nous donner des renseignements. = aussi utiles que la psychologie. La thèse qu’ elle implique du parallélisme absolu de l’organique et du psychique, considérée d’un point de vue positif, et si on ne prétend pas la fonder sur des principes métaphysiques, souffre bien des réserves, La traduction du psychique en mouvements périphériques est tout approximative. de RS Res À ù sr Ce qui fait croire que l’on peut expliquer scientifiquement les sentiments et en général les faits de Cons- « n cience par les mouvements organiques c'est que ces . mouvements organiques marquent en effet la limite d’ action des faits psychiques, Mais ils ne sont pas pour. cela leur cause, à plus forte raison leur mesure! + : Malg ré ces remarques de M: Rauh, nous pensons que, dans l'étude des phénomènes émotionnels, l'avenir & ap= 5 “ partient à la méthode physiologique. He ae Sans doute, l'observation interne ne doit pas être négligée. Nul autre procédé ne saurait, par exemple, nous . renseigner sur la douleur en tant que sensation perçue, déterminer son degré d'intensité et fournir ainsi les docu- de ments nécessaires pour établir une classification métho- | dique des différentes sortes de douleurs. Mais en dehors de ce résultat positif, la psychologie pure ne peut que se é livrer à des hypothèses plus ou moins métaphysiques SUT =: es la nature de la douleur. ; us Cependant la douleur, comme les autres ‘phénomènes e - de conscience, ‘est en rapports. très étroits avec la vie organique. Quels sont ces rapports? Dans quelles condi- 1, F,. Raux, De la Méthode dans la psychologie des sentiments, 1899, ps 148-149,

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. remarque très ce M. Had: une ue de gique- des émotions suppose la démonstration de trois ne principaux, DSRiOie Di mure FRA 1° Que le sentiment et les mouvements organiques sont te un rapport proportionnel constant ; ° Que le sentiment disparait lorsque le mouvement He ne s ‘accomplit pas; ’ es È ST Enfin que les mouverñents orbaniques sont la « cause | véritable de l'émotion’. :

+ Mais si la tâche est vaste et nt able si les recherches : de sont minutieuses et demandent des efforts soutenus, il n’en est pas moins exact qu’elles seules doivent äboutir à des résultats véritablement Scientifiques, parce qu'ils seront dus à à l'expérience et dégagés de toute idée à priori. | C'est pourquoi, dans cette étude sur les conditions de esta douleur, nous PIOÉCRRRE suivant les exigences de la ee méthode inductive, - Fe Aer NU ne 2 Nous enregistrerons d’ abord les données fournies par | ai observation. É | | Ensuite, grâce au secours de l’expérimentation, nous 7 essayerons de déterminer les conditions dans lesquelles se manifeste la douleur (expérimentation positive) et les circonstances dans lesquelles elle disparait (expérimentation négative). ; ge

LES “ Raur, op. cil., p. 135 sqq.

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