CHAPITRE PREMIER
LES nn en co
ve douleur est liée à un ele plus ou moins compiee de phénomènes réflexes que Pon considère généra- lement comme l’expression de la douleur elle-même. Ces réflexes intéressent à peu près tous les organes du corps,
= nu les muscles peauciers jusqu'aux appareils pros à PTE fonds’. . Nous des signaleroris en suivant un ordre aussi » méthodique que possible. Der EC CR RU Neo cute
É D'une façon générale, on voudra bien consulter à ce sujet: MaAx- Se TEGAZZA, Fi istologiæd el dolore, 1880; La Physionomie et lExpression des © sentiments, 1885, p. 103-114. — Cr. Ricuer, Recherches expérimentales RME OT cliniques sur la sensibilité, 1877, p. 238; La Douleur, Rec. philos., IV, æ . 463 sqq. — BEaunis, Les Sensations internes, 1898, p. 194 sqq. — Ca: FéRé, La Pathologie des émotions, 1892, p. 98 sqq. -- Ta. Risor, La Psychologie des sentiments, 3° éd., 1899, p. 29 sqq.
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pagne do oue de lecuoe musculaires. cales > sont le plus fréquentes à la face, et sont en particulier produites par le sourcilier ét l orbiculaire des lèvres. Mais
d’autres muscles peuvent également sex contracter, les masticateurs, par exemple, ainsi. que l'orbiculaire des paupières et le dilatateur propre des narines.
Danses cas de douleur légère, l'expression faciale pré- : “ente d'ordinaire les caractères suivants: APE
Les traits sont tirés ; la lèvre inférieure est quelque peu
rétractée : les commissures labiales sont abaissées ; des :
rides apparaissent au front et à la région intersourcilière; 11 y à parfois clignement: des yeux et dilatation Le narines. : ’
. Quand la douleur est A les mêmes phénomènes
se produisent, mais avec plus d'intensité : -
Ea face se contractureet devient le siège de convulsions
cloniques; les lèvres frémissent ; les dents grincent; les
yeux roulent dans leurs orbites ; les paupières sont large-
ment dilatées ainsi que les narines qui palpitent; les
cheveux se hérissent. ÿe
Mouvements
Lorsque la douleur est intense et prolongée, la contrac- : tion s’étend des muscles de la face à ceux du cou, puis eo à ceux du tronc et des membres supérieurs, et se à ceux des membres inférieurs. “
. mains, agite et se Se les es du ou on le.
“corps tout entier. Considérés dans leur ensemble, ces phénomènes donnent souvent l'i usion d'une atfique
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Phénomènes de POUR
1. réflexes de phonation. sont à la fois les plus com- . muns et les plus. significatifs de tous ceux qui accome | pagnent la sensation douloureuse. jé
“Ils sont très variables dans leur nature et - ‘dans eur intensité. Tantôt l'être qui souftre laisse échapper de simples plaintes et de légers soupirs. Parfois, il sanglote et gémit. La douleur est- “elle plus vive, sa respiration devient sifflanté ; il pousse des cris dus à une expiration forcée, et qui, dans certains cas, deviennent très aigus et se transforment en hurlements où en rugissements. = La douleur peut aussi se traduire par des exclamations,
des lamentations, des prières ou des invocations, auxquelles succèdent des menaces, des imprécations et des blasphèmes le plus souvent proférés par phrases entre-
coupées et à peine intelligibles. 2
Phénomènes circulatoires
Les modifications circulatoires qui S ’accomplissent sous l'influence de la douleur sont très nombreuses et retentissent sur la circulation périphérique aussi bien que sur le cœur lui-même.
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Cœur. — Les. mouvements réflexes. du cœur sont dif férents, suivant que la sensation douloureuse est ne
‘où non. Fe 1 ET A ln
nb douleur est-elle très faibles Îles battements | cardiaques augmentent, se précipitent et deviennent irré- . LE
ouliers. MNT PROS La De Re Esi- elle au 1 contraire, oo on Observe un ralentis- : : sement du cœur qui varie de 1/20 à 1/3 de seconde. Le ns & rythme se modifie et se ralentit également. Les pulsations Le sont moins fréquentes, présentent des intermittences et due :
peuvent se suspendre. A cet arrêt momentané du cœur sont dues les lipothymies et les syncopes que l’on constate chez quelques patients lorsqu” ils FPEOUYEE une Ee vive douleur”. | Rte Ste Pouls. — Pendant la douleur, le pouls D ne .
aucune modification. C’est ainsi que MM. Binet et Vaschide
n’ont remarqué. aucun chansenents dans sa vitesse ni
dans son amplitude. Re
Le plus souvent cependant, le Noble devient irrégulier
et moins intense; au tracé sphygmographique, la ligne
d’ascension est moins verticale. Le dicrotisme diminue généralement”. ;
ÿ e 1. Cf. BiNer et CouRTIER, Influence + la vie émotionnelle sur Je
cœur, la respiration et la circulation capillaire, Année psychol., III,
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. Cf. A. BLocu, Expériences sur le ralentissement des nouvetlionte È
du cœur provoqué par une excitation périphérique douloureuse, C.R. Soc: de Biologie, 1884, p. 148. :
, 3 BINET et VAscHipe, Influence du travail intellectuel, des émotions ë du travail LESiaue sur la pression du sang psychol., IF, 127 sqq. RE AEEES QE PES