‹ Recherches sur les CupulifèresChapitre 13 sur 22 · Guéguen, op., déjà cité, p · texte numérisé non relu

Guéguen, op., déjà cité, p

2, Nawaschine, v. Index bibliographique.

quec et auteur s’est trompé dans ses observations. Jamais il ne m’a été donné de faire pareille remarque.

On peut dire que le tube pollinique ne se développe pas dans le tissu central des branches stigmatiques du Castanea, mais qu’ilse développe entre ces organes puis, au centre du style unique, pour arriver finalement jusqu’à la cavité ovarienne.

n’y a donc pas analogie complète entre les appareils conducteurs du Fagus et ceux du Castanea.

Quercus Robur. — Le style du Quercus ne diffère pas sensiblement de celui du Faqus ; la section est elliptique et irrégulière. La seule différence est dans la lignification de l’épiderme ; de bonne heure, les petites cellules épidermiques s’imprègnent de lignine et le style unique très court, résultant de la soudure des trois branches stylaires, est lignifié sur toute sa longueur. On retrouve autour de la fente conductrice, identique à celle du Fagqus, l'arc de sclérenchyme déjà constaté sur cette espèce; autour des faisceaux libéro-ligneux. se remarquent également des cellules sclérifiées qui se différencient de bonne heure. Chaque branche stylaire est recouverte de papilles stigmatiques larges et aplaties. Les fentes conductrices de chacune de ces branches se poursuivent tout le long du style unique résultant de leur soudure incomplète (fig. 30 et 31, PI. V). L'appareil conducteur comprend donc trois canaux correspondant à chaque branche stylaire et ne diffère pas de celui du Fagus.

STYLES Ai

Conclusions. — L'étude comparée des styles de Corylées et de Fagacées nous conduit aux conclusions suivantes : les styles des Corylées diffèrent de ceux des Fagacées par leur épiderme à cellules allongées radialement, par unappareil conducteur central résultant de la résorption de cellules situées exclusivement au centre du style, enfin par l'absence d'appareil vasculaire.

Le Noisetier et le Charme ont beaucoup de caractères communs; seules, les cellules du parenchyÿme central, plus nombreuses chez le Charme, permettent de distinguer les styles de ces deux espèces.

Chez les Fagacées, l'analogie persiste entre le Hêtre et le Chêne. L’épiderme lignifié du style de cette espèce et le sclérenchyme vasculaire plus développé, permettent néanmoins de les différencier à cet égard.

Chez ces deux espèces, l'appareil conducteur est constitué par une fente allongée située à la partie inférieure de la feuille modifiée. Le Castanea vulgaris, bien que ne différant pas sensiblement des espèces précédentes, quant à la structure du style, s’en distingue par un parenchyme central à petites cellules polyédriques non conducteur ; la fissure étoilée résultant de la soudure incomplète des branches stigmatiques étant seule conductrice.

En étudiant les styles de Cupulifères il est impossible de douter de leur origine foliaire. La symétrie par rapport à un plan y est évidente ; chez les Corylées la section semi-cireulaire avec parenchyme également diffé-

rencié de part et d'autre des deux épidermes montre que la feuille s’est incomplètement repliée tout en s’épaississant régulièrement; chez les Fagacées, le reploiement est plus complet, etestsuivi d’une invagination qui est précisément la fente conductrice ; les faisceaux libéro-ligneux attestent aussi par leur disposition l'origine foliaire du style.

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