STYLES
soudées ; les cellules qui tapissent les parois de cette fente ont leurs parois garnics de cire et les grains de pollen en voie de germination s’y rencontrent en abondance. M. Guéguen (1})n’est pas d'accord avec M. Tognini sur la conductibilité de cette fente. « Il n’est pas certain, dit-il, que cette fissure soit seule conductrice comme le veut Tognini ou même qu’elle soit conductrice ». Les observations précédentes montrent que cette fissure peut être conductrice. Il est vrai que cette fente n’est pas en communication directe avec la cavité ovarienne, mais il est certain aussi que le court intervalle qui l’en sépare n’est pas un empêchement à la pénétration du tube pollinique jusqu'à l'ovaire, les cellules qui se trouvent dans cette région se résorbant souvent à la maturité de Povaire. Il faut remarquer en effet que le tube pollinique ne suit pas toujours un chemin absolument tracé dans le style en parcourant un canal toujours ouvert; les observations faites par plusieurs auteurs notamment par Nawaschine (2), dans les cas de chalazogamie, montrent qu’il en est souvent autrement, en particulier chez les Bétulinées.
Quant aux « styles supplémentaires » que M. Tognini décrit comme ayant un cercle de faisceaux libéroligneux au centre qui n’existe pas dans les styles normaux, il semble, comme le fait remarquer M. Guéguen,