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Fig. 1. — 1. Inflorescence de Castanea vulgaris. —I1. Inflorescence de Fagus silvatica.
Bz, bractée axillante; B, bractée de la fleur F1 de première génération ; bb, bractées des fleurs de seconde génération F, et F,. La bractée B et la fleur #, ne sont pas représentées en If
tées B, à la base de la fleur de première généra-
tion F,, et de chaque côté deux autres bractées à à la
base des fleurs de seconde génération F, et F,. Cette disposition type de l'inflorescence est complètement réalisée dans le Castanea vulgaris (fig. 1). Chez le Fagus sulvatica (Gg. 1-IT), que l’on prend ici comme exemple, les bractées B et la fleur correspondante F ne se développent point ; dans le Quercus Robur, ces mêmes bractées n'existent point mais la fleur F, subsiste toujours, par contre les fleurs de deuxième génération F, et F, ne sont pas représentées, mais les bractées 4 subsistent. Etudions maintenant la cupule du Fagus en coupes transversales et en coupes longitudinales.
Si l'on fait des coupes en séries à partir de la base de
la cupule en allant vers la partie moyenne de l'organe, on note d’abord une structure pédonculaire bien nette.
À un niveau un peu plus élevé, on voit les faisceaux, groupés à chaque angle, se diviser et donner des faisceaux latéraux destinés aux bractéoles qui persistent sur le pédoncule ; leur point d'insertion se trouve sur le - pédoncule mais au-dessous de la cupule.
À un niveau un peu plus élevé encore, à l'endroit même où la coupe s’élargit, on remarque, au centre du pédoncule, deux cercles de faisceaux libéro-ligneux, qui se continuent sans modification aucune jusqu'à la base de l'ovaire, chacun des faisceaux les plus externes se divise en trois branches, ce qui donne en définitive pour l’ensemble de la coupe, quatre groupes de trois fäisceaux (un à chaque angle du quadrilatère pédonculaire).
Ces faisceaux sont destinés aux bractées à ct à leurs bractéoles ; ils parcourent la cupule pour se terminer aux extrémités mêmes des organes qui la constituent.
Une coupe longitudinale axiale pratiquée dans une cupule jeune (fig. 2) permet de suivre-l’ensemble du trajet des vaisseaux indiqués en coupe transversale. Les faisceaux les plus intérieurs F, appartiennent au pédoncule, ils se ramifient dans la partie sous-jacente à l’ovaire ; immédiatement au-dessus, on remarque les faisceaux en arc de la partie basilaire de l'ovaire.
Le groupe de faisceaux F,, toujours caractérisé par le bois intérieur et le liber externe et enveloppant s’ar-
rête avant la limite atteinte par le premier. Pauchet
Li]
Quant au groupe le plus externe F,, il donne directement les faisceaux destinés aux bractées.
La bractéole du pédoncule est vascularisée, et son
Fig. 2. — Passage des l'aisceaux du pédoncule dans la cupule de Fagus silvatica.
F,, F,, F,, faisceaux du pédoncule; F, donne /, f, et f, ; 0, ovaire : b, bractées ; sf st, stipules de 0.
point d'attache se trouve au-dessous de la cupule ; puis les bractées secondaires à et leurs bractéoles’st recoivent à leur tour les ramifications du faisceau F,. Ce passage s'effectue au même point pour ces trois organes
foliaires (fig. 2) ; ce sont donc trois bractées insérées sur le pédoncule au même niveau. Suivons ces ramifications dans leur course au travers de la cupule, et désignonsles en allant de la face interne à la face externe par /, fa et fs:
‘ Le faisceau /, chemine le long de la cupule, à peu de distance de la face interne ; aux deux tiers inférieurs de sa course, il se dédouble, par suite d’un accroissement prédominant de la cupule du côté interne, une partie avoisinant la face interne, l'autre partie se rendant directement dans la partie libre de la bractée b dont on aperçoit nettement l’extrémité libre dans la cupule jeune. Cet accroissement prédominant d’un organe foliaire au cours de sa différenciation a été décrit maintes fois, notamment par M. C. de Candolle (1). Au fur et à mesure que la cupule se développe, il devient difficile de saisir la cause de ce dédoublement par suite de la soudure de la bractée 6 mais le dédoublement de ce faisceau persiste toujours et va en s'accentuant. Quant aux faisceaux /, et /;, ils cheminent presque parallèlement sans une très grande obliquité dans leur course ce qui explique pourquoi une section transversale de la cupule laisse voir leurs vaisseaux non obliques. Les extrémités libres des bractées à se voient nettement dans la cupule jeune et les terminaisons des faisceaux s'y
remarquent aisément.
4. C. de Caudolle, Sur les bractées florifères. Bulletin de l’Herbier Boissier, VI, n°3, pp. 124-125.
Toutes les émergences de la cupule sont vascularisées par les faisceaux les plus externes de cette cupule. De