CHAPITRE VI
Sels de cobalt.
Le chlorure et le bromure de cobalt n’offrent pas de grandes difficultés expérimentales : les sels hydratés perdent toute leur eau par chauffage à l’étuve à 130° ; la stabilité et la volatilité des sels anhydres sont analogues à celles des composés du nickel, un peu moindres.
L'iodure de cobalt est encore moins stable que celui de nickel ; il est complètement dissocié avant d’être volatilisé de façon appréciable ({), et ne montre aucun spectre caractéristique.
Les spectres de CoCl? et de CoBr? ont un aspect général très analogue à celui des spectres des mêmes sels de nickel. IL existe encore un spectre continu et un spectre de bandes discrètes, mais ils ne se laissent pas aussi bien séparer et sont déjà mélangés aux excitations les plus douces réalisées. Néanmoins on se rend compte que des conditions comme le chauffage dans un four, ou le moutage à électrodes extérieures favorisent le spectre continu : l'interprétation de ces deux spectres est donc encore : continuum émis par CoX?, bandes par CoX. Seulement il est probable que la répartition de
l'énergie entre les deux étapes de la dissociation : CoX?— CoX — Co (') D'après les traités de chimie il peut être partiellement
sublimé dans le vide : c'est la décharge qui le dissocie complètement,
DECHAR