‹ Recherches sur les décharges de haute fréquence et leur application à la spectroscopie moléculaireChapitre 9 sur 38 · RECHERCHES SUR LES DÉCIARGES DE HAUTE FRÉQUENCE · texte numérisé non relu

RECHERCHES SUR LES DÉCIARGES DE HAUTE FRÉQUENCE

qu'une jauge à ionisation : le courant de grille (électrons, 1.) vaut environ 500 mA, le courant de plaque (ions, 4,) est tout au début de plusieurs dizaines de milliampères et descend un peu au-dessous de 2 mA. Il est difficile d'évaluer même un ordre de grandeur de la pression qui règne dans la lampe : elle doit être comprise en fin de purge entre 1 et 0,1 barye.

Il faut refaire la purge quelque temps chaque fois qu'on se sert de la lampe : quand elle a été bien purgée auparavant le vide y devient bon en 10 minutes. On passe alors au montage d'oscillation dans lequel les contacts des inverseurs se font entre 1 1" : plaque reliée à haute tension, de 1 000 à 5 000 v.; et 2 2” grille polarisée par la résistance R,. En même temps, l'interrupteur 3 court-circuite la résistance R,. La lampe est auto-excitée : le circuit oscillant est séparé de l’anode par un condensateur let son potentiel moyen est celui du sol ; la grille lui est couplée par induction et reliée au sol par un condensateur C de grande capacité pour n'offrir aucune résistance à la haute fréquence. Cette lampe a été utilisée avec les longueurs d'onde de 150 à 200 m. et une puissance appliquée de 0,3 à 3 kw. Une très grande brillance peut être obtenue dans le tube à décharge (régime induit d’Esclangon), mais la dissociation par la décharge des molécules fragiles dont nous nous proposons l'étude est presque complète. Pour ce travail le principal intérêt de cette décharge de grande puissance est de donner des renseignements sur les étapes de la dissociation des sels et d'aider à l'identification des molécules responsables des bandes observées. Nous en verrons plus loin l'application, notamment au chlorure de nickel.

En résumé, c'est seulement après avoir exploré une gamme étendue de longueurs d'onde et de puissances, que je me suis arrêté comme étant les plus favorables et les plus commodes pour le moment du moins, aux oscillateurs d'une dizaine de mètres de longueur d'onde, et d’une cen-

laine de watts de puissance.

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