‹ Recherches sur les décharges de haute fréquence et leur application à la spectroscopie moléculaireChapitre 10 sur 38 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Technique des décharges.

Les décharges ont toujours été produites dans des tubes de quartz cylindriques contenant le sel à étudier pulvérisé anhydre et en grand excès. Dans la plupart des cas le tube était relié à la pompe en permanence, dans d’autres 11 contenait outre le sel un gaz rare, néon presque toujours, sous faible pression; dans quelques expériences enfin il était scellé.

Fig. 2.

T tube à décharge.

J jauge à ionisation.

V voyant.

P piège à air liquide.

Ne réservoir de néon.

C piège à charbon actif.

Le premier problème à résoudre est l'évacuation et la purge du tube et du sel qu'il contient, L'installation typique de pompage (fig. 2) est très simple : elle permet l'admission

RECHERCHES SUR LES DÉCHARGES DE HAUTE FRÉQUENCE Ke:

dans le tube de néon sommairement purifié par séjour sur du charbon actif refroidi dans l’air liquide. J'ai ajouté souvent une jauge à ionisation pour suivre les progrès du dégazage à partir du moment où le vide devient assez bon pour que le voyant s'éteigne. Cette jauge est constituée par une lampe E 4 M qui n’a pas été scellée; l'alimentation se fait en courant redressé et filtré; la grille est positive par rapport au filament et la plaque négative, + 120 et — 120 v. respectivement ; le courant électronique est fixé à 20 mA en agissant sur le chauffage du filament. Le courant d'ions 4, débité par la plaque atteint 0,5 mA pour les pressions élevées (9 à 10 baryes) et peut s'abaisser jusqu’à 0,5 A. Un ordre de grandeur raisonnable quoique grossier de la pression peut être donné par la formule :

p baryes — 1,/50 microampères.

Avec les pompes à diffusion utilisées on atteint une pression de l’ordre de 0,01 barye dans un tube de quartz après un pompage prolongé, de 0,1 barye très rapidement ; en présence d’un sel pulvérisé on n'arrive guère à descendre au-dessous de o,1 barye.

Voici maintenant la marche d'une expérience. Le sel a subi un commencement de dégazage par un séjour dans un dessiccateur à vide, souvent même il a été préalablement sublimé dans lé vide : il retient encore de grandes quantités de gaz occlus. L'agent le plus actif pour les éliminer est la décharge elle-même (beaucoup plus que le chauffage seul). Quand le dégagement se ralentit et que, la pression baissant, la décharge diminue d'intensité on admet dans le tube du néon sous une pression de 1/10 de millimètre : on le pompe quand il est souillé par les gaz dégagés. Lorsque le néon reste pur après quelque temps de fonctionnement, on commence à chauffer le tube au chalumeau pour vaporiser le sel : la décharge perd alors la couleur rouge qui est celle du néon pour prendre la couleur généralement bleue ou verte caracté-

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