‹ Recherches sur les dérivés halogénés du cinéol 1-8Chapitre 30 sur 54 · PU) EE · texte numérisé non relu

PU) EE

La masse pâteuse brune, résultant de la réaction, est reprise par l’eau qui dissoudra l’acétate d'argent non transformé en chlorure. Cette solution aqueuse est ensuite épuisée à l’éther. La solution éthérée fortement colorée en brun est décantée, puis neutralisée (excès de CH;3CO:H) par agitation avec une solution aqueuse saturée de bicarbonate de sodium. Après séchage sur du sulfate de sodium anhydre, le solvant est éliminé, puis le résidu huileux est rectifié sous un vide de 10 mm.

‘ Deux portions sont recueillies entre 57-90° et 100-107° ; il reste un résidu goudronneux.

D’après son point d’ébullition, la première fraction semble contenir le monochlorocinéol qui n’a pas réagi.

Dans la deuxième fraction, la recherche du chlore ne révèle la présence que de traces d’halogène.

Un indice de saponification (durée d’ébullition : 1/2 heure) effectué sur des prises d’essai de l’ordre de 0,50 grs a donné pour valeur moyenne 53,5 % de dérivé acétylé.

Substance HOK alc. 0,5N Dérivé acétylé % I 0,580 gr. 3,6 cc. 53,3 II 0,4926 gr. 3,08 cc. 53,77

L’action de l’acétate d’argent sur le chlorocinéol conduit donc à l’obtention d’un liquide huileux, renfermant environ 50 % d’acétate de cinéolyle. On récupère une partie du dérivé monochloré qui n’a pas réagi, mais il se forme aussi des produits goudronneux.

2° Action de l’acétate de potassium

Deux expériences ont été effectuées : l’une sous la pression atmosphérique, l’autre à l’autoclave à 160.

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Opération à la pression ordinaire

32 grs de chlorocinéol (fractions 118-121° et 121-123° sous 50 mm.),

75 grs d’acétate de potassium pulvérisé récemment fondu,

200 cc. d’acide acétique, sont chauffés à l’ébullition à reflux durant 90 heures environ.

Après refroidissement, le contenu du ballon se présente sous l’aspect d’une masse pâteuse renfermant une partie cristalline et un liquide brunâtre surnageant. De cette masse pâteuse l’acide acétique est extrait par distillation sous vide ; puis le résidu est repris par l’eau. Cette solution aqueuse, décantée de l'huile surnageante, est extraite à l’éther. Cette solution éthérée étant jointe à l'huile décantée est neutralisée par agitation avec une solution aqueuse saturée de bicarbonate de sodium. Après séchage de la solution éthérée sur du sulfate de sodium anhydre, le solvant est éliminé par distillation à la pression ordinaire ; celle-ci est poursuivie dans le vide sans séparation des produits pour éliminer les plus condensés qui se sont formés au cours du chauffage.

La rectification sous un vide de 10 mm. conduit à la séparation suivante :

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