‹ Recherches sur les diélectriquesChapitre 16 sur 33 · Wied.-Ann.,t. XXV, p · texte numérisé non relu

Wied.-Ann.,t. XXV, p

2. Ann. de Chimie, 1889, t. XVII, p. 385, ett. XVIII, p. 203.

Pour déterminer la constante diélectrique d’un corps isolant, on lui donne la forme d’une lame aussi large que possible et ayant au plus 2 ou 3 mm. d'épaisseur; on argente les deux faces et on trace sur l’une d'elles, à l’aide d’une pointe d'’aiguille, un trait fin isolant une surface centrale, facile à mesurer, de la partie périphérique, qui forme anneau de garde.

Le condensateur ainsi constitué est suspendu dans une éprouvette bien desséchée. Pour faire une mesure, on porte brusquement l’une des faces du condensateur, celle qui n’a pas d’anneau de garde, à un certain potentiel au moyen d'une pile dont l’autre pôle reste toujours au sol. La partie centrale de l’autre face est réunie à la fois avec un électromètre et avec le quartz piézo-électrique. Au moment où l'on établit la différence de potentiel entre les deux faces, il se produit à travers la lame une influence électrique, fonction du pouvoir inducteur, et qui tend à faire dévier l’image de l’éiectromètre. En exerçant sur le quartz une traction convenable, on peut compenser cette influence et maintenir l’image au zéro. Un commutateur et un levier, solidaires l’un de l’autre, permettent de réaliser mécaniquement aa même instant la pose des poids et la mise à la pile. Si l’on n’a pas affaire à un diélectrique presque parfait, il est préférable de charger la lame pendant un temps #, puis de la décharger et de mesurer la décharge.

Pour éviter l'emploi de la constante piézo-électrique du quartz, on fait une seconde expérience analogue, en remplaçant le condensateur à lame isolante par un autre à lame d’air, formé de deux plaques de verre parallèles, bien planes, argentées sur leurs faces intérieures, et séparées par deux petites cales en quartz parallèles à l’axe. L'une des faces argentées est encore munie d’un anneau de garde. Si l’on appelle e’ l'épaisseur des cales de quartz, s’ la surface de la partie centrale qu'entoure l’anneau de garde, P’ le poids tenseur dans la seconde expérience, e, s, et P les quantités correspondantes dans la première, la constante diélectrique est

Pour la mesure des conductibilités, on se place dans des conditions analogues. La conductibilité à un moment déterminé est mesurée par la valeur des poids qu’il a fallu poser ou retirer pendant un certain laps de temps {. Il faut donc d’une part compter la variation de poids et d'autre part compter le temps.

Cette méthode a été appliquée à l'étude d’un certain nombre de diélectriques cristallins, quartz, spath, sel gemme, soufre, etc., et aussi à celle de l’ébonite et de la porcelaine. Elle a été employée également pour l'étude de la conductibilité dans les mêmes corps cristallisés et aussi dans le verre, le cristal, la blende, à diverses températures, surtout au point de vue des variations d'intensité de la conductibilité apparente avec le temps.

Les résultats montrent que l’eau joue un rôle capital dans la conductibilité d'un grand nombre de diélectriques. L'auteur cite en outre quelques lois générales, notamment celle-ci : Chaque variation de force électromotrice entre les deux faces de la lame agit comme si elle était seule.

Dans ces dernières années, plusieurs expérimentateurs ont déterminé la constante diélectrique du verre à l’aide d'oscillations très rapides, dans le but de faire disparaître l'écart considérable existant, d’après la plupart des auteurs, entre cette constante et le carré de l'indice de réfraction. Ainsi, d’après M. Hopkinson, on aurait pour certains verres kR—4n?, M. J.-J. Thomson ‘ a employé, en 1889, les oscillations très rapides, telles que les donnent les appareils de M. Hertz. Il mesure d'abord la longueur d'onde x des oscillations émises par un condensateur à lame d'air, puis la longueur X qu’on obtient en remplaçant la lame d'air par une lame de verre. En appelant Tet T’ les valeurs de la période dans les deux cas, on 2:

Page 1