Journ. de Phys., 1891, p. 197 et
= QE terre. Les étincelles jaillissent entre les boules ab, et le condensateur est
le siège de charges et de décharges oscillatoires dont la période est de
fl 25 000 000
L'appareil est évidemment symétrique par rapport au plan vertical XX, perpendiculaire au milieu des deux plateaux, et qui contient les boules ab. Deux plaques carrées, C et C’, parallèles au grand plateau AA’, sont alors fixées derrière lui, à la même distance de 3,5 cm. et symétriquement par rapport au plan XX. Aux deux milieux de leurs bords internes sont soudés deux fils, parallèles au plan XX, et qui aboutissent à deux pointes de charbon à lumière PP’, maintenues en regard à une distance très petite, qu'on règle à l’aide d'une vis micrométrique. Le plateau AA’ formant écran, il ne peut s'exercer derrière lui aucune force électrique permanente à variation lente ; mais il peut s’y produire des forces électromagnétiques à très courtes périodes dues aux décharges oscillatoires du condensateur.
A cause de la parfaite symétrie de l'appareil par rapport au plan XX, on peut faire fonctionner la bobine et obtenir de fortes étincelles oscillatoires entre les boules a b, sans qu’il se produise aucune lueur entre les pointes PP’. Mais, si l'on interpose une lame de verre entre AA’ et l’une des petites plaques, C par exemple, on voit aussitôt des étincelles jaillir entre P et P’. M. Blondlot place alors, de l'autre côté du plan XX, entre AA'et C’, une lame de soufre à épaisseur variable, et règle cette épaisseur de manière à faire disparaître les étincelles en PP’. La plaque de soufre est formée de deux prismes de même angle, accolés en sens contraire (comme dans le compensateur de Babinet).
La plaque de verre de 3 cw. d'épaisseur est compensée par une lame pe soufre de 3,15 cm. La constante diélectrique du soufre, mesurée par la méthode de M. J. Curie, a été trouvée de 2,6; en appelant x celle du verre, On à
l’ordre du de seconde.
ne
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nombre à peu près identique à celui de M. J. Thomson. M. Blondilot pense que les résultats contraires de M. Lecher s'expliquent peut-être par ce
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fait qu'il faisait varier la distance des armatures du condensateur, tandis que M. Thomson et M. Blondlot les laissent immobiles.
M. Klemencic ‘ a étudié les propriétés du mica à l’aide de divers condensateurs; il a trouvé pour la constante diélectrique 6,64. Pour le résidu, il indique seulement que la décharge, mesurée au bout de 0,007 seconde, s'accroît de 1,8 °/, quand. la durée de charge varie de 0,002 à 1200 secondes.
M. Pérot ® a modifié la méthode de Silow afin d'étudier les variations de début du pouvoir inducteur des liquides. Il s’est d’abori servi d’un électromètre-balance différentiel, qu’il a remplacé ensuite par un électromètre différentiel à quadrants, formé de deux électromètres de M. Branly placés l’un au-dessus de l’autre dans une même cage métallique. Les deux aiguilles d'aluminium sont solidaires et portent un miroir concave, pour la méthode de Poggendorff. Les secteurs de l’électromètre inférieur sont fixes ; ceux de l'électromètre supérieur sont mobiles verticalement. Un cristallisoir plein du liquide étudié peut être soulevé de façon à immerger complètement l'appareil inférieur. La pile de charge a une force électromotrice d'environ 270 volts. Soient a et a’ les paires de secteurs de l’électromètre supérieur, b et b’ celles de l'électromètre inférieur. a’ et b communiquent constamment avec le sol; on peut en outre soit relier «a et b’ ensemble et avec la pile, soit les isoler l’une de l’autre et mettre a à la pile, b’ au sol. Ces paires de secteurs sont choisies de telle sorte que, toutes deux étant chargées, les couples soient opposés dans les deux électromètres.
Les deux instruments étant plongés dans l'air et l’image fournie par le miroir étant au zéro de l'échelle divisée, on réunit a et b' avec la pile et on règle la position des secteurs de l'électromètre supérieur de façon à ramener l'aiguille au zéro ; soit p, cette position. On immerge ensuite l'appareil inférieur en élevant le cristallisoir ; on charge de nouveau et l’on déplace Îles secteurs de l’électromètre à air jusqu'à ce que l'image revienne au zéro ; soit p, leur position.
On met les secteurs d” de l’électromètre à liquide au sol, les secteurs «a
1. Silzungsb. d. Kuis. Akad. der Wissensch. in Wien, t. XCVI, 1887; Journ. de T hys., 1891, p. 346.
9, Journ. de Phys., 1891, p. 149.
— Je restant à la pile, dont on supprime les trois quarts des éléments, et l’on détermine les déviations x, et «, pour les positions p, et p, des quadrants supérieurs. Ces déviations sont proportionnelles aux coupies de torsion mis en jeu dans les expériences précédentes et l'on a
Pour étudier les variations de X avec le temps de charge, on règle la distance p, de façon que l'aiguille soit au zéro après cinq minutes de charge. On décharge l’appareil, puis on le recharge ; on voit le miroir, entrainé d’abord par l’électromètre à air, à droite par exemple, revenir au zéro après une série d’oscillations. Si l’on abaisse peu à peu les secteurs de l’électromètre à air, la position d'équilibre, au bout de cinq minutes, se trouve reportée vers la gauche, mais la première impulsion se produit encore vers la droite. On continue d’abaisser les secteurs jusqu’à ce que cette impulsion ne se produise plus. On ne peut pas obtenir ainsi la valeur exacte de la constante k, au début même de la charge, à cause de l’inertie de l’aiguille, mais on obtient une limite supérieure de cette quantité en prenant les deux positions des secteurs les plus voisines dont l’une produise encore un arc d'impulsion et dont l’autre n’en produise plus.
Pour la benzine, l'essence de pétrole et le chloroforme parfaitement purs, M. Pérot a trouvé que :
1° Le pouvoir inducteur au bout d’un temps de charge supérieur à une seconde ne dépend ni de la durée de la charge, ni du potentiel de charge, ni de l’histoire antérieure du liquide ; il satisfait à la loi de Maxwell.
2 Le pouvoir inducteur au débat de la charge serait voisin de l'unité.
30 La variation au début se fait très rapidement.
Pour les liquides impurs, les phénomènes sont beaucoup plus complexes. Quelques expériences ont été faites aussi par une méthode analogue à celle du galvanomètre balistique de Jenkin.
M. Stschegtiaeff : a substitué un bolomètre au tube de Geissler dans les expériences de Hertz pour mesurer des courants plus faibles, qui ne
1. Journ. de la Soc. physico-chiniqg. russe, t. XXI, 1890, p. 115, et t. XXII, 1891, p. 170 ; Journ. de Phys., 1891, p. 428, et 1892, p. 259.
produisent plus delumière dans le tube. La même méthode a été appliquée avec succès à la détermination de la constante diélectrique à l’aide de la méthode du condensateur. Les résultats confirment la loi de Maxwell.
M. Rosa ‘ a cherché si les liquides électrolytes, comme l’eau et l'alcool, renfermant des traces d’impuretés, ont un pouvoir inducteur vrai ou seulement un pouvoir apparent, résultant de leur conductibilité électrique. Pour cela, il mesure, à l’aide d’une balance de torsion, la force attractive qui s'exerce entre deux électrodes de platine plongées dans un liquide et chargées par un courant qui change de sens 2000 à 4000 fois par minute. La discussion des résultats montre que ces liquides possèdent réellement un pouvoir conducteur.
M. Elsas ? a employé une méthode analogue à celle de M. Winkelmann, décrite plus haut, mais avec deux condensateurs séparés au lieu d’un condensateur à trois plateaux. L'appareil est formé d'un inducteur différentiel réuni avec un condensateur fixe et avec un condensateur de Kohlrausch à plateaux mobiles, reliés entre eux par un téléphone, qui devient silencieux quand les capacités sont égales. On intercale entre les plateaux la plaque à essayer et l’on établit l'équilibre, puis on supprime la plaque, on rétablit de nouveau l'équilibre et l’on déduit du déplacement du plateau mobile la constante diélectrique. La méthode s'applique aux liquides, en les plaçant dans ua vase métallique.
Enfin, M. Bouty a publié récemment une étude très complète sur les propriétés diélectriques du mica et sur la coexistence du pouvoir inducteur et de la conductibilité électrolytique. Il établit d’abord, par an certain nombre d'expériences *, que, au moins pour des différences de potentiel ne dépassant pas 20 volts, une lame mince de mica oppose un obstacle absolu au passage continu de lélectricité à travers son épaisseur. Il étudie ensuite “ la charge et la décharge d'un condensateur à lame de mica à une époque quelconque, au moyen d’un électromètre capillaire de M. Lippmann, en se servant d'un condensateur auxiliaire d’un microfarad. Au-dessus de 5 et parfois même de 2 secondes, les interruptions et commutations nécessaires sont effectuées à la main; les durées de charge
. Phil. Mag., t. XXXI, 6° série, p. 188, 1891 ; Journ. de Phys., 1892, p. 89. Wied. Ann.,t. XLIV, p. 654, 1891 ; Journ. de Phys., 1899, p. 251.
. Journ. de Phys., 1890, p. 292.
Ann. de Chimie, 6° série, t. XXIV, 1891, p. 3945; Journ. de Phys., 1899, p. 5.