Ann. de Pogg
4. Ann. de Chimie et de Physique, 3e série, t. LXIV, p. 174 et 4° série, t. II, p. 264.
D, Es
ces derniers, il a déterminé d’abord la charge limite obtenue en remplaçant le diélectrique par une plaque de métal ; cette limite est atteinte dans un temps extrêmement court, et sa grandeur ne dépend que de la somme des épaisseurs d'air situées de part et d'autre de la plaque. En substituant au métal une lame isolante, la charge limite n’est atteinte qu’au bout d’un temps plus ou moins long, mais elle est généralement égale à celle que donne instantanément une plaque métallique, et indépendante de la nature et de l'épaisseur du diélectrique, pourvu que cette épaisseur ne dépasse pas une certaine valeur. M. Mascart‘ pense que ce résultat est dû, au moins en grande partie, à la conductibilité superficielle de toutes les surfaces des corps solides exposés à l’air.
Lorsque les armatures sont en contact avec la lame diélectrique, la charge limite est beaucoup plus forte que dans le cas précédent, et elle n’est atteinte qu'après un temps beaucoup plus long. Les expériences sont plus difficiles ; elles paraissent indiquer cependant que la charge maxima varie avec la nature de la plaque isolante.
M. Gaugain a constaté aussi que la charge minima diminue avec la durée, et il a déterminé les pouvoirs inducteurs de divers isolants so lides, d'asord pour un contact aussi court que possible, puis pour un contact de deux secondes. Il est à remarquer que, non seulement les capacités inductives varient avec la durée de la charge, mais leur ordre de grandeur varie également : ainsi la capacité du soufre est plus grande que celle de l'acide stéarique pour un contact très court, elle est plus petite pour un contact de deux secondes. Il attribuait ces résultats au défaut d’homogénéité des milieux isolants, et les considérait comme formés d’une masse absolument isolante, dans laquelle seraient disséminées de petites masses parfaitement conductrices et une substance homogène douée d’une faible conductibilité : ie premier milieu atteindrait immédiatement son état électrique définitif et pourrait l'emporter pendant les premiers instants ; puis le milieu homogène prendrait le dessus après une charge suffisamment prolongée.
M. Gaugain a étudié enfin la charge résiduelle et vérifié que, quelle que soit la durée de la charge, la différence entre la charge totale et la charge résiduelle est constante et égale à la charge instantanée; ce fait