C. — Arrêta de déveloiiiieiiieiii
Il y a deux sortes d'arrêts de développement : l'arrêt de développement primitifs et l'arrêt de développement consécutif.
L'arrêt de développement primitif est une émanation, une conséquence de la nature paralytique de la rétraction musculaire. En même temps que la rétraction a opéré le raccourcissement du muscle, elle lui imprime quelque chose de sa propre origine, c'est-à-dire de la paralysie. Un muscle rétracté ne se développe plus comme son antagoniste non paralysé : il croît plus lentement; en sorte, qu'après quelque temps, le raccourcissement initial, dû à la rétraction, s'est accru d'une sorte de retardement dans sa croissance. Ce fait se vérifie tous les jours chez les jeunes sujets : au début, la difformité, le torticolis par exemple, s'aperçoit à peine. Le raccourcissement du sterno-masloïdien, qui était d'abord, par rapport au côté opposé comme 2 ou comme 3, offre plus tard un raccourcissement relatif comme 4. Ainsi, dans toutes les difformités, ce raccourcissement posthume est donc un
(1) Tous ces faits sont appelés dans le rapport de r Académie des sciences sur le concours pour le grand prix de chirurgie, 1837.
effet toujours croissant de Tarrêt de développement primitif du muscle rétracté.
L'arrêt de développement consécutif de toute la partie difforme est une conséquence nécessaire des troubles fonctionnels précédemment indiqués. Le muscle rétracté lui-même subit les effets de ces troubles. Les tractions, les compressions, les gênes circulatoires influent nécessairement sur la nutrition des parties, et se traduisent donc par une certaine somme d'arrêt de développement consécutif de la partie déviée.
Nous nous bornons à ces quelques observations générales, suffisantes toutefois pour montrer jusqu'où le fait absolu de la rétraction musculaire peut emprunter aux conditions où il fonctionne des éléments de diversité et d'activité d'action infinie, les uns augmentant, les autres diminuant, le plus grand nombre compliquant Faction si simple, si mécanique du raccourcissement actif du muscle. Les développements auxquels nous serons conduit à la suite de nos recherches sur l'anatomie et la physiologie des difformités nous permettront d'insister plus longtemps surtout ce qui peut éclairer la constitution si complexe de la difformité. Nous n'ajouterons à ces réserves qu'un seul mot qui assure leur portée, c'est que les effets de la rétraction musculaire se modifient, s'accroissent et se complètent par l'action incessante de la (oncùonn^iiiè. La fonction fait V organe. Nulle circonstance n'est plus propre â démontrer la vérité et la généralité de cette proposition.