IT. — EXPOSÉ DE LA MÉTHODE
La méthode employée a été, avec quelques modifications, celle de MM. Hopkinson, dout j'ai exposé plus haut le principe, et qui est elle-même une application du procédé de M. Joubert pour l’étude des courants alternafs (!). Elle était appliquée de la façon suivante:
(*) J'ai fait d’abord, par une méthode calorimétrique, plusieurs séries d'expériences, dont je ne parlerai pas ici, voici pourquoi : les expériences antérieures faites par une méthode calorimétrique ont conduit à ce résultat que l’énergie dissipée dans un cycle rapide serait plus faible que l’énergie dissipée dans un cycle lent, lorsque l'influence des courants induits est presque totalement supprimée ( Warburg et Hônig, Tanakadaté); j'étais arrivé moi-même à une conséquence analogue, car j'avais trouvé que l'énergie dissipée diminue quand la fréquence augmente; dans un Travail publié très récemment, M. Weiïhe (Wied. Ann., t. LXI, p. 578; 1897) trouve aussi des nombres plus faibles par une méthode calorimétrique que par une méthode électrique, et se demande si les deux méthodes mesurent bien la même
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Le circuit parcouru par le courant alternatif comprend essentiellement: 1° une bobine enroulée sur le noyau magnétique à étudier, ayant la forme d’un anneau; soit 7 la résistance de cette bobine; 2° une résistance R sans selfinduction sensible. On mesure à un moment donné les différences de potentiel entre les extrémités de la résis-
tance R et entre celles de la bobine magnétisante, qui sont L : à 2 £ M do 5 respectivement égales àaRietari+ 2 » © représentant le flux d’induction total et £ l'intensité du courant à l’indo ,
stant considéré; on peut ainsi calculer la valeur de e
cet instant.
Le dispositif employé est celui qui a servi, dans la première partie de mes expériences, pour l'étude du courant alternatif, complété par les dispositions suivantes:
Les extrémités de la bobine magnétisante et de la résistance R sont reliées respectivement aux deux paires de bornes ab et a! b' d’un commutateur à mercure à six godets, dont les bornes opposées À et B sont reliées respecüvement au sol et à l'aiguille d’un électromètre (fig. 12); un pont à bascule dont les deux branches sont isolées permet de réunir À et B à a et b, ou à a! et b’. Dans chaque
quantité. On peut, en effet, supposer qu’une partie de l’énergie dissipée se trouve sous une forme insensible au calorimètre.
Indépendamment de cette question, qui exigerait de nouvelles recherches, la méthode calorimétrique présente des causes d’erreur systématiques : les pertes de chaleur par rayonnement ou conductibilité augmentent avec la fréquence, la quantité de chaleur mise en jeu en un temps donné étant d'autant plus grande que la fréquence est elle-même plus grande; en poursuivant mes premières expériences avec une disposition calorimétrique différente, j'ai trouvé des nombres différents des premiers.
J'ai donc employé, dans les expériences qui suivent, une méthode électrique ne présentant pas de difficulté d'interprétation, et où aucune cause d'erreur systématique n'intervient. Elle permet, d’ailleurs, l’étude de plusieurs questions importantes, en dehors de celle de la variation de l’énergie dissipée.