‹ Recherches sur les écrans électromagnétiques et l'influence de la fréquence sur l'énergie dissipée dans l'aimantationChapitre 24 sur 35 · RECHERCHES SUR LES ÉCRANS ÉLECTROMAGNÉTIQUES. DD · texte numérisé non relu

RECHERCHES SUR LES ÉCRANS ÉLECTROMAGNÉTIQUES. DD

position on fait deux lectures en intervertissant les communications (au moyen des godets à mercure C, D, E, F ), pour éliminer, comme nous l’avons vu, une force élec-

Figaro

Sol Aiguille

tromotrice étrangère, de sorte que la détermination d’une CDR valeur de Jr exige quatre lectures.

Dansle circuit se trouve une deuxième résistance R’sans self-induction, qui sert à mesurer, au moyen d'un autre électromètre, l'intensité efficace du courant alternatif. Dans toutes les expériences qui suivront, cette intensité a été maintenue constante. Les échelles des deux électromètres étaient voisines l’une de l’autre, et avant chaque lecture de la déviation du premier électromètre on vérifiait que celle du second n'avait pas varié; un rhéostat placé sous la main permettait de ramener l'intensité du courant à la valeur convenable, s’il s'était produit un léger changement.

g d É D La courbe représentant en fonction du temps était

construite au moyen de dix-neuf points ou davantage, c’està-dire que l’alidade était déplacée de 5° en 5° sur le cercle

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divisé (90° correspondant à une période complète), ou à des intervalles plus courts lorsque la forme de la courbe exigeait plus de détail. L'intégration de cette courbe se faisait en comptant les petits carrés et leurs fractions sur le papier quadrillé au millimètre qui servait à sa construction; l’intégrale totale divisée par 4 donne le maximum de; en partant ensuite d’un maximum, c'est-à-dire

, ; di / d’un des zéros de . eten procédant de proche en proche,

on obtenait les valeurs de w de 5° en 5°; on construisait par points les courbes d’induction en portant en ordonnées les valeurs de v et en abscisses des quantités proportionnelles à 1; l’aire embrassée par ces courbes fermées était mesurée de la même façon que plus haut.

Les conditions des expériences ont toujours été les mêmes, les noyaux magnétiques étant simplement substitués l’un à l’autre. Les deux résistances sans self-induction étaient constituées par des fils de maillechort recouverts de soie, repliés sur eux-mêmes et enroulés ensuite sur des bobines; elles avaient pour valeur R=— 52°, 43 et R'= 46%, 23. Les bobines magnétisantes se composaient d'une seule couche du même fil de cuivre recouvert, de 0"®,5 de diamètre, de sorte que les limites du champ ont eu dans tous les cas sensiblement les mêmes valeurs ; les-résistances de ces bobines (correspondant aux cinq noyaux employés}étaient 6,52; 11,12; 10,44; 8%, 42 et 102,55.

L’intensité efficace constante était égale à o°"P,5, ce qui correspondait à un champ oscillant entre les valeurs + 11,4 C.G.S environ.

Remarques. — X. Pour pouvoir comparer entre elles les aires des différentes courbes il est nécessaire de faire les deux réductions suivantes :

1° Les valeurs de © obtenues au moyen de l’intégration des courbes “ ne sont comparables entre elles que si on

les divise par la fréquence ; en effet, les quantités portées en abscisses dans la construction de ces dernières courbes sont les nombres de degrés dont l’alidade a tourné; or, à chaque degré correspond un intervalle de temps égal à

dé :

différentes courbes à des valeurs comparables, diviser les

l'faudrait donc, pour ramener les intégrales des

abscisses par N; il est plus commode de conserver tou- Jours les mêmes abscisses, de construire directement les courbes et de diviser ensuite par N la surface trouvée.

o do ; 2° Les valeurs de A et du courant sont mesurées au

moyen du même électromètre; les indications de cet électromètre ne sont comparables entre elles que si sa sensibilité ne varie pas ; or, la pile de charge est constituée par de petits accumulateurs dont la force électromotrice peut varier; avant et après chaque série d'expériences l’électromètre était donc étalonné au moyen d'éléments Gouy, et l'on ramenait les indications à ce qu’elles auraient été si la sensibilité était toujours restée la même.

Il. Le quart de cercle sur lequel l’alidade était déplacée est resté le même dans toutes les mesures (!); ce quart de cercle comprenait un peu plus d’une période, sans doute à cause d'un défaut de construction de l'alternateur, de sorte que, dans la construction d’une courbe fermée, le dernier point venait un peu en deçà du premier; d’ailleurs, dans presque toutes les expériences, les courbes se sont parfaitement fermées sur elles-mêmes; dans deux ou trois cas seulement il y a eu un très faible écart.

LIT. La vitesse de l'alternateur était mesurée avec un compteur de tours; cette détermination était répétée

(!) Le ressort latéral fixe, qui devait être remis en place avant chaque série d'expériences, n’occupait pas toujours exactement la même position, ce qui a causé quelques déplacements des extrémités de la période,

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quatre fois pendant ane période, et le nombre pris comme valeur de N était la moyenne des quatre nombres ainsi obtenus qui, comme nous le verrons, différaient assez peu les uns des autres; je crois cependant que c’est l'évaluation de cette vitesse qui est la cause d'erreur la plus importante dans ces expériences.

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