‹ Recherches sur les Etats de BretagneChapitre 15 sur 33 · AVANT-PROPOS. XIX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. XIX

la Bretagne était celle dont le patriotisme mérita cTêtre toujours cité en première ligne, et jamais, depuis son union , elle ne faillit aux engagements pris envers la France; mais, tout en lui étant unie de cœur, elle avait su conserver une autonomie sérieuse, une nationalité vivace, et Ton était Français tout en restant Breton. Ces sentiments sont encore vivants dans bien des cœurs, et, lors de nos revers, Ton put voir des bataillons qui ne furent pas les derniers à se lever pour courir à la défense du pays, combattre sous le guidon semé d'hermines de la vieille Bretagne.

Déjà de nombreux travaux sur les Etats ont suivi l'importante publication de M. de Carné, qu'avait précédée, en 1857, une savante étude de M. de la Borderie. MM. Jules Lamarre, Kerviler, Caron et d'autres encore ont jeté une vive lumière sur ces célèbres assemblées; dans notre modeste travail, nous nous sommes efforcé de marcher sur leurs traces.

Nous avons pris pour sujet de nos recherches la tenue de 1736, signalée par M. de Carné comme correspondant à un mouvement de reprise d'indépendance nationale. Nous avons choisi ce procès-verbal qui nous montre une tenue d'affaires, essentiellement calme, remontant à une époque assez distante de 1789 pour que les bruits lointains de la Révolution ne puissent pas encore s'entendre, assez avancée cependant dans le XVI Ile siècle, pour ne pas nous trouver en face d'une civilisation trop dissemblable de la nôtre.

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