ABBÉS
Messire François Botterel de la Bretonnière, abbé de Beaulieu (3);
doctrine chrétienne. Il mourut de 29 mar^ 1746; le souvenir de ses vertus sJest longtemps conservé dans son diocèse. (Tresvaux.)
(1) Mgr Vivet de Montclus fut sacré à Senlis, le 9 mars 1728. L'épiscopat de Mgr de Montclus, à Saint-Drieuc, fut remarquable par différentes améliorations qu'il introduisit dans son diocèse.
Ce prélat réforma l'abus qui s'était introduit parmi les chanoines de la cathédrale, de prendre, chaque année, six mois de vacances.
Il publia, en 1731, un nouveau Propre, mieux rédigé que les précédents, et dans lequel il inséra les offices des principaux saints de la province. Ce fut ce prélat qui approuva, le premier, la pieuse société des Filles du Saint-Esprit, établie à Plérin.
Ce prélat avait présidé les Etats de la province, assemblés à Saint- Brieuc, en 1730.
Transféré à Alais, en Languedoc, en 1744, il combattit avec zèle le jansénisme et mourut à l'âge de 76 ans, en 1755. (Tresvaux.)
(2) Mgr de La Fruglaye de Kerver succéda, sur le siège de Tréguier, à M. de Kervilio. Il était vicaire-général de Quimper et curé de Crozon, grande paroisse du même diocèse, lors de sa promotion à l'épiscopat.
Son sacre eut lieu le 4 mai 1732. Loin d'imiter la conduite de son prédécesseur par rapport au jansénisme, il s'appliqua soigneusement à combattre l'erreur et à la détruire.
Afin de s'assurer de la doctrine de tous les pasteurs de son diocèse, Mgr de La Fruglaye assembla un synode, dans lequel chaque recteur fut obligé de souscrire la condamnation des erreurs répandues dans le livre des Réflexions morales.
Il mourut à Tréguier, le 3 décembre 1745, à l'âge de 60 ans. (Tresvaux.)
(3) Cette abbaye se trouvait dans la paroisse de Mégrit, diocèse de Saint-Malo; la dotation de cette maison avait dû souffrir de l'injure du temps, car il n'y avait plus que trois chanoines réguliers à l'époque de sa suppression en 1791.
Messire Jacques de Duras, abbé de Boquen 0) ;
Messire Jean-Joseph de Villeneuve, abbé de Saint- Gildas de Rhuys (*);
Messire Jean-Louis Gouvon de Vaudurand, abbé de la Vieuxville (3);
Messire Louis- Emmanuel de Champlays, abbé de Montfort (4) ;
Messire dom Jacques Nouel, abbé de Prières (5';
Messire Daniel - Bertrand de Langle, abbé de Blanche-Couronne (6) ;
M. Botterel de la Bretonnière fut pourvu de cette abbaye en 1705, son prédécesseur, Edouard Bargedé , ayant remis, au Roi, son abbaye, par suite de son élévation au siège de Nevers.
(1) Abbaye de Boquen, paroisse de Plénée-Jugon, diocèse de Saint- Brieuc. Jacques de Duras fut abbé, de 1723 à 1757.
(2) L'abbaye de Saint-Gildas de Rhuys, située dans une presqu'île de la côte de Vannes, nommée Rhuys, et dans la paroisse de Saint- Goustan, eut, vers 1140, Abéiard pour abbé. Jean-Joseph de Villeneuve fut nommé au mois de mars 1735 ; il mourut en 1772. A cette époque, la mense abbatiale fut réunie à l'évêché de Vannes, sous l'épiscopat de M. Bertin,
(3) Abbaye de la Vieuxville, près de Dol. Nommé abbé en 1726, Jean-Louis de Vaudurand fut placé sur le siège de Léon en 1745.
(4) Abbaye de Saint-Jacques de Montfort, diocèse de Rennes, près de Montfort-sur-Meu. M. de Champlays, nommé au mois de mars 1725, devint chanoine de la collégiale de Guérande et posséda son abbaye pendant 61 ans; il mourut en 1786.
(5) L'abbaye de Prières fut fondée, en 1252, par Jean Ier, surnommé le Roux, duc de Bretagne ; elle était située dans la paroisse de Billiers, diocèse de Vannes, et devait contenir trente religieux.
L'abbaye de Prières était la seule abbaye de Bretagne qui jouît du précieux avantage d'avoir un abbé régulier, c'est-à-dire d'être gouvernée par un religieux, abbé titulaire, dont le revenu était de 30,000 1. Il y avait un noviciat attaché à cette maison. Dom Jacques Nouel, abbé de la Charmoie, fut transféré, à l'abbaye de Prières, au mois d'août 1726. Il mourut, au collège des Bernardins, à Paris, vicaire-général de l'ordre en Bretagne, le 2 septembre 1741.
(6) L'abbaye de Blanche- Couronne, dans la paroisse de la Cha-
Messire Louis-Alexandre Marin de Kerbringat, abbé de Lanténac (*);
Messire Jacques-David de Menou, abbé de Bon- Repos (2) ;
Messire Guillaume-Marie du Breil de Pontbriand, abbé de Lanvaux (3) •,
pelle-Launay, près Savenay, diocèse de Nantes, fut supprimée peu de temps avant la Révolution et réunie au prieuré de Pirmil.
Daniel-Bertrand de Langle, né à Rennes, en 1702, fut nommé, en 1729, abbé de Blanche-Couronne, puis pourvu du doyenné de l'église de Nantes, ensuite élevé à l'épiscopat et sacré évêque de Saint- Papoul en 1789.
(1) L'abbaye de Lanténac dans la paroisse de La Chèze, diocèse de Saint-Brieuc. Louis-Alexandre-Marin de Kerbringat, chanoine de Quimper, fut nommé au mois de septembre 1731, et posséda l'abbaye pendant cinquante-cinq ans.
(2) L'abbaye de Bon-Repos, située dans la paroisse de Laniscat, diocèse de Quimper, avait été fondée, en 1184, par Allain III, vicomte de Rohan. Jacques-David de Menou , vicaire-général de Nantes, fut pourvu au mois de juillet 1734, et conserva ce bénéfice jusqu'au 28 septembre 1760, date de sa mort.
(3) L'abbaye de Lanvaux, fondée en 1138, dans la paroisse de Grand -Champ, diocèse de Vannes, ne donnait à son abbé que 1,200 1. de revenu.
L'abbé de Pontbriand était un des hommes les plus remarquables des Etats. Avant d'être abbé de Lanvaux, il avait été chanoine et grand-chantre de la cathédrale de Rennes; c'était un homme d'affaires consommé et un érudit. On a de lui, un poèmo, sur l'abus de la poésie, couronné aux Jeux floraux en 1722; un sermon sur le sacre du Roi ; un essai de grammaire française et le projet d'une histoire de Bretagne (Rennes, 1754, in-folio). Comme membre de la Commission intermédiaire, il prit une part très-active à l'administration de la province, et on lui doit plusieurs traités estimés, sur les devoirs, sur les fouages, sur l'ordre de l'Eglise. 11 avait même projeté d'écrire un ouvrage sur l'administration générale des Etats, mais il n'en publia que quelques chapitres. De ses deux frères : l'un, René-François, fut abbé de Saint-Marien d'Auxerre, et l'un des plus zélés promoteurs de l'œuvre des Petits Savoyards ; l'autre, Henri-Marie, mourut à Montréal, en 1760, évêque de Québec depuis 1741.