I. PRÉPARATION DES ÉTHERS CARBONIQUES SYMÉTRIQUES DES PHÉNOLS
La préparation des carbonates neutres phénoliques
OR REA ; COR a fait l'objet de nombreuses recherches depuis
le travail de Kempf', qui, le premier, a obtenu le
carbonate de phénvle co QC We Un certain nombre
NOCS H:
de ces éthers sont connus et sont même devenus des médicaments préparés par l’industrie, tel le carbonate (4) (2) é OC H OCT de gaïacol COS ô KOCS H OCHE
dont MM. Béhal et
ReMpENocrCut
RS Die
Choay' ont étudié la fabrication. Les carbonates des phénols monoatomiques doivent être préparés en faisant passer un courant de COCP dans une solution assez concentrée (60 à 70 °/,) de phénate de soude : procédé bien préférable à celui qui consistait à faire réagir COCF.sur le phénol en tube scellé, Nous nous sommes rendu compte, M. Barral et moi, que ce procédé donne de bien meilleurs rendements et des produits plus purs que ceux obtenus par l’ancienne méthode, qui consistait à faire passer un courant de COCP dans une solution hydroalcoolique de phénate de soude, car dans ces conditions il se faisait du carbonale mixte alcoolique-phénolique, ce qui diminuait la quantité de carbonate symétrique formé. Je décrirai en outre, plus loin, comment les alcoolates alcalins décomposent les carbonates diphénoliques; il est donc indispensable, dans la préparation de ces derniers, d'éviter l'emploi de l'alcool comme dissolvant.
J'ai obtenu, soit par décomposition des chlorocarbonates phénoliques, soit par action directe de COCF sur une solution aqueuse concentrée à 6o ou 70 °/, de phénate de sodium, un certain nombre de carbonates neutres, parmi lesquels ceux d'orthocrésol, métacrésol, eugénol, ortho et paramonochlorophénols, naphtols a et 8 n'avaient jamais été décrits.
Ces éthers ont été purifiés facilement par lavage à la lessive de soude qui décompose la petite quantité de chlorocarbonate qui a pu se former, puis par cristalli-
sation dans un dissolvant organique. Ils sont {ous assez
1 Béhal et Choay, loc. cul.
No
peu solubles à froid dans l'alcool et dans l'éther de pétrole et plus solubles à chaud dans ces liquides; ils se déposent, par refroidissement, de ces solutions faites à chaud, sous forme de petits cristaux incolores, très solubles dans l’éther, le chloroforme, le benzène, l'acide acétique, la pyridinée, etc. On peut encore les purifier par distillation, sauf pour les carbonates des naphtols « et £ peu stables, car ils distillent très bien dans le vide et même à la pression ordinaire : ils donnent ainsi des liquides incolores à odeur très aromatique, qui cristallisent par refroidissement.
OCEE Rue de phényle Co EG Le point de fusion de ce corps semblait n'être pas encore bien fixe. car d'apres Kemph etes d'après #Hentscheleet"Echenroth® 1 "esttam78 et A. Richter‘ dit avoir obtenu un tel éther fusible à 88°. J'ai pris le point de fusion d'un grand nombre d'échantillons de cet éther, je l'ai toujours trouvé compris entré 7705 et 7805.
J'ai préparé du carbonate de phényle très pur, par décomposilion sous l’action de l’eau chaude du chlorocarbonate de phényle pur, puis par cristallisation dans
le benzène répétée jusqu’à obtention d’un produit à
LKempi JocAcut
? Hentschel, loc, cit.
$ Echenroth, Deutsch. Chem. Ges., 1890, t. XXII, p. 693. # A, Richter, loc. cit.
point de fusion invariable. Cet échantillon a donné à
l'analyse les résultats suivants :
N'ES RE Re Aa er Ve
AGIeCarhonique ee. 0 o#g210
RE MU à LA, LOMIATO Soit en centièmes :
IDC PERTE ; Fe We
Calculé pour C Hi OS. ee
J’ai trouvé comme point de fusion pour ce corps 5801.
Le carbonate de phényle cristallise de ses solutions alcooliques ou éthérées en petites aiguilles blanches. J'ai réussi, en abandonnant à une évaporation lente du carbonate de phényle dissous dans un mélange d'alcool et d’éther, ou dans le chloroforme, à obtenir des cristaux assez gros. Ce carbonate se présente ainsi sous la forme de lamelles très aplaties et appartenant au Système orthorhombique; j'en ai fait moi-même l'étude cristallographique.
L'évaporation lente des dissolutions de carbonate de phényle très pur dans un mélange d'alcool et d'éther absolus à volumes égaux permet d’obtenir des cristaux incolores, bien transparents, très nets et bien étudiables. La cristallisation effectuée dans le chloroforme ou la pyridine donne des lamelles plus grandes, mais moins
bonnes pour | étude cristallographique.
PROPRIÉTÉS CRISTALLOGRAPHIQUES
Les cristaux étudiés sont en lamelles allongées et
très aplaties, ayant environ 2 à 3 de long, sur 4
Système cristallin : orthorhombique. po
Paramètres des axes : a — 1,569, b=1, c— 0,806.
Faces constatées :
Zones principales
Aplalissement :
nt